La rentrée « jet d’encre »

Je ne sais pas pourquoi, je sens que j’ai été bien inspiré en rebaptisant mon blog l’année dernière. Tout le monde sait aujourd’hui qui était le général Lee historique et de moins en moins de personnes se souviennent de la voiture des frères Duke.

Comme expliqué dans un précédent post, la découverte de Google Analytics m’a non seulement permis de retrouver une visibilité sur les articles consultés, mais m’a aussi permis de faire la part des choses entre les simples clics et les vraies lectures.

Il m’a permis de voir aussi d’autres activités sur le Blog dont je ne soupçonnais pas l’existence. Ainsi, j’ai eu la surprise de voir que la rubrique « histoire d’un blog » était lue, ce qui m’a incité à la toiletter un peu.  Je continuerai bien entendu à l’entretenir . J’ai vu qu’il y avait beaucoup de nouveaux arrivants sur le blog et qu’il fallait que je fasse un effort pour le rendre lisible.

J’ai vu aussi avec émotion que des visiteurs avaient entré le mot « Georges » dans le moteur de recherche en haut à droite. C’est vrai que je l’ai beaucoup délaissé ces derniers temps, le pauvre. Ces aventures étaient noyées dans les différentes rubriques. Pour ceux qui voudraient retrouver ses aventures et ceux qui voudraient les découvrir. J’ai créé une page juste au-dessus de « blog à part » (ex « histoire d’un blog ») intitulé « du côté de chez Georges » qui permet d’y accéder plus facilement.

J’ai réalisé que la dichotomie entre « coin de l’auteur »et « coin du critique » était un peu compliquée et largement faussée par le fait qu’il y avait beaucoup de critiques de livres dans le « coin de l’auteur ». Il devient « Raconter l’humain, l’espace et le temps » : l’objectif poursuivi par les différentes sous-rubriques.

« Le coin du critique » est maintenant bien séparé entre « Livres » et « ciné critiques ».

Cela faisait longtemps que je souhaitais que « jet d’encre » soit aussi pour le visiteur une petite bibliothèque dans laquelle il pouvait trouver des idées de lecture. Le fait que les critiques de livres soient noyées tout au fond d’un menu déroulant n’aidait pas le visiteur à trouver son bonheur et même à savoir qu’il pouvait le trouver. L’arborescence des livres sur la colonne de droite est maintenant bien visible.

Les critiques de cinéma sont toujours accessibles par un menu déroulant. Dans la mesure où cette rubrique n’est quasiment plus nourrie, je la fais discrète en attendant de trouver un contributeur (une contributrice) qui voudra bien reprendre le bébé. Moi, ça me prend trop de temps de faire en plus le ciné. Avant, je ne sais pas où je trouvais le temps.

Certains aventuriers découvriront peut-être qu’en allant tout au fond des critiques de ciné, on retrouve aussi les livres. Pour être franc, je n’ai pas encore trouvé le moyen de les faire disparaître sans affecter l’arborescence des livres placée au-dessus. Je cherche…si quelqu’un sait comment je peux faire, je suis preneur.

Edou@rd

Visa pour Shanghai

Le cadavre d’un homme criblé de coups de hache est retrouvé dans un parc à Shanghai. Au même moment, l’inspecteur Chen doit accueillir une policière américaine venue chercher et protéger l’épouse d’un homme vivant aux États-Unis amené à témoigner en justice contre une Triade.

Pour ce qui concerne la construction de l’intrigue, il n’y a pas photo avec « mort d’une héroïne rouge ». Rebondissements, enquêtes croisées, action… tous les ingrédients du polar à l’occidentale sont là. Xiaolong remercie de nombreux amis et son éditeur. Son humilité l’honore de prime abord. Il a écouté les conseils et c’est très bien. Voilà un écrivain qui ne nous fait pas croire qu’il est sorti tout casqué de la cuisse de Jupiter.

