La veille de presque tout

L’Espagnol Victor Del Arbol aura 50 ans en 2018.
Il a déjà plusieurs romans noirs à son actif. D’après les connaisseurs, celui-ci ne serait pas son meilleur.
Qualifié de roman choral, il est en tout cas déroutant pour le lecteur non initié.

L’inspecteur Ibarra a tué un assassin d’enfant. Il ne s’en remet pas.
Il est appelé à l’hôpital où une jeune femme gravement blessée demande son intervention.
Cette jeune femme prétend s’appeler Paola.

Peu à peu se met en place un chassé-croisé entre différentes régions d’Espagne. De nombreux personnages
blessés par la vie vont se rencontrer. Pendant la première partie du livre, le lecteur que je suis a eu de la peine
à s’y retrouver dans une chronologie chahutée.

De Málaga à Punta Caliente en passant par Buenos Aires, de l’Espagne franquiste à la dictature argentine, l’auteur
creuse peu à peu dans le passé et dévoile petit à petit les actes de chacun des protagonistes.
L’ambiance, à la fois mélancolique et pesante, accentue toutes ces souffrances et donne vie à ces morts si présents.
Un roman dense, fouillé, émouvant et d’une profonde noirceur dans lequel l’auteur aborde différents thèmes tels que
l’amour, le remords, la filiation, la vengeance, la vie et la mort, mais aussi le poids du passé que chacun porte en soi.
Même l’autisme d’un personnage donnera à la fin de l’ouvrage une clef de lecture supplémentaire.

Amitiés déroutées,

Guy

Victor Del Arbol – Actes Sud – 320 p.

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