Et l’homme créa…le robot

Très chouette exposition au musée des arts et métiers en ce moment et jusqu’au 3 mars. Tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur le robot depuis les origines jusqu’à aujourd’hui.

L’utilisation d’engrenages pour actionner des machines remonte à la nuit des temps, l’exposition nous informe à ce titre que de faux dieux étaient actionnés par des prêtres dans l’Égypte ancienne. Les automates, les ancêtres des robots, auront leur âge d’or au XVIIIe siècle. Ayant fait du chemin depuis l’Égypte ancienne, ils deviendront de plus en plus complexes et s’inspireront largement de l’horlogerie.

La volonté de création d’un être vivant par l’homme remonte elle aussi à la nuit des temps : on pense au Golem des kabbalistes et à l’apprenti sorcier de Paul Ducas.

Au XIXe, industrie et romantisme poseront les bases de ce qui deviendra au XXe siècle le mythe du robot.

Le robot carré n’apparaîtra cependant pas avant les années 30, la crise de 29 sera peut être l’occasion de critiquer l’homme-machine caricaturé par Chaplin dans « les temps modernes ». L’exposition n’évoque pas la Grande Guerre, mais celle si a certainement joué un rôle déterminant dans le développement du mythe de l’homme machine.

À partir des années 30, les deux voies du robot fantasmé et du robot réel vont bifurquer encore plus nettement.

Ce qui distinguera le robot de l’automate, c’est une relative autonomie d’action alors que l’automate n’est capable que d’actions limitées et répétitives (d’où la serveuse automate…) Le robot réel donnera la domotique, la cybernétique…fera la guerre, explorera les fonds marins, le corps humain et entreprend aujourd’hui la conquête de Mars.

Le robot fantasmé partira lui à la conquête de la science-fiction et du cinéma. Un rien dépressif, il passera souvent du temps à se poser des questions sur son identité. Qu’est-ce que l’humain ? La machine ne peut elle en fin de compte être capable de plus d’humanité que l’homme ? La machine se rebellera-t-elle contre son créateur ?

Bien entendu, l’exposition ne prétend pas répondre à ses questions existentielles. Elle se contente de présenter un certain nombre de spécimens à commencer par celui de Metropolis de Fritz Lang (1927). Le visiteur pourra ainsi se recueillir devant le squelette du T-800 et songer au destin tragique de Terminator et il retrouvera avec plaisirs les deux robots les plus sympas de l’histoire du XXe siècle, inséparables compagnons de voyage : C3PO et R2D2.

Edouard

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