Sur le fond, un gros doute tout de même concernant l’usage du téléphone portable en 1991. En France, il ne me semble pas qu’il ait été utilisé à grande échelle avant les années 95-96 (je me souviens d’avoir envoyé un message sur un Tatoo en 96). C’est très possible qu’il ait été utilisé pus tôt aux États-Unis et encore plus tôt par la police…mais en Chine ! Enfin, je ne sais pas, toujours est-il que cette histoire de portable m’a perturbé. C’est là que je vois que je vieillis. Pour les lecteurs nés dans les années 90 ; le téléphone portable a toujours existé et ils ne voient pas où est le problème.

Sinon, comme dans le premier opus, on parle beaucoup de bouffe. Il y a de la poésie aussi, toujours beaucoup de citations, mais moins. C’est pas trop mon truc la poésie, mais bon, passons. Par contre, il n’y a plus une pointe d’érotisme, on est dans la guimauve dégoulinante et pour le moins écœurante. L’éditeur a peut-être pensé que le lectorat, généralement constitué de femmes jeunes, devait apprécier des niaiseries du genre « leurs mains se frôlèrent et ils échangèrent un regard furtifs. Elle lui sourit ». Donc, exit les descriptions limite hard de « mort d’une héroïne rouge ».

Le poids du politique passe ici au second plan, derrière les Triades et les scènes d’action. C’est un peu dommage. Le secrétaire du parti Li apparaît de plus en plus comme un vieux gâteux. Quelques années plus tard, le communisme commencera à rentrer dans le folklore, on trouvera des petits livres rouges sur les étals des marchés aux puces, coincés entre une poupée Barbie débraillée et un petit chat en porcelaine qui lève la patte.

Finalement, Xiaolong est comme la Chine d’aujourd’hui. Avec l’appropriation des canons occidentaux, c’est aussi une certaine naïveté et une certaine fraîcheur pour le moins attachantes qui s’en vont. Espérons qu’il ne finira pas par vendre son âme aux Yankees et qu’il restera toujours un chinois, certes d’outre-mer (« le chinois d’outre-mer » est le surnom d’un personnage récurant de la série), mais un Chinois tout de même.

Édouard

Points

2004

Une illusion Facebook

Sur Facebook, nombreuses sont les personnes qui publient leur production littéraire et artistique, espérant y trouver une forme de reconnaissance.

Moi-même, j’ai pensé, certainement comme beaucoup d’autres, qu’en augmentant le nombre d’ « amis FB », j’augmenterai le nombre de lecteurs de posts publiés sur mon blog et diffusés sur FB, d’autant plus que je ne suis en mesure de maintenir la cadence de production que j’avais il y a encore deux ans.  C’est comme ça qu’en acceptant très largement les demandes d’ « amitiés » que je me suis retrouvé avec 2054 amis FB. À noter tout de même que j’ai perdu 17 « amis » en un mois, soit un ou deux qui partent à chaque fois que je m’insurge contre les fachos et les islamistes.

Assez rapidement, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas une corrélation exacte entre le nombre d’amis FB et le nombre de lecteurs pour chaque article publié sur FB. Tout de même, il y avait une correspondance qui n’était pas nulle, en témoignaient les « like », les réactions sur mon mur et un certain nombre d’échanges sympathiques avec des inconnus. Bref, avec le temps, j’ai eu tendance à imaginer FB comme le principal organe de diffusion de ma production blogueuse et que sans Marc Zuckerberg, je n’étais plus personne.

J’aurais pu en rester là longtemps, d’autant plus que mon profil administrateur sur « le monde » ne me donnait aucune indication sur l’origine des connexions. Toutefois, la semaine dernière, mon profil « administrateur » m’invitait sans équivoque à relier mon blog à Google Analytics. J’ai eu un peu de mal à trouver, mais j’ai fini par y arriver (aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de vivre sans compte GMAIL).

