Gravity (bilingue)

At 600 kilometers above the Earth, two astronauts – George Clooney and Sandra Bullocks – are lost in space.

It’s difficult to miss the film posters or the clips which are broadcasted on the media for a fortnight. I would say that this movie is “Copernican” or revolutionary in its essence. This movie, indeed, upsets our own vision of things and forces us to see differently our condition of human beings.

I will not elaborate (focus) further on breath cutting images – like the Earth viewed from space – and on this infinite space, (this vast range) – where life is impossible – that surround it. I let you admire it while the 3D emphasizes the sensation of infinity.

For me, Gravity is not really a science-fiction movie. Obviously, the space station described in this movie is not completely conform to what it is today, but one can imagine it could be in a few years.

So, in this movie, there are no hostile landscapes – that Mr. Spoke or Captain Kirk could have discovered -, no worlds homed by sympathetic creatures where Yoda could have hidden himself, no Millennium Falcon for a Han Solo in transit, no planet where a apes dictatorship could have settle up, no fabulous landscape for an avatar lacking strong sensations.

No, there is nothing like that in the movie (but no worries for the Kubrick’s supporters, there is a glimpse to “2001, a space odyssey” in the last scene), just the sad reality, it means an orbital zone where only the huge steel “meccanos” can shelter human beings, where not all asteroids are “bio” and sometimes, look like old abandoned satellites. Are there other human beings in the surroundings ? Not at all, or only the dead astronauts of a former expedition doomed to float in deep, inhuman space for eternity. But there are voices, terrestrial voices, which travel through deep space, the only links between the astronauts and the Earth. Then, for them, dogs barking or babies crying have a real importance.

From the beginning till the end of the movie, I was so astounded I couldn’t find any words. I never knew such a situation.

There are two messages in this movie. The first one deals with the overcoming of oneself – a typically well-known American theme – but in such circumstances, it sounds absolutely impressive. The second one is ecological. The Earth takes another dimension when one realizes its status of “prodigious natural construction”. Protecting this planet is not only protecting the endangered species like the white bear, nor Indian tribes hidden in the deep Amazonian forest. Protecting the Earth is our only solution to survive. Of course, there are other life forms in the universe, and may be another planet equivalent to the Earth… but we may never find it.

Stéphane (16/11/2017)

À 600 km au-dessus de la Terre, deux astronautes (George Clooney et Sandra Bullock) sont perdus dans l’espace.

Difficile de rater les affiches ou les extraits diffusés aux infos, depuis une quinzaine de jours. Pour qualifier ce film, j’utiliserai l’adjectif copernicien. Un film qui bouleverse notre vision des choses, qui nous oblige à voir autrement notre condition d’êtres vivants.

Je ne vais pas m’attarder sur les images à couper le souffle, la Terre vue de l’espace et cet espace infini, ce néant, cette vaste étendue où toute vie est impossible dans laquelle flotte notre planète. Je vous laisse le plaisir de les déguster et la 3D ne retire bien entendu rien au charme du lieu.

Pour moi, Gravity n’est pas vraiment un film de science-fiction. Certes, la banlieue terrestre décrite n’est peut-être pas tout à fait conforme à ce qu’elle est aujourd’hui, mais on imagine qu’elle pourrait l’être dans quelques années.

Donc, ici, pas de contrées hostiles qu’auraient pu visiter Spoke et le capitaine Kirk, pas de mondes habités par de sympathiques créatures où Yoda aurait pu se cacher, pas de Faucon Millenium pour un Han Solo de passage, pas de planète où une dictature simiesque aurait pu s’installer, pas de paysage fabuleux pour un Avatar en manque de sensations fortes.

Non, rien de tout ça (que les fans de Kubrick se rassurent, il y a tout de même un clin d’œil à « 2001 l’odyssée de l’espace » dans la dernière scène), juste la triste réalité : une banlieue où seuls quelques grands mécanos d’acier peuvent servir de refuges aux humains, une banlieue dans laquelle les astéroïdes ne sont pas tous bios et prennent parfois la forme de vieux satellites abandonnés. D’autres êtres humains ? Il n’y en a pas, où alors, ce sont les cadavres d’une précédente expédition condamnés à flotter pour l’éternité dans ce liquide invivable. Si, quand même, il y a les voix terrestres qui arrivent par radio, seul lien des astronautes avec la Terre. Alors, forcément, pour eux, des aboiements de chiens, les cris d’un bébé…tout ça prend une autre envergure.

J’ai passé tout le film la bouche ouverte et les yeux écarquillés, ça ne m’était jamais arrivé.

Deux messages. Le premier est le dépassement de soi, thème très américain et archi rebattu, mais traité dans ces conditions, c’est quand même scotchant. Le second est écologique : la Terre prend une autre dimension quand on réalise mieux son statut de mécano naturel. Protéger la planète, ce n’est pas seulement pour faire plaisir à l’ours blanc de service ni à un quelconque chef indien planqué au fin fond de la forêt amazonienne. Protéger la planète, c’est parce qu’il n’y a pas d’autre alternative. Certes, il y a sans doute d’autres formes de vie dans l’univers, et peut-être un monde comparable au nôtre… qu’on ne trouvera jamais.

Edouard (28/10/2013)

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Une réflexion sur “Gravity (bilingue)

  1. wiart 28 octobre 2013 / 9 h 16 min

    J’ai vu le film hier et je te confirme que bouché bé fut aussi mon attitude. Personnellement, je salue la réalisation qui a su me faire oublier la notion « d’effets spéciaux ». Délicate attention à notre époque qui veut toujours en mettre plein les yeux, souvent avec irrespect vis-à-vis de nos envies de rêves..tout simples. Ce film y arrive et Sandra Bullock est méconnaissable rendant son personnage attachant, bien que perdu dans le glacial destin qui l’attend. Oui c’est un film culte, il ouvre la 3D et l’espace, enfin accessibles, à notre imaginaire commun qui peine à se retrouver autour de rêves plus terrestres.
    Vodka !!! Oui, je sais où est planqué la bouteille 😉

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