Terres d’ailleurs

Où sont les extraterrestres ?

Le médiatique et non moins sympathique astrophysicien André Brahic nous a quitté en 2016. Il nous a laissé avant de partir un ouvrage coécrit avec Bradford Smith qui fait le point sur les avancées de l’astrobiologie publié en 2015. Dans la mesure où nous ne connaissons pas à ce jour d’organismes vivants en dehors de notre planète, cette science qui étudie la place du « vivant » dans l’univers ne pourra vraiment se développer qu’à partir du moment où une vie extraterrestre aura été découverte. Ce qu’il convient de trouver avant tout, c’est l’objet d’étude de cette discipline en gestation. Les auteurs sont pleins d’espoirs et recensent les avancées significatives en ce domaine.

Pendant très longtemps la question de savoir s’il y avait de la vie en dehors de la Terre ne relevait pas de la science et, jusqu’aux années 50, l’existence d’individus comparables aux humains dans le système solaire était admise par beaucoup. Les photos prises par les différentes sondes spatiales à partir des années 60 nous ont obligé à admettre que nous sommes les seuls êtres humanoïdes dans le système solaire.

La découverte de 2000 exoplanètes depuis les années 90 dont certaines pourraient être habitées fait renaître l’espoir. Malheureusement, nous n’avons pas les moyens techniques permettant d’y déceler à coup sûr la présence d’organismes vivants. Cela viendra.

Ensuite, la progression de notre compréhension du vivant avec les découvertes sur Terre d’animaux comme l’indestructible tardigrade et de microorganismes dans des environnements encore considérés il y a peu comme invivables laissent espérer de nouvelles découvertes du vivant dans les océans des sous-sols martiens et de ceux des satellites de Jupiter, Saturne et Neptune : Europe, Ganymède, Callisto, Titan, Triton, Encelade… Les pistes sont nombreuses.

Depuis 2015, les choses progressent. Outre le fait que la découverte d’exoplanètes se poursuit, les études récentes sur la présence d’eau dans le sous-sol lunaire ainsi que le décryptage de l’ADN du tardigrade sont des signes qui ne trompent pas.

L’épuisement annuel des ressources planétaires toujours plus précoce et les besoins de l’humanité toujours plus pressants en énergie s’est illustré cette semaine par la promulgation par le Luxembourg de la première loi européenne sur l’exploitation des ressources spatiales. La conquête du système solaire est engagée. Espérons que l’astrobiologie ne deviendra pas un accessoire de ces conquêtes, tout comme la nécessité de convertir les indigènes avait en son temps couvert la boulimie économique des grandes puissances occidentales.

Édouard

André Brahic et Bradford Smith

Odile Jacob

2015

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s