Ecriture et orthographe

La relecture est l’antichambre de la démarche éditoriale. Relire, c’est tout d’abord relire soi-même, mais il y a un moment où l’on sent que ce n’est plus suffisant, un moment où on prend conscience de la frontière indéfinissable qui sépare l’auteur du lecteur. Quand le premier relecteur a terminé son travail, il devient par là même propriétaire d’une vision de l’ouvrage. Une vision que l’auteur pourra comprendre, mais ne pourra jamais vraiment partager. Chacun aura sa stratégie de relecture. Moi, j’en ai choisi une à trois niveaux.
Pour le premier niveau, j’ai trouvé une personne qui a de bonnes connaissances en orthographe. Avis à ceux qui comme moi, étaient abonnés au 0/20 en dictée quand ils étaient à l’école : prendre le taureau par les cornes !! De nombreux moyens existent et je ne saurais trop recommander la lecture de « se réconcilier avec l’orthographe » d’Eddy Toulmé, téléchargeable sur numilog, et qui est très bien fait.
Soigner son orthographe, c’est une question de respect pour son premier relecteur qui, d’ailleurs, verra mieux les fautes si elles sont peu nombreuses. C’est aussi commencer à penser aux maisons d’édition qui seront d’autant plus bienveillantes que le texte envoyé sera soigné. Une fois cette traque aux fautes achevée, il restera peut-être quelques coquilles qui seront corrigées au second niveau.

Edouard

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Une réflexion sur “Ecriture et orthographe

  1. Relecteur de blog 30 novembre 2010 / 11 h 22 min

    S’agit-il d’un texte à épisodes? En saurons-nous un peu plus sur les deux autres niveaux de relecture dans les jours qui viennent? Je l’espère vivement!

    Le rôle du 1er relecteur n’est pas exposé ici de manière très clair. Doit-il s’en tenir uniquement à l’orthographe comme on pourrait le penser à la lecture de ce billet, et si oui, où intervient sa vision de l’ouvrage ?

    Il me semble en tout cas que tu touches au nœud du problème de la relecture en pointant les interférences entre la vision du relecteur et celle de l’écrivain. Jusqu’où le premier doit-il aller dans ses préconisations ? Doit-il par exemple se contenter de pointer les défauts ou proposer des reformulations et des constructions alternatives ? Qu’attend-il exactement de l’utilisation du travail qu’il a fourni ? A quel point se sent-il concerné par la genèse de l’œuvre ? Se considère-t-il même co-créateur? Sans aller jusque-là, il y a forcément une dose d’ego dans son investissement. Faute de quoi il reste très détaché de l’oeuvre et, relecteur obligé ou désinvolte, son apport risque d’être fort peu substantiel, pertinent.
    A l’inverse, dans quelle mesure l’écrivain est-il prêt à modeler sa chair littéraire pour incorporer des éléments étrangers ? Peut-il adopter une posture démiurgique et ne considérer l’apport extérieur que sous un angle strictement utilitariste ? Son œuvre est-elle suffisamment malléable pour se transformer sans déformer la pensée et le style ?
    Il parait donc indispensable de s’accorder préalablement au travail de relecture sur les règles et frontières à respecter et sur les attentes de part et d’autre.

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