La carte et le territoire

Prix Goncourt 2010

Ce titre mystérieux cache une expression employée dans une méthode thérapeutique dénommée PNL (programmation neurolinguistique).
Ma carte n’est pas ton territoire.
Si j’écris ceci, ce n’est pas pour faire le malin, mais pour constater que l’ami Houellebecq semble avoir fait du chemin depuis ses livres précédents, en particulier ‘La possibilité d’une île’, où il flirtait avec la secte des raëliens.
Beaucoup moins provocant que ses autres livres , celui-ci raconte la vie somme toute assez morose de Jed Martin, artiste en vogue dans les cénacles parisiens.
Sa notoriété lui vient d’un travail photographique à partir de cartes Michelin (tiens, voilà encore les cartes). Il n’arrivera pas à sauver l’amour de la très belle Olga. Il n’arrivera pas non plus à empêcher l’assassinat de Michel Houellebecq himself. On rencontre dans ce livre de multiples personnages en pleine actualité: Bill Gates, Roman Abramovitch, Frédéric Beigbeder…

Tout cela est bien ficelé, plutôt péteux par moments (trop?) moderne.
Passionnant sûrement.

Voilà quelqu’un qui nous réservera encore bien des surprises.

Amitiés cartographiques,

Guy.

La carte et le territoire- Michel Houellebecq – J’ai Lu- 414 p.

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Les grilles du parc Monceau

Un auteur renseigné par une charmante correspondante. Patrick Virelles (1939-2010), auteur belge, est mort dans l’indifférence et l’alcool (ou le contraire), suite à une vie mouvementée.
Le livre, qui me laisse un peu perplexe, raconte la vie d’un verbicruciste (celui qui imagine les mots croisés). Le cruciverbiste, c’est vous et (parfois) moi. L’auteur est fou de mots, le sujet lui va comme un gant. Mais il en remet une couche. On parle en Belgique d’un zwanzeur, que je traduirais par déconneur. Les scènes avec l’accent parigot m’ont semblé plutôt pénibles.

Je me suis par contre bien amusé avec certaines définitions, comme:

Définition: une scie à ranger avec le marteau et la faucille
Réponse: l’ Internationale (pardon aux nostalgiques)

Déf. : Sa route fait des vagues
Rép. : rhum

Déf. : Ne fut pas embarrassé par le complexe d’ Oedipe
Rép. : Adam

Pour ceux qui aiment chercher un peu:
Déf. : Couvre feu
Réponse en 7 lettres.

Amitiés tordues,

Guy.
Patrick Virelles – Verticales – 381 p.