C’est en effet un très bel outil qui permet en particulier d’avoir une visibilité sur les articles consultés, sur l’origine informatique des connexions (connexions directes, réseaux sociaux, recherche google…), sur les supports informatiques utilisés par les visiteurs (ordinateur, tablette, téléphone portable) ainsi que sur l’origine géographique (pays, villes) des personnes connectées. Enfin, cette application permet d’avoir une visibilité en direct des connexions.

Il se trouve que j’ai eu 124 connexions hier depuis une dizaine de pays répartis sur plusieurs continents (ça ne m’arrive pas tous les jours) suite à la publication d’un article hier matin. 90 connexions étaient relatives à l’article publié. Sur ces 124 connexions, 2 seulement provenaient de FB dont une, je pense, correspondait au « like » de ma cousine Mathilde que j’embrasse à l’occasion. Rendons à Facebook ce qui appartient à Facebook.

Je précise que je n’ai pas d’action « Google » et que je n’ai rien contre Marc Zuckerberg ni contre Facebook où je continuerai à diffuser mes posts de blog.

Édouard

Religion et obscurantisme en France

Bon, au début c’est simple, il y a eu les Lumières qui ont annoncé la Révolution française et qui dit lumière, dit obscurité. L’obscurité, c’est ce que croyait tout le monde à l’époque, la religion catholique.

– Mais dis-moi, grand-père, les juifs, les musulmans…

– Les juifs, ils n’étaient pas nombreux. Les musulmans, tout le monde les avait oubliés. Il y a bien eu « les lettres persanes »,  mais ça restait une croyance lointaine, un peu magique.  Au XIXe, pour que la république s’installe, il a fallu valoriser la révolution et rien de plus efficace que de noircir l’obscurité. C’est comme ça qu’on est arrivé à la séparation de l’Église et de l’État en 1905. Au XIXe, on a aussi retrouvé les musulmans dans les colonies. On parlait surtout d’ « indigènes » à l’époque et on se préoccupait pas trop de leurs croyances. Il fallait les civiliser de toute façon. Et puis, dans les années 30, il y a eu le nazisme.

– L’idéologie nazie, c’était bien une idéologie athée ?

– Oui, mais comme  c’était des ennemis, on a un peu noyé le poisson. Pétain était catholique et le pape a eu une position un peu ambigüe alors, en chargeant la face démoniaque du petit moustachu pour faire oublier l’idéologie, ça pouvait le faire. Après la guerre, beaucoup de Français ont tourné le dos à l’Église catholique en particulier sous l’influence du communisme.

– Une idéologie athée aussi le communisme ?

– Oui, les intellectuels français les aimaient bien, ils y voyaient du vrai bon athéisme. Marx était d’ailleurs un grand admirateur de la Révolution française et de la Commune de Paris. Alors, quand Staline et Mao ont commencé leurs massacres, ils étaient gênés, ils ont préféré se voiler la face. C’est en partie sous l’influence du communisme aussi que les colonies ont pris leur indépendance. C’est comme ça que beaucoup d’indigènes des peuples libérés sont arrivés en France avec leur religion. On les a appelé « les immigrés ».

– Et leur religion, elle était obscurantiste comme celle des catholiques ?

– Euh…la France avait surtout besoin de bras à l’époque, on reconstruisait le pays. Leur religion, on n’y pensait pas. Après la guerre, la France s’est beaucoup modernisée, est devenue dépendante du pétrole et par là même, de pays producteurs musulmans. Avec la guerre froide, les Occidentaux ont fait des alliances avec des groupes musulmans radicaux pour s’opposer aux communistes qui étaient devenus nos ennemis. Ce sont ces groupes radicaux qui sont venus endoctriner les arrière-petits-enfants de nos indigènes avec l’argent du pétrole. Certains sont aujourd’hui devenu des terroristes.

