Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils

« Quand son fils meurt, renversé par un chauffard qui a pris la fuite, Antonio Rodriguez jure à sa femme qu’il le vengera. Tandis que l’enquête piétine durant des mois, il en vient à découvrir qui est le meurtrier, un cadre supérieur de sa propre entreprise dont l’attitude lui paraît hautement suspecte. Pourtant, un jour, les gendarmes l’informent qu’ils viennent d’arrêter le coupable. Les preuves sont formelles, l’homme est passé aux aveux. Mais ce n’est pas le même individu. Dans ce roman à quatre voix, Antonio et sa femme, Sylvia, Jean-Pierre, l’assassin et son épouse, Christine se noue un ballet macabre sur le thème de la justice personnelle, au rythme crescendo d’une question qui fera basculer leur destin à tous : qui Antonio tuera-t-il ce soir ? »
Régulièrement, une page est dédiée à la préparation du meurtre qui nous raconte en détail… dans le désordre, ce que fait Antonio, « ce soir-là ». Tous les personnages sont caricaturés : le macho qui a toujours une bonne excuse, la Portugaise bornée qui, pire qu’une Corse, demande « vingince ! » inlassablement, la frustrée chipie et aigrie (normal puisqu’elle est l’épouse du macho), le chômeur vinifié et loqueteux, sans oublier le père manœuvre et manœuvré. Tout ce qui est prévu pour entretenir le suspense m’a paru mièvre et exagéré au point que l’auteur est totalement passé à côté du mystère requis.
Oserais-je dévoiler la fin qui est laissée à l’imagination du lecteur.
Donc, une fois de plus, nous pourrions échanger sur notre vision optimiste ou négative de la fin.
À vous de voir si cela en vaut la peine.
La Martine écœurée
EXPERT Jacques

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