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Edition et pognon

Un énorme loft en plein cœur de Manhattan, voila ce que je m’achèterai si un jour, je devenais super riche. On a beau dire qu’il est rare de gagner suffisamment pour vivre de sa plume et qu’il est rarissime de gagner beaucoup d’argent, on nous parle aussi de gens qui y arrivent. Alors, pourquoi pas moi ? J’ai eu l’occasion aujourd’hui de redescendre sur terre.
Ceux d’entre vous qui visitent ce blog depuis longtemps, se souviendront peut être de cet éditeur allemand qui m’avait contacté fin 2010 pour publier mon mémoire de DESS écrit en…2001 (voir « édition et destin »). J’avais accepté et reçu deux mois plus tard un exemplaire de cet ouvrage inoubliable (« édition et rectangle »).
Rien dans les mois qui suivirent. Les droits d’auteur ? J’avais lu 12% quelque part, ce qui est plutôt très bien dans le monde de l’édition. J’avais aussi lu que les droits d’auteur n’étaient versés qu’une fois par an.
Rien depuis le début de l’année. Certes, avec un titre aussi accrocheur que « la rédaction de mémoires contentieux en droit de l’urbanisme », je ne m’attendais pas au prix Goncourt, mais quand même, ça m’aurait amusé dans vendre un ou deux.
Aujourd’hui, j’ai reçu le fruit de mon labeur : une facture. Non pas quelque chose que je devrais à l’éditeur, mais un dû. Ils appellent ça une facture… bon.
Net sale price : 36,45€. Il me semblait qu’il tournait autour de 39 €, mais bon, on ne va pas chipoter.
Average book trade discount : 50%. Qu’est ce que c’est que ce machin ? J’me souviens plus.
Basis for calculating the royalty : 18,23€. Ils calculent les droits d’auteur à partir de 50% du prix de vente ? Qu’est ce que c’est que ce truc. Bon, ça fait du 6%, ce qui est plus proche de la norme. Ça veut donc dire 2€ par exemplaires vendus.
Copies Sold : 0. Argh, je n’ai rien vendu.
Royalty : 0x18,23×12%=(roulement de tambour)0
En dessous, deux phrases en anglais que je ne comprends pas trop. La première pour me dire qu’ils vont rien pouvoir me verser (je m’y attendais un peu). La seconde, il me semble que c’est pour me dire qu’il faut bien entendu retrancher la TVA aux droits d’auteur.
Bon, la prochaine fois, promis juré, je lis le contrat avant de signer. Sauf que là, il n’y avait pas de contrat et je n’ai rien signé. Enfin, si, j’ai dû cliquer sur un truc à un moment donné qui vaut échange de consentement. Ah, droit des obligations, quand tu nous tiens… c’était mon cauchemar le droit des obligations, comme quoi.

Edouard

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Je reviendrai avec la pluie

Comment un livre aussi mal fait a-t-il put me séduire ? La traductrice oublie des mots
et ne traduit pas toujours ceux en japonais. Les dialogues sont parfois assez
succincts : « Vraiment ? -Vraiment. – Hmm. » Pourtant, c’est un très joli livre
d’amour. Pas l’amour à la Dallas. L’amour avec ses faiblesses, ses hésitations,
ses contretemps, ses pardons.

Il faut dire que Takumi (dit Tak-kun) n’a rien du preux samouraï. Il est
fragile, malingre, faible, la mémoire courte ce qu’il explique ainsi : « Elle
constitue bien la preuve que le mode d’emploi utilisé lors de ma construction
comportait des erreurs. Un segment en particulier. »

Peu importe ! Ce sont tous ces « défauts » qui font le charme de ce livre.

Depuis un an, Tak-kun élève son fils, Yûji, tout seul. Mio est partie pour la
planète Archive, une immense bibliothèque où tous les défunts réfléchissent et
écrivent un livre. C’est ainsi que Tak-kun explique l’absence de sa mère à Yûji,
6 ans. Mio avait promis à son mari de revenir avec les premières pluies. Donc,
en se promenant dans un bois, la pluie se met à tomber et que trouvent Tak-kun
et Yûji auprès d’une ruine ? Une petite Mio, trempée et ayant perdu la mémoire.
Ils la ramènent à la maison et lui expliquent qu’elle a été malade pendant une
semaine. Tak-kun se met à lui raconter comment ils se sont connus et leur vie
jusqu’à cette semaine « d’absence ». Pendant six semaines ils vont reconstruire
leur bonheur avec des petits riens, beaucoup de tendresse et de patience,
transformant les défauts de l’autre en qualité. L’écriture est pleine d’humour,
d’images pas toujours avantageuses, ou originales, ou très belles. Exemple,
l’explication du malaise vagal : « Un interrupteur a basculé avec un « clic », une
ampoule s’est illuminée, puis l’aiguille de ma jauge de niveau s’est affolée. »
Un livre plein de pudeur ou « Vraiment » et « Hmm » revêtent une grande
signification très explicite sur l’état d’esprit de celui qui le dit.

L’auteur dit : « Je reviendrai avec la pluie est un livre autobiographique. Que
dire de mon épouse, qui a pris la décision de partager la vie d’un homme comme
moi, un homme aux si nombreux défauts ? »

Ce que j’ai aimé, aussi, c’est que je me suis reconnue dans tous les malaises et
les impossibilités de Tak-Kun (sauf la cigarette et le café.) Mais il n’y a pas
que cela !

