Que faire de nos extraterrestres ?

L’intérêt des blockbusters américains et qu’ils disent tout haut ce que l’Amérique profonde pense tout bas et, dans notre village planétaire, c’est aussi un peu nous l’Amérique profonde.

Hier, j’ai regardé « Battleship », film pitoyable, plus de guerre que de science-fiction qui peut se résumer par cette phrase prononcée par un vétéran qui sort d’on ne sait où vers la fin du film : « Envoyons un peu de plomb à ces lopettes ».

Des extraterrestres, attirés par des connards de scientifiques qui leur envoient des signaux depuis des années, arrivent au beau milieu du Pacifique et décident de tout casser. Heureusement, des valeureux GI accompagnés par de braves niakoués sont là pour leur péter la gueule.

Je ne m’étendrai pas plus sur la nature hautement régressive du message délivré par ce chef-d’œuvre (docteur Fol amour peut se retourner dans sa tombe) ni sur la finesse du scénario. Ce qui m’intéresse, c’est la question qui n’est plus « est-ce qu’on va en trouver ? », mais « quand est ce qu’on va trouver quoi ? » et surtout « qu’est-ce qu’on va faire de ce qu’on va trouver ? ».

Bien entendu, pas question de petits hommes verts même si les passionnantes recherches sur Encelade, une lune de Saturne, laissent supposer qu’on pourrait trouver un peu plus que quelques micro-organismes.

En attendant d’aller là-bas, nos yeux sont rivés sur Opportunity qui pourrait trouver quelques signes de vie sur le sol martien.

Bref, on sent qu’on va y arriver enfin. Et après ? Que faire de ces découvertes. Si vous écoutez « Battleship », la réponse est : y vaut mieux pas savoir alors arrêtons de chercher…en même temps, ça nous a permis de bien nous marrer et d’utiliser tout notre arsenal de guerre.

Que fera-t-on une fois qu’on aura la preuve que la Terre n’est pas la seule à abriter la vie ?
On ne sait pas, peut-être pas grand-chose.
La semaine dernière, Arte programmait une émission intitulée « la fin des astronautes » qui faisait le bilan coût/rendement de l’envoi des hommes dans l’espace et posait clairement la question : faut-il encore en envoyer ? Interrogés, les premiers concernés n’étaient bien entendu pas d’accord et invoquaient la flamme du rêve et de l’aventure qu’il fallait entretenir : The show must go on !

Et si la recherche spatiale n’était là que pour nous faire rêver ? Et si un jour nous n’avions plus de quoi rêver… ce serait sans doute la fin du monde. Vive la recherche spatiale !

Edouard

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