Les derniers Jedi

Alors que les rebelles continuent à se rebeller contre « le premier ordre » (ex « empire ») dirigé par un Sith et par Ben Solo alias Kylo Ren, fils de Leia Skywalker et de Han Solo et petit fils de Dark Vador ; Rey tente d’apprivoiser le jedi Luke Skywalker (frère de Leia) qui a décidé de se retirer du monde.

Tout ça ne serait-il finalement qu’une histoire de famille ? À un moment, Kylo Ren dit à Rey « tu n’as rien à faire dans cette histoire ». Effectivement, Rey est le grain de sable qui vient perturber le rituel générationnel. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? D’où détient-elle ses pouvoirs ? Rey est la première à se poser ces questions. Le bref enseignement délivré par Luke semble mettre fin à l’origine génétique de la Force. La force est ce qui relie toutes choses et chacun semble pouvoir sentir sa présence. On se rapproche donc bien du « QI » de la tradition japonaise. Pourquoi certaines personnes semblent elles mieux dotées que d’autres pour se l’approprier ? Cela reste un mystère. D’ailleurs, la Force des Jedi et des Sith semble en définitive assez modeste comparée aux pouvoirs de Rey qui déplace les rochers sans avoir reçu de formation particulière et sans trop d’efforts alors que le jeune Luke éprouvait dans « un nouvel espoir », de grandes difficultés pour déplacer un sabre laser sur quelques centimètres.

Alors que dans le précédent opus, était présentée une jeune génération animée par le désire de reproduire les exploits des anciens, on sent cette fois-ci une certaine lassitude devant le renouvellement d’un cycle inexorable dont ils seraient prisonniers. Luke a pris la place d’Obi-Wan que Rey vient sortir de l’ombre tout comme Luke le faisait en son temps. Kylo Ren et Rey forment un étrange duo et semblent tous deux chercher à comprendre ce qui distingue le côté lumineux du côté obscur en ayant plus ou moins conscience que la frontière est finalement bien perméable.

J’ai été très surpris par la construction du scénario (un peu décousu je trouve) avec beaucoup de trous pour les esprits rationnels. Contrairement aux récits très structurés des précédents épisodes, on nous présente cette fois-ci un patchwork impressionniste que l’on regarde un peu comme un vieil album de photos sans chercher de fil conducteur particulier. J’ai beaucoup pensé aux « gardiens de la galaxie », car c’est finalement cette apparence d’opéra interstellaire qui prédomine.

Où ira-t-on avec l’épisode IX ? Difficile à prévoir. Kylo Ren est toujours là pour les méchants. Leia, Rey, Finn et toute la clique des sympathiques personnages secondaires (Chewbaka, C3-PO, R2D2, BB8) peuvent encore représenter les gentils. Mais le cycle traditionnel semble définitivement rompu. On nous promet donc un nouvel âge dans lequel les enfants esclaves que l’on voit jouer dans la dernière scène avec les figurines de leurs héros favoris auront peut être un rôle.

Édouard

Rogue one

Une vingtaine d’années après qu’Anakin Skywalker, le futur Darkvador,  ait été ramassé par l’Empereur, à demi mort au bord d’un torrent de lave et un peu avant que le monde entier découvre l’existence de Luke Skywalker dans le premier épisode de la saga sorti en 1977, les rebelles réussissent à s’emparer des plans de l’étoile de la mort.

Si ce premier paragraphe vous donne mal à la tête, c’est que vous n’êtes probablement pas un fan. Ceux-ci existent, paraît-il, dans la galaxie. Pour ma part, je suis beaucoup plus que fan. Étant né quelques mois avant la sortie du premier opus, je peux dire que StarWars, c’est toute ma vie. Dès lors, il me semblerait inimaginable d’ignorer les aléas de la Saga, au même titre que ceux de ma propre famille.

