Refuge en enfer : Comment l’hôpital juif de Berlin a survécu au nazisme.

L’auteur a entamé à la fin des années 1970 une enquête approfondie sur un épisode incroyable – et méconnu – de la dernière guerre.
Anthropologue et diplômé en droit, il a interrogé des dizaines de survivants de l’Holocauste.
Le sinistre Le Pen parlerait probablement d’un ‘détail’ de l’Histoire.

Les troupes soviétiques libérant Berlin en avril 1945 n’en croient pas leurs yeux. En pleine ville, ils découvrent un bâtiment occupé par des centaines de personnes, malades, infirmières, médecins, personnel d’entretien, juifs en grande majorité.
À travers vents et marées, cet hôpital a survécu aux épouvantables poursuites auxquelles étaient soumis les Juifs depuis la moitié des années 30. Les nazis y trouvaient leur compte, puisque l’hôpital servait aussi d’antichambre aux convois vers les camps de la mort. Avec un cynisme hallucinant, ils y envoyaient les malades et les blessés, afin de les retaper avant de les gazer. Le directeur de l’hôpital, un certain Dr Walter Lustig, personnage fort ambigu puisque lui-même juif, obligé de collaborer avec les SS, traité de collaborateur par certains, a disparu sans laisser de traces après la fin de la guerre.

Dans ce livre hallucinant, le sordide côtoie l’héroïque à chaque page.
Et l’avertissement reste de mise: d’où qu’il vienne, le totalitarisme doit être combattu par tous les moyens.

Daniel B. Silver – Ed. Versailles – 302 p.

Amitiés secouées,

Guy

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