Les Morsures de l’ombre

Enfin un polar prit à l’envers qui nous change de la routine ! Toujours le flic superman, super beau, super doué qui gagne à la fin sans s’être vraiment cassé la nénette, ça lasse. Celui-là démarre sur les chapeaux de roue dès la 1re page. Le commandant Lorand (super flic, mais super dragueur) se retrouve prisonnier dans une cave humide. Il a voulu rendre service à une belle rousse et aller prendre un dernier verre chez elle. Il va très vite s’en repentir. La belle rousse avec de si longues jambes qui le font fantasmer au début, va lui montrer de quoi sa folie est faite et lui infliger les pires sévices (j’ai bien aimé la variante de l’électromiogégène que je devrais susurrer à l’oreille de mon rhumatologue). Pendant 3 semaines sans manger, Ben va être la proie de l’ombre, de doutes, d’espoirs, de remords, repasser sa vie, se souvenirs de détails bénins, frôler la folie. Pendant ce temps-là, ses collègues le cherchent, mais suivent de fausses pistes et perdent un temps précieux, ce qui nous permet d’en apprendre plus sur les autres protagonistes de l’affaire et nous réserve bien des surprises.
La fin est très hardie et très surprenante.
Enfin un polar psychologique qui m’a déroutée et passionnée du début jusqu’à la fin, sans sauter une ligne. (Ça devient rare).
Un livre à réserver aux fans de polar … pas trop sensibles. L’auteure n’est pas très câline, mais va jusqu’au bout de son idée. Ce que j’ai apprécié même si au bout d’un moment j’ai eu pitié du flic.
Martine
GIEBEL Karine
Fleuve Noir, 2007, 291 p.

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