Qu’est ce qu’un éditeur?

Dans mon imaginaire, un éditeur, c’est un homme corpulent d’une cinquantaine d’années avec un gros cigare, un peu dans le genre de M. de Mesmaeker dans Gaston Lagaffe : un homme uniquement intéressé par le profit commercial qu’il peut tirer d’une œuvre et qui a un droit de vie ou de mort sur l’écrivain.
En essayant d’en savoir un peu plus sur ce personnage, je suis tombé sur un ouvrage intitulé « j’ose éditer mon livre », écrit par Lorenzo Soccavo. Ce livre, qui traite de l’auto-édition, s’adresse à des personnes qui n’ont pu s’introduire dans l’univers de l’édition traditionnelle ou qui, pour diverses raisons (financières, idéologiques…) souhaitent s’en écarter et décident de faire publier leurs ouvrages par leurs propres moyens. Ce livre décortique toutes les facettes de l’édition et permet de comprendre ce qu’est le métier d’éditeur. Pour être autoéditeur, il faut maîtriser les connaissances techniques nécessaires à la construction de l’ « objet livre », il faut maîtriser le cadre juridique de l’univers du livre (propriété intellectuelle, fiscalité…) et il faut être un bon communiquant au moins autant qu’un bon commerçant. Bien entendu, cela va sans dire, il faut aussi être un bon écrivain.
Mes frêles épaules, autant que moi, ont été effrayées par ce travail monumental et cette lecture m’a vivement encouragé à me tourner dans un premier temps vers l’édition classique, appelée aussi « édition à compte d’éditeur ». Cependant, elle n’aura pas été vaine et me permet de comprendre qui j’aurai en face de moi si un jour, je l’espère, je suis amené à rencontrer un éditeur. Pour la suite l’édition 2009 de « Comment se faire éditer » apparaît beaucoup plus adaptée à ma situation.

Edouard

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Au fond des bois

1865, Joséphine vit avec son père, médecin d’un petit village alpin. Un beau dimanche, à la sortie de l’église, le regard de la jeune fille croise celui d’un être crasseux qui l’observe de loin. Cet étrange personnage va parvenir à s’introduire chez le médecin où il dévoilera ses singuliers pouvoirs magiques. Contre toute attente, il va séduire Joséphine qui va le suivre dans un feet-movie à travers la montagne. Arrêté, le paysan va être jugé pour sorcellerie.

Une histoire très intéressante, sur le mystère et la magie (noire ?) de tout rapport amoureux que François Truffaut aurait certainement aimé réaliser.

Nahuel Perez Biscayart est époustouflant dans le rôle du paysan, sorte de mélange entre l’Ugolin de Manon des sources et le Gollum du seigneur des anneaux ; mi-simple d’esprit, mi-génie du mal.

On ne peut malheureusement pas en dire autant d’Isild Le Besco qui surjoue son éternel numéro d’oie blanche rongée par le vice que l’on retrouve dans ses autres films. Elle paraît en effet terriblement moderne. Parachutée du XXIe siècle au milieu des rustiques montagnards des années 1850, elle semble aussi perdue dans cet univers que Jacquouille et le comte de Montmirail le furent au XXe. Jacquot voulait sans doute insister sur les différences sociales de l’époque, mais c’est un peu too much, on n’est pas chez Ken Loach.

L’une des premières scènes d’envoûtement frise aussi le grotesque et, en la voyant, on ne peut s’empêcher de penser à Winona Ryder dans Beetle-juice. Restent la très belle plastique de l’actrice et son visage surgi d’un tableau d’un peintre flamand.
Cependant, tout comme Benoît Jacquot n’est pas le réalisateur d’ « Adèle H », Isild le Besco n’est ni Scarlett Johansson, ni Isabelle Adjani qui, dans le film de Truffaut, campait une Adèle aussi folle que bouleversante.

Au fond des bois reste donc un film inégal, tant par sa réalisation que par sa distribution, mais qui se laisse cependant regarder.
Edouard

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