Halteaufake

« Qu’est-ce que la vérité ? » disait Pilate. Il y a 2000 ans, on se posait déjà la question, mais que dire maintenant avec Facebook ?
À la base, il y a une méfiance et un rejet pour tout ce qui est officiel, on a ses informations personnelles qui satisfont nos fantasmes, mais au final, on ne sait plus très bien ou on en est.
Pour ma part, j’ai confiance dans la presse écrite traditionnelle : Le Monde, Libération, le Figaro, La Croix, l’express, Le nouvel Obs…tout simplement parce qu’ils ne peuvent se le permettre, la concurrence attendant le moindre faux pas de l’autre pour pouvoir le dénoncer et lui voler des parts de marché. Ces médias possèdent bien entendu des sites et sont heureusement diffusés sur Facebook.
À côté, une multitude de news plus ou moins douteuse pullulent sur Facebook. Les Russes sont souvent montrés du doigt, il faut dire que le pays des « protocoles des sages de sion » à l’origine du complot juif mondial a du métier en matière de Fake.
À côté des sites dont tout le monde sait qu’ils sont faux, mais qui prétendent détenir de vraies informations (les moutons rebelles, nouvel ordre mondial, Spoutnik…), on trouve des sites satiriques qui revendiquent l’absence de vérité des informations qu’ils diffusent ( Le Gorafi, Nordpresse…).
Face à cette multitude d’informations, les comportements sont divers. Alors que certains, perdus, ne pensent pas à regarder l’origine des posts, d’autres privilégient les posts qui correspondent à ce qu’ils ont envie de penser en se gardant bien d’insister sur l’origine de la source.
Et puis, on trouve enfin les bricoleurs de fakes car en définitive, tout le monde tente d’influencer tout le monde sur Facebook. La semaine dernière, au sujet de la controverse sur la couverture du magazine M du monde, une personne indignée avait cru bon de diffuser un montage faisant apparaître Hitler à côté de Macron, laissant à penser que Le Monde assimilait Macron à Hitler, ce qui est heureusement faux même si on peut soupçonner le magazine d’avoir été un poil racoleur sur ce coup-là. Parmi les mille et une façons de bricoler un fake, il y a aussi la possibilité de diffuser une info tout ce qu’il y a de plus vraie, mais qui date de plusieurs mois, apparaissant ainsi comme un scoop.
Cette histoire de fake et la relativité du phénomène m’intéressent beaucoup. Aussi, pour celles et ceux qui se sentiraient perdus, j’ai créé un groupe Facebook « Halteaufake » permettant de les aider à dissocier le vrai du faux.
Quelques principes de base :
– Regarder la source en bas à gauche pour savoir s’il s’agit d’un média connu ;
– Cliquer pour voir si c’est un vrai lien ;
– Regarder la date du poste.
À très vite
Edouard

2 réflexions sur “Halteaufake

  1. Pierre 4 janvier 2019 / 16 h 17 min

    Je trouve que tu dédouanes vite le Monde (le Monde Magazine pour être précis) : si l’on peut juger que la rédaction en chef a fait preuve d’inconséquence coupable en laissant passer une Une pareille, la responsabilité et les intentions du directeur artistique, qui a plagié une affiche représentant Hitler, pose franchement question. Au pire il vise à une assimilation directe ou inconsciente au Führer, au mieux il utilise des codes déjà éprouvés dans un tout autre contexte pour représenter les mêmes rapports au peuple et au pouvoir. Dans les deux cas c’est abject et j’attends encore l’annonce de son licenciement, mais non, rien…
    http://imagesociale.fr/6975

    J'aime

  2. Doud 4 janvier 2019 / 17 h 07 min

    J’ai toujours tendance à accorder le bénéfice du doute mais c’est vrai qu’en l’occurrence, il faut vraiment le vouloir.

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s