Je ne vais tout de même pas jusqu’à collectionner les produits dérivés, tout juste ai-je une fève « Yoda » posée sur mon ordi au boulot, gagnée lors d’une galette des Rois il y a quelques années. L’interférence avec la fête chrétienne en dit long sur la place qu’a prise la Saga dans notre univers culturel. StarWars, c’est la mythologie du XXIe siècle. Les Iphigénie, Pénélope, Ulysse, Patrocle, Hercule et Achille des Greco-Romains se nomment aujourd’hui Leia, Luke, Anakin, Han, Chewbacca et R2D2, mais leurs préoccupations sont proches.

« La Force » reste l’élément central de la série. On ne sait pas exactement ce qu’elle est, on ne la voit que par sa manifestation, par le biais de ceux qui en font usage. D’où vient le pouvoir et qui détient la violence légitime aurait on dit en d’autres temps ?

La question de l’origine de La Force ne se posait pas vraiment dans les 6 1ers épisodes qui racontaient l’histoire d’une famille, les Skywalker, chez laquelle La Force était très présente. On aurait pu se demander comment La Force était venue aux autres Jedi (Yoda, Obi-Wan et cie), mais aucune info ne nous est donnée à ce sujet.

L’épisode 7 ouvre une brèche possible avec le personnage de Rey qui en est doté, mais dont on ne connaît pas les origines. Toutefois, dans le même épisode, le fils de Leia et Hann Solo reproche à son père dépourvu de Force d’être la cause d’une puissance diminuée qui coulerait dans ses veines, semblant ainsi accréditer la thèse du « tout génétique ».

Je m’attendais, comme beaucoup de fans à en savoir plus avec « Rogue One ». On restera sur notre faim. Les héros qui volent les plans de l’étoile de la mort pourraient bien être les parents de Rey, mais aucune certitude ne nous est donnée. D’ailleurs, ces héros ne semblent pas pouvoir faire usage de La Force et pas non plus aptes à la transmettre à leur descendance.

Et si la Force n’avait rien de génétique, si beaucoup la portaient en eux et n’en faisaient pas usage faute de la connaître ? Et si la Force, comme tout don, se composait d’un acquis et d’un inné, qu’il serait impossible de vraiment maîtriser sans travail ? Ce serait vraiment bien sauf qu’à trop vulgariser La Force, on finirait par la tuer, elle deviendrait un produit de consommation qui n’aurait plus aucun charme ? Je sais plus ce que je souhaite. Je me contenterai donc de dire « The Force be with you ? » aux scénaristes du prochain opus.

Édouard

Le réveil de la Force

Une génération est passée depuis l’épisode 6. Un tyran masqué construit une arme diabolique permettant de détruire une planète entière d’un seul tir tandis que les rebelles continuent péniblement à essayer de se faire une place. Le tyran va toutefois voir ses plans déjoués par un jeune héros sorti de nulle part.

Le n°7 ne serait donc qu’un pale copier/coller de « la guerre des étoiles » avec un Dark Vador remplacé par une très mauvaise copie, une « étoile de la mort » sans doute encore plus redoutable que la précédente, mais qui reste une « étoile de la mort » et un Luke Skywalker remplacé par une jeune pilleuse d’épaves prénommée Rey qui est certes une fille, mais n’en découvre pas moins ses pouvoirs extraordinaires et joue du sabre laser comme Yvette Horner joue de l’accordéon, sans jamais n’avoir pris aucun cours ?

Que les fans se rassurent, il y a en fait une nouvelle dimension : Dark Vador, Luke, Leia et Han Solo sont devenus des mythes pour la jeune génération qui essaie de les copier en attendant de construire sa propre histoire. C’est aussi un clin d’œil à toute une génération, bien terrestre cette fois-ci, qui aura attendu 32 ans pour revoir Han Solo, Chewbacca, Luke et Leia et 10 ans pour revoir R2-D2 et C3-PO. Pourtant, les temps changent imperceptiblement.

Revenons au titre : « le réveil de la Force ». Qu’est-ce qui fait que la Force se réveille ? Elle semble en effet bien faible. Leia porte dans ses gènes la Force de son père, mais n’en fait pas usage et Luke, le dernier Jedi, est introuvable. La Force semble plus visible du côté des Siths et le nouveau Dark Vador, qui n’est pas dépourvu de Force, est manipulé par un empereur Sith géant et fantomatique. La Force côté Jedi revient cependant en Rey. Pourquoi ? On ne sait pas et d’ailleurs, elle ne semble pas bien comprendre ce qui lui arrive.

