Comme les amours

Tous les matins, une éditrice madrilène consomme son petit déjeuner dans un café, et tous les matins elle observe un couple qui la fascine par sa complicité et par sa joie de vivre. Jamais elle ne leur adressera la parole.
Après ses vacances, le couple ne reparaît plus.
Elle apprendra par hasard que l’homme a été assassiné de plusieurs coups de couteau par un déséquilibré.
Elle décide d’entrer en contact avec la veuve, et elle rencontrera le meilleur ami de l’homme décédé.
L’histoire fascine comme la narratrice est fascinée par cette image du bonheur d’abord vécu, puis brutalement interrompu. L’auteur emploie une langue très riche, et des phrases qui pourraient évoquer Proust.
À de nombreuses reprises, je me suis trouvé perdu au milieu d’une phrase, avec des idées d’école buissonnière.
Un livre fort littéraire, dans le sens plutôt péjoratif du mot: très beau et très rasoir.
Javier Marias écrit des tragédies (références nombreuses à Shakespeare).
Il est aussi supporter du Real Madrid, donc pas totalement inintéressant.
Amitiés tragiques,
Guy
Javier Marias – Gallimard – 373 p.

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