Suicide collectif

2-0, un score qui sonne comme une claque monumentale et qui risque de faire oublier le fameux 3-0 de 98.

On sent que Raymond retient ses larmes : il n’a pas les mots. Que dire ? Certes, le Mexique n’est pas l’Allemagne, l’Italie ou le Brésil, mais tout de même une équipe jeune, dynamique et pleine d’avenir. Est-ce si honteux de se faire battre par les Mexicains ? Non, si cela avait été plus loin dans la compétition. Non, si la défaite n’intervenait pas après un 1-0 de mauvais augure contre la Chine et un nul contre l’Uruguay.

Pour comprendre, il faut peut être remonter à la source, c’est-à-dire la qualification et à la triste main de Thierry Henry. Et si depuis cette main, un sentiment diffus de culpabilité s’était emparé de l’équipe de France, accusée de tricherie par toute la planète ?

Et si, sachant que de toute façon elle serait attendue au tournant, l’équipe de France avait décidé de ne pas prendre le tournant ?

Ces hypothèses, si elles ont une quelconque réalité, ne sont probablement pas conscientes, mais on y pense fortement en se remémorant la deuxième mi-temps : des joueurs sans volonté et qui sont là sans être là. Manque de cohésion, certainement, mais pas seulement.
Ce phénomène anormal, Domenech l’a ressenti probablement lui aussi. Déboussolé, il ne trouve rien à dire de plus au journaliste que ces six mots qu’il répète plusieurs fois comme pour essayer de leur trouver un sens qu’il ne saisit pas lui-même : « c’est plus qu’une déception ».

Mais pour l’entraîneur, cette défaite a aussi une autre signification. Difficile de trouver une sortie de piste plus offensante. Entre les deux mi-temps, il a dû briefer ses joueurs et on sent un mieux au début de la deuxième… qui retombe vite comme un soufflet , comme s’ils avaient voulu le sanctionner.

Il reste tout de même un match contre l’Afrique du Sud, mais on n’y croit plus. On voit déjà les joueurs descendre l’oreille basse de l’avion à Orly.

Que faire ? Oublier la coupe du monde 2010, oublier Domenech, penser à Laurent Blanc qui va prendre le relais, penser à 2014 et souhaiter au Mexique d’aller très loin dans la compétition pour que la blessure soit moins profonde.

Edouard

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