Barcelone

Avant de parler de Barcelone, je veux saluer la collection « un grand week-end » chez Hachette qui me suit dans ma quête culturelle européenne.
Quelques précisions techniques cependant. Les guides ont tous le même format ainsi que les cartes pliables qui vont avec. Bien entendu, toutes les villes n’ont pas la même taille et toutes les cartes ne sont donc pas à la même échelle. Elles ne tiennent pas non plus compte du relief.
Pour des villes « plates » comme Londres, Amsterdam ou Bruxelles, cela n’a pas beaucoup d’importance, mais pour Barcelone qui est construite au bord de la mer à flanc de montagne, c’est différent. Les distances ne veulent pas toujours dire grand-chose à vol d’oiseau.
Ainsi, la localisation du « parc Güell » semble assez fantaisiste. Le métro le plus proche est « Lesseps » et non « fontana » comme indiqué sur le guide. C’est vrai, il y a une petite flèche noire sur le plan que je saurai maintenant traduire par « c’n’est pas du tout là, mais c’est globalement par là ».
De même, c’est un peu galère d’aller à la fondation Miró depuis « Poble Sec » et encore plus depuis « Espanya ». Il faut en fait prendre le funiculaire de « Paral.lel ». Après, on peut toujours redescendre la colline de Montjuïc par les jardins : c’est magnifique.
Un peu difficile de décrire cette ville kaléidoscope en constante mutation urbanistique : impossible de faire le tour. Difficile de ne pas y trouver son compte, de ne pas être fasciné par la Sagrada Familía et de résister aux charmes de la plage de la Barceloneta quand la chaleur vous accable.
Mes trois coups de cœur :
– La fondation Mirò : allez savoir pourquoi je suis plus bouleversé par Mirò que par Giotto…je pense que le snobisme dans l’art est entretenu par les snobs et par ceux qui n’éprouvent pas d’émotions artistiques. Se sont parfois les mêmes.
– Le Palau Güell : Tous ceux qui ont vibré comme moi en lisant « l’ombre du vent » de Zafón retrouveront la splendeur des Aldaya derrière ce palais construit par Gaudí qui semble relever autant de l’architecture que du fantastique.
– La plaça de Prim dans le quartier de Poblenou. Un zest d’Amérique latine sur cette petite place d’un blanc immaculé que protègent deux grands arbres aux troncs noueux qui semblent être là depuis toujours. A13h, lorsque les serveurs d’ « Els Pescadors » installent les tables et que le soleil frappe, ils étendent leurs ombres pour préserver la chaleur du matin. On y accède par une petite rue aux murs défraîchis dans laquelle on aimerait entendre les musiciens de « Buena Vista Social Club ». Les esprits de Sepulveda et de Garcia Marquez ne sont pas loin non plus. On imagine que c’est sur ce genre de place que Santiago Nasar (le héros de « Chronique d’une mort annoncée ») a été assassiné.

Edouard

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Une réflexion sur “Barcelone

  1. Martine 8 juin 2013 / 14 h 52 min

    Miro ! Du snobisme !
    Mais je suis entièrement d’accord !!!
    Giotto, c’est autre chose quand même…
    et je ne suis pas mystique, pourtant…

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