Beaucoup de fans de la saga avaient critiqué l’explication scientifique donnée à la Force dans l’épisode 1 qui, en la réduisant à un particularisme génétique, risquait de lui faire perdre tout son mystère. L’opus 7 tord visiblement le cou au « tout génétique », à moins que nous découvrions dans les épisodes 8 et 9 actuellement en préparation que Rey est en fait la fille de Luke Skywalker. Si c’est le cas, je veux juste dire à George Lucas qu’il ferait bien de trouver autre chose.

Ici, la Force semble se présenter comme une entité autonome, poursuivant son propre dessein et ayant « choisi » Rey pour une raison qui nous échappe encore. La scène la plus géniale à mon sens et qui veut tout dire sur ce mystère retrouvé de la Force est celle du combat entre le nouveau Dark Vador et Rey et l’utilisation qui est alors faite de la Force pour récupérer le sabre laser tombé à terre.

Bon, j’ai essayé de ne pas trop spoiler et je pense que sur ce coup-là, la Force était avec moi. Bon film à tous.

Edouard

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Lucy

Scarlett Johansson fait du yoyo. Après avoir campé un personnage vide de toute sensibilité dans « under the skin », réduit à une simple enveloppe charnelle mue par quelques réflexes conditionnés, la voilà plongée dans l’hyper conscience.

Difficile d’être surpris avec le réalisateur qui traduit inlassablement en scènes hyper expressives, nos fantasmes du moment. Nous n’utiliserions que 10% de nos capacités intellectuelles. Tout le monde a entendu cette phrase associée à un pourcentage très variable. Cette idée reçue, contestée par la communauté scientifique, n’en reste pas moins tenace et prête à toutes les élucubrations.

Heureusement, nous avons Luc Besson qui, en mettant en images ce que pourrait être un cerveau élevé à des capacités optimales, nous fait prendre conscience que cette idée reçue est bien de la science-fiction. Lucy surfe sur la vague de Nikita et de l’héroïne du cinquième élément pour ses côtés sexy et athlétiques, ici dotée accidentellement de « super pouvoirs » prenant la forme d’une bombe à retardement. Les scènes de combats, explosions en tous genres et poursuites en voiture sont bien là. L’humour aussi : j’ai beaucoup aimé les doutes exprimés par le flic français concernant l’utilité de sa place dans le scénario. Il est vrai que cela aurait été pas mal d’avoir un personnage masculin un peu consistant et on cherche en vain un Bruce Willis ou un Jean Réno.

S’il n’y avait eu que ça, j’aurais pu me dire « bon ben voilà, c’est un Besson, je me suis bien amusé », si les capacités intellectuelles supérieures n’avaient été qu’un prétexte à… j’aurais été moins regardant. Mais là, il met au cœur de son scénario une théorie qui apparaît comme une accumulation d’ingrédients peu digestes. Les affrontements de Scarlett avec la mafia coréenne sont couplés d’images tirées de reportages accompagnés d’une voix off doctrinale censée appuyer les thèses du réalisateur. Qu’est ce que pourraient bien être ces capacités supérieures ? Une hyper acuité sensorielle ? Une capacité à lire dans les pensées des autres ? Des pouvoirs de télétransportation ? La maîtrise du temps ? Pouvoir taquiner les dinosaures ? Lucy passe par tous ces stades, superhéroïne de type accidentel comme Hulk et Spiderman, son affaire se termine par une pirouette méditative de type mindfullness.

