Edition et écriture

Un jour, je considérerai que mon roman est abouti, que j’aurai fait le maximum pour prendre en compte les observations de mes relecteurs et que je ne vois plus ce que je peux ajouter à l’édifice.
Ce jour-là, je déciderai d’envoyer mon roman à plusieurs éditeurs en espérant bien entendu d’être retenu par l’un d’entre eux. Les statistiques ne sont pas là pour me rassurer : 1 à 3/100 de chances de me faire éditer dans une petite maison, 1 à 2/1000 dans une moyenne et 1/1000 dans une grande (« comment se faire éditer » édition 2009).
C’est le rêve de tout auteur de figurer dans les 1/1000, mais pour éviter les risques de déprime à la réception de réponses négatives, mieux vaut être modeste et se préparer à l’hypothèse du rejet, sans pour autant s’avouer vaincu.
Comment se préparer ?
En premier lieu, essayer de me mettre dans la peau de l’éditeur et admettre que les raisons pour lesquelles il retiendra ou non mon roman m’échapperont toujours en partie. La caricature du genre est celle de l’éditeur allemand qui vient me chercher pour éditer mon mémoire de DESS (voir « édition et destin » et « édition et rectangle »). Je ne connaîtrai certainement jamais le fin mot de cette histoire.
En second lieu, me dire qu’un éditeur fait fabriquer et diffuse des livres. Que si le choix par un éditeur signifie une certaine reconnaissance, ce n’est pas non plus une consécration. Tous les ouvrages édités ne sont pas des chefs-d’œuvre (je sais, j’en ai lu) et les ouvrages non édités ne sont pas tous à jeter à la poubelle (je sais, j’en ai lu).
Troisièmement, me demander ce qui fait la qualité d’un livre, travailler et retravailler mes textes, écouter mes relecteurs, me remettre en question, me demander ce que je veux dire a mes lecteurs, me demander ce que mes lecteurs voudraient ce que je leur dise, me dire qu’avec l’expérience, le prochain livre ne pourra qu’être meilleur que le précédent.
Enfin, et c’est le plus important, me dire que je n’écris pas uniquement pour être édité, mais que je le fais par plaisir, me dire que si écrire ne m’apporte plus rien, il ne faut pas continuer.
Me voilà équipé…au boulot !!

Edouard

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