C’est un livre très positif et très doux.

Je vous le recommande très chaudement.

La Martine illuminée.

ICHIKAWA Takuji R
Flammarion, 2012 (2003), 321 p.
Traduction : Mathilde Bouhon.

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Faute d’identité

« En novembre 2009, j’ai perdu mon passeport. J’ai déposé une demande pour en obtenir un nouveau. On m’a recalé. Dans la France d’aujourd’hui, être un français né en France de parents français n’est pas une preuve de nationalité. »

Son père est né à Istanbul. Nous le connaissons sous le nom de Jacques Remy, scénariste. Sa mère, modéliste chez Hermès, est née à Budapest.

Tous deux naturalisés bien avant la naissance de leur fils. Le père en 1933.

L’auteur se dit « révolté et humilié » comme si ses parents avaient commis une quelconque faute.

De là, il part dans les souvenirs de son enfance, puis des plus récents. Il cherche ses racines, il doute, il analyse la société.

J’ai bien aimé comment devenir président de la République ou écrivain à succès.

Comme tous les livres de souvenir, rien n’est dans l’ordre, mais c’est un livre facile à lire, plaisant et souvent amusant.

La Martine

qui suffoque dans la pénombre. Ceci dit pour les nordistes… :-)))

ASSAYAS Michka
Grasset, 2011, 172 p.

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Dans la main du Diable

Automne 1913, Gabrielle Demachy, une jeune fille un peu nunuche apprend la mort de son cousin dont elle était éperdument amoureuse et dont elle n’avait pas de nouvelles depuis cinq ans. Manipulée par un méchant assez réussi du ministère de la guerre, elle partira tête baissée à la recherche des causes de cette disparition.

S’il y avait deux mots pour résumer ce livre, ce serait « Burp » et « Gloups ».

Burp tout d’abord du fait des 1280pages qui le composent. Il faut se le farcir ce pavé. Comme aurait dit un de mes anciens chefs, poète à ses heures perdues : « c’était un sacré suppositoire ». Longueurs ? Oui, mais c’est peut-être une question de goût. J’ai eu du mal avec ce lyrisme grandiloquent, avec cette écriture baroque est ultra fouillée. Du mal aussi avec le personnage de Gabrielle qui, à force d’être trop parfait, devient transparent, insipide, plus vraiment réel. La romance interminable entre Gabrielle et le beau ténébreux avec lequel elle finit par conclure au bout de 900 pages m’a mortellement ennuyée. Là encore, intrigue trop chargée, trop de guimauves, trop d’Harlequin (ceci dit, je me suis bien fait prendre au piège avec l’épisode de Venise). Bref, j’avoue que j’en ai un peu bavé.

Ceci étant dit, il y a quand même beaucoup de choses positives dans ce livre. La description d’une époque sous toutes ses coutures avec la marche inexorable vers la guerre. Une époque qui restera sourde aux cris de ceux, trop rares, qui dénonceront les atrocités qui se profilent.

Dans la main du diable, c’est aussi une saga familiale, un Dallas avec ombrelles, chapeaux melon, tenues de bain compliquées et moustaches : les Bertin-Gallay. Industriels en biscuiterie menés d’une main de fer par Mathilde, aussi efficace en chef d’entreprise qu’en chef de famille. Henry de Gallay, le mari de Mathilde, éternel voyageur. Pierre, le médecin, le fils qui a réussi. Blanche, la peste. Didier, le petit fils qui tourne mal. Sophie, la fragile. Charles le gendre libidineux. Daniel, un autre fils, écrasé par son aîné et qui se réfugie dans l’industrie cinématographique pour se libérer de ce poids. À cela, il faut ajouter une armée de domestiques : Meyer, le bourru au grand cœur, Maurran, Sassette, Pauline… Impossible de retenir tous ces visages