Au final, je reste sur ma faim. Si tout va de plus en plus vite aujourd’hui dans une Terre devenue village, Lucy incarne l’évolution psychique humaine filmée en accéléré. Dans « le cinquième élément », l’amour était avancé comme étant le seul capable d’assurer l’équilibre de l’humanité. Un message pas vraiment original, mais qui avait au moins le mérite de rassurer et qui n’apparaissait qu’en toile de fond d’un univers futuriste peuplé d’extra terrestres et de costumes de Jean-Paul Gautier. Dans « Lucy », le réalisateur semble nous dire que le but ultime de l’humanité est de retourner au néant dont elle est issue. « Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où aller », disait Sénèque. Besson n’apporte pas vraiment de réponse à notre Monde en quête de sens. On la trouvera sans lui.

Edouard

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Snowpiercer

2031 : l’humanité, ou plutôt ce qu’il en reste, est embarquée depuis 17 ans dans un train fou condamné à tourner autour du globe à une vitesse vertigineuse pour ne pas être saisi par le froid intense qui règne sur la planète.

Scénario innovent ? Mouais, on peut aussi voir ça comme une version modernisée du déluge : récit que l’on retrouve déjà 2000 ans av JC dans l’épopée de Gilgamesh. Les inquiétudes de l’humanité et la peur de l’extinction ne datent pas d’hier.

Ici, point d’animaux ou alors, seulement des animaux décoratifs, c’est bien « l’humanité » qui est menacée et non le vivant dans son ensemble. La « fin du Monde », c’est « la fin de l’humain ».

Le Utnaphistim/Noé est ici un industriel fêlé et génial, inventeur du train/arche : un monstre paternaliste. Le cataclysme n’est pas le fruit de la colère des dieux/de Dieu, mais est le résultat de tentatives hasardeuses des hommes pour contrer le réchauffement climatique.

Le scénario fait ensuite un grand bond dans le temps pour ce stabiliser dans les années 73-71 av JC, celles de Spartacus. Le train est une mini société avec les dominants dans les wagons de tête et les opprimés dans les derniers wagons (on pense beaucoup à « Metropolis » et « Soleil vert ») : la colère gronde et la mutinerie menace. Belles scènes de révoltes, mais un peu trop violentes parfois je trouve. Certes, c’est sans doute très courageux de se laisser broyer le bras dans un engrenage pour l’arrêter, mais cela aurait été aussi efficace et moins douloureux d’y glisser un objet non organique.

Les champions du calcul mental auront fait la soustraction en lisant la première phrase de cette critique : 2031-17=2014. Ouf, le grand coup de froid et le train ne seront probablement pas pour l’année prochaine.

Le train, non, mais l’humanité embarquée dans une course folle… Pourra-t-on toujours produire plus et consommer plus dans un Monde toujours plus peuplé, un Monde qui rétrécit et dont les ressources s’épuisent ? Pourra-t-on toujours travailler plus pour gagner plus ? Non, peut être pas, les économistes commencent à avoir des doutes. Arrêter le train ? Pour faire quoi ? Et d’ailleurs, comment l’arrêter ? Alors, pour nous rassurer, il ne nous reste plus que le « jusqu’ici, tout va bien ». Je ne veux pas être trop alarmiste, peut être trouvera-t-on les moyens pour que le train continue éternellement à avancer, mais il est possible qu’il déraille aussi : c’est la grande question du XXIe siècle. Une affaire à suivre.

Edouard

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IronMan II

Je n’avais pas aimé le I. Ne me demandez pas pourquoi je suis allé voir le II. Difficile à expliquer. Peut-être qu’il y avait quelque chose que j’avais espéré percevoir dans le premier opus. Ce quelque chose, on le retrouve dans les premières minutes. L’apparition d’Anthony Stark se faisant retirer son armure sur scène accompagné de « Starkettes » et devant un public en délire est assez géniale. Le concept de base est intéressant : Anthony Stark n’est pas une sorte de Largo Winch le jour et Iron Man la nuit, mais il est Iron Man et Largo Winch de jour comme de nuit. Comment arrive-t-il à gérer cette double identité permanente ? La réponse est « très mal ». Ce concept est malheureusement noyé sous un flot confus qui fait rapidement ressembler le film à une parodie de Bioman qui fera rire au 14e degré les trentenaires nostalgiques de la grande période du club Dorothée et des Musclés.

