Némésis

Présenté par Philip Roth comme son dernier roman, celui-ci m’a laissé sceptique et déçu.
Été 1944.
Les troupes américaines ont débarqué sur les côtes normandes.
Bucky Cantor est réformé à cause de sa mauvaise vue.
Dans le quartier juif de Newark, il fait merveille comme moniteur sportif.
Les gamins l’adorent, il a toutes les qualités d’un meneur.
Quand une épidémie de poliomyélite se déclare, il continue ses animations, malgré la contagion.
Sa promise, la belle Marcia, le supplie de la rejoindre dans un camp de vacances
Ce qu’il finit par accepter, malgré un terrible sentiment de culpabilité.
Quand l’épidémie se déclare dans le camp, il prendra sur lui la responsabilité de l’introduction du virus.
Atteint à son tour par la maladie, il rompt avec Marcia, et s’enfonce dans la solitude.
Némésis, c’est la déesse grecque de la justice.
La religion judéo-chrétienne a fait de la culpabilité son fonds de commerce.
Le péché originel…
Déception de voir le grand écrivain juif arrivé à l’hiver de sa vie nous servir ce genre de cocktail.
On l’a connu paillard, explosif, imaginatif, créatif, hédoniste.
La mèche serait-elle en train de s’éteindre??
Amitiés interrogatives,
Guy.
Philip Roth – Folio – 266 p.

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