– Ah, et c’est la raison pour laquelle on ne sait plus très bien dire aujourd’hui en France ce qui est obscur et ce qui ne l’est pas. Comment combattre l’obscurantisme religieux quand on ne sait pas faire la distinction entre religion et obscurantisme ?

– Ça, mon petit, c’est à ta génération de trouver la réponse. Good luck !

Édouard

Guernica

Il y a 5 ans, je m’engageais sur ce blog dans une recherche de l’identité culturelle européenne et me demandais ce qui pouvait faire le lien entre de grandes villes européennes telles que Paris, Londres, Berlin ou Barcelone. DAESH aura donné une réponse. Ce qui a fait le lien entre les Européens lors de la création de la CEE, c’était le souvenir de la Deuxième guerre mondiale. Ce sera le sentiment d’appartenance au bloc de l’ouest pendant la guerre froide pour la génération suivante. C’est aujourd’hui le terrorisme islamiste.
Plus précisément, c’est la revendication par DAESH de différents actes terroristes perpétrés sur le continent qui crée cette unité. Quand on regarde les attentats catalans, on se dit que la revendication par DAESH est le seul élément qui permet aujourd’hui d’attribuer la qualité d’ « islamistes » à ces actions.
On est loin du barbu salafiste brandissant un Coran et hurlant « allahu akbar » avant de se faire sauter en activant une ceinture d’explosifs. Aujourd’hui, le conducteur de la camionnette qui fonce dans la foule à Barcelone se barre (incroyable, j’aimerais bien qu’on m’explique…) et les terroristes de Cambrils avaient de fausses ceintures d’explosifs. Les médias parlent à juste titre de terrorisme « low cost ». Y a-t-il une crise budgétaire chez DAESH ? En est-elle réduite à un régime « bout de ficelle » ?
Seule la simultanéité des attaques laisse penser que ces actions ne sont probablement pas le fait de déséquilibrés isolés et qu’il y a une organisation derrière, un réseau à combattre sans relâche et qui ne peut être mené à bien qu’en accentuant la collaboration entre les forces de l’ordre européennes.
Je ne comprends pas ce qu’attend DAESH avec ces attentats. La résistance à la violence guerrière est au cœur de l’identité européenne. L’attaquer ne fera que renforcer cette identité, ne fera aussi que renforcer les institutions policières et militaires de l’Europe. Elles renforceront aussi la compassion internationale et ne pourront avoir un effet que ponctuellement dommageable sur le tourisme. Alors, une fois de plus, « arrêtez, non pas seulement parce qu’il s’agit d’innocents massacrés, mais parce que ces actions ne servent à rien ». Un gestionnaire de chez DAESH pourra me dire qu’elles ne coûtent plus très cher et que le ratio coût/investissement est préservé. Je ne pense pas, car ces actions qui semblent aujourd’hui désespérées ne font qu’accroître l’isolement de DAESH au sein même du monde musulman.
À côté de la violence guerrière, l’art est bien entendu un élément fondamental dans l’identité européenne. Certainement plus que le drapeau bleu aux douze étoiles, le tableau peint par Picasso en 1937 pourrait résumer l’identité européenne. Cet effroi général, ces hurlements, ces corps mutilés sont dans notre ADN et si nous faisons la fête, c’est bien pour essayer de ne pas y penser. J’invite tous les dirigeants de DAESH à regarder cette œuvre. Peut-être leur fera-t-elle comprendre la vacuité de leur action.
Édouard

Mort d’une héroïne rouge

En 1990, à Shanghai, le corps d’une  icône du parti est retrouvé dans un canal. L’inspecteur Chen enquête.

À cette époque, le monde communiste tremble. Tandis que l’URSS s’effondre, sur la place Tiananmen de Pekin en 1989, les autorités chinoises ont montré que l’héritage de Mao demeurait malgré l’ouverture du pays à l’économie de marché initiée par Deng Xiaoping et alors que les Chinois n’en finissent pas de panser les plaies de la révolution culturelle.

