Profanes

Née de père algérien et de mère italienne, cette estimable écrivaine manie une langue
épurée. Elle anime des ateliers d’écriture, et je ne me permettrais pas de critiquer son style.

Pour ce qui concerne l’histoire, tirée par les cheveux, de ce vieux chirurgien sentant venir sa fin,
je serai plus réservé.

Comme dans une salle d’opération il se compose une équipe de quatre personnes. Chacune s’occupera de lui 6 heures par jour. Quand on connaît le caractère de cochon de la majorité des chirurgiens, on ne  peut que rendre hommage à ces quatre courageux qui relèvent le gant. Fin de parenthèse.

On apprendra que la vie de ce nonagénaire ne fut pas un long fleuve tranquille. Sa fille a disparu dans un accident de voiture, sa femme Québécoise l’a quitté et sa maison garde les traces de ces vies brisées. Le quatuor essaiera vaille que vaille de se trouver une niche dans ce sarcophage.

Quelques moments de poésie, une bizarre impression de bricolage. Dommage pour un chirurgien du cœur.

Amitiés palliatives,

Guy.

Profanes – Jeanne Benameur –  Babel – 274 p.

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