Difficile de raconter l’histoire tant le scénario est un grand n’importe quoi. Anthony Stark, plus golden boy que superhéros, héritier d’un groupe industriel d’armement, se bat avec l’armée américaine qui veut acheter son armure magique. Au même moment, au fin fond de la Sibérie, un vieillard meurt après avoir donné à son fils (Mickey Rourke) ses dernières recommandations. On ne sait trop pourquoi, Mickey (qui n’a pas vraiment le physique slave) décide de se construire une armure magique bien à lui et d’aller tuer Anthony Stark. On le retrouve sur la piste du grand Prix de Monaco, déguisé en très très méchant. Va alors s’engager une poursuite mettant en scène d’un côté le Russe et le concurrent de Stark et de l’autre Iron Man, accompagné de sa fidèle Peper (le seul personnage bien) et d’une femme « couteau suisse » tombée du ciel: Scarlett Johansson qui surjoue affreusement (peut être est ce du second degré, mais on a du mal à savoir…).

Bref, c’est un grand gloubi-boulga sans queue ni tête, à regarder à la rigueur quand il passera dans un an sur canal+ ou dans deux ans sur M6.

Un point positif quand même, la bande son même si à mon goût le volume est beaucoup trop fort : de « London Calling » à « Highway to hell » en passant par « Another one bites the dust », les grands classiques du rock sont là.

Edouard

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Avatar

James Cameron, le pape de la mégaproduction nord-américaine a encore frappé.

L’intrigue se déroule dans un futur proche, une nouvelle ère de l’histoire de l’humanité qu’on pourrait appeler « la conquête de l’univers ».
Quelques terriens sont partis peupler une nouvelle planète : Pandora. Ils n’osent cependant pas s’aventurer à l’intérieur des terres où les Na’vis, êtres bleus d’environ trois mètres de haut qui, physiquement, tiennent autant de l’humain que du chat ou de l’antilope, vivent en symbiose avec une nature luxuriante et souvent effrayante.
Pour s’introduire dans cet univers, les terriens envoient en éclaireurs des êtres hybrides animés à distance par des humains enfermés dans des caissons : les Avatars.
Jake Sully, un ex-marine qui a perdu l’usage de ses jambes et fraîchement débarqué sur Pandora, se porte volontaire pour diriger un Avatar.

Avatar, c’est tout d’abord une réussite technique : des paysages, des animaux et des personnages de synthèse d’une beauté époustouflante (et encore, je n’ai pas vu le film en 3D) qui inaugurent ce que sera le cinéma des années 2010.

Mais ce serait une erreur de réduire la réussite d’Avatar à une prouesse technique. Au début, on a l’impression d’être en terrain connu et l’on tente en vain de faire l’inventaire de toutes les productions hollywoodiennes auxquelles on peut raccrocher l’intrigue. Les références vont en effet de « Star Wars » à « Rambo » en passant par « Danse avec les loups », sans oublier « 1492 », tant cette histoire nous fait penser à la conquête de l’Amérique par les Européens. Pour couronner le tout, James Cameron redonne du service à cette vieille copine de Sigourney Weaver qu’on est bien content de revoir et qui a un rôle assez proche de celui qu’elle avait dans « Gorilles dans la brume ».

Et puis, imperceptiblement, on a le sentiment d’autre chose. Cela est peut-être dû aux paysages qui semblent sortis d’un album du dessinateur français Moebius, mais c’est surtout à la philosophie de la nature du Japonais Miyasaki que l’on pense.

C’est aussi dans la mythologie grecque que l’on trouvera une explication. En effet, ce n’est sans doute pas un hasard si le réalisateur a appelé sa planète: Pandora. Tout comme les maux de la boîte de Pandore s’abattent sur l’humanité, la brutalité aveugle des humains s’abat sur les Na’vis. Cameron n’a cependant pas oublié ses classiques et se souvient qu’au fond de la boîte, réside l’espoir.
L’espoir, c’est ce qui fait toute la beauté de ce film écologique. Avatar ne délivre pas en effet un message alarmiste comme ont pu le faire certains documentaires comme « home ».
Son titre aurait pu être « hope ».
Edouard

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