Qiu Xiaolong est arrivé aux États-Unis en 88. Les parallèles entre l’auteur et l’inspecteur Chen sont évidents : même âge et goût immodéré pour la poésie. Qiu Xiaolong soutiendra en 1996 une thèse sur le poète américain T.S Eliot. La poésie chinoise classique est présente dans tout le roman, beaucoup de citations et un parfum de sensualité imprègnent le récit, allant d’une certaine mièvrerie à un érotisme beaucoup plus prononcé. Il est beaucoup question aussi des saveurs de la table : un plat de chat et de serpent devient ainsi par la magie de la poésie une lutte du lion et du dragon.

L’intrigue policière n’est pas bien compliquée. La vie de « travailleuse exemplaire de la nation », un titre qui fleure bon les années Mao, n’est pas facile et c’est un pléonasme de parler de « double vie » dans ces conditions. Pas d’énormes rebondissements, pas de fausses pistes, tout l’intérêt du roman réside dans la description de la Chine contemporaine et dans la confrontation entre la justice poursuivie par Chen et la logique du parti qui cherche avant tout à préserver son intégrité.

Les entraves du parti sont nombreuses. L’inspecteur Chen, qui s’entête à faire éclater la justice, est étroitement surveillé et régulièrement rappelé à l’ordre. Lorsque le coupable, le mobile et les preuves sont là, le régime continue à hésiter. On est loin de la logique classique du roman policier occidental et du « who done it ?». Ici, l’essentiel est de savoir dans quelle mesure la découverte par l’opinion publique des circonstances de la mort de Guan pourra éviter de ternir l’image du parti ou, si cela est possible,  contribuer à redorer son blason. Je ne sais pas s’il est possible de traduire « séparation des pouvoirs » en chinois. Dès lors, on hésite, on fait lanterner Chen, on attend un événement extérieur qui devrait apporter une solution et qui ne viendra pas, on se réunit…

Et puis, on ne sait trop comment, une solution est finalement trouvée. Comme la réalité est embarrassante et qu’on ne veut pas trop en dire, on trouve une procédure pénale pour le moins originale et une qualification juridique des faits bien communiste qui ne révélera rien sur le fond, du genre « mode de vie décadent sous l’influence de l’idéologie bourgeoise occidentale ». Finalement, la politique, est-ce autre chose que de la poésie ?

Édouard

Points

2001

Danube

Le Danube prend sa source en Forêt-Noire, et termine sa course de 3000 km à son delta en mer Noire.

Le grand érudit italien descend le fleuve comme un touriste. Il traverse la Bavière, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Bulgarie, la Roumanie. Chaque étape lui donne l’occasion de raconter une histoire, depuis l’invasion par les Huns, l’occupation ottomane, la fin de l’empire austro-hongrois.
On croise des figures historiques connues ou moins connues:
La belle esclave germaine Bissula ramenée à Rome par le poète Ausone en l’an 378 de notre ère. Céline exilé à Sigmaringen.  Trotski paradant à Vienne. Freud, Beethoven, Haydn…

Le livre fourmille d’anecdotes parfois drôles, parfois subtiles.

En Serbie, sur une palissade métallique, un polyglotte approximatif autant qu’amoureux a écrit: « J’ai t’ame »

À Messkirch, au numéro 3 de la Kirschplatz, où habita le jeune Heidegger, une dame demande, quand notre voyageur lui parle du philosophe, s’il veut parler du fils ou du neveu du sacristain.

Le Danube pas si bleu, qui traverse la Mitteleuropa, fut qualifié de jaune par Jules Verne, de boueux par d’autres, mais nous raconte une histoire passionnante.

Claudio Magris habite Trieste. Il enseigne à l’université de Turin.

Amitiés éblouies,

Guy.

Claudio Magris

Folio

557 p.