Paradis inhabité

« À ma naissance, mes parents ne s’aimaient plus. Cristina, ma sœur aînée, était alors une peste. Quant à mes frères, Jéronimo et Fabian, jumeaux boutonneux, ils se moquaient pas mal de moi. Aussi, les premières années de ma vie furent-elles solitaires. »

C’est ainsi que commence l’histoire d’Adri (Adriana). Elle n’est pas consciente de sa solitude, mais l’exprime par des rêves, des visions qu’elle est seule à voir. Elle a l’impression que personne ne la comprend et que personne ne l’aime jusqu’au jour où elle rencontre un jeune garçon, seul, lui aussi et lui aussi, élevé par un domestique, Gavri (Gavrila). Nous sommes en Espagne, à Madrid, dans un milieu bourgeois, conservateur et religieux, donc très rigide et à la veille de la guerre civile.

Mais laissons place au rêve, car la jeunesse, c’est comme la licorne, ça ne revient jamais.

J’ai beaucoup aimé ce livre plein de délicatesse, de paillettes, d’anges, de voiles, de nuages, d’or, de lumière et de fuyante licorne.

La Martine… très fleur bleue, en ce moment…

Ana Maria MATUTE

Phébus (domaine étranger) 2011 (2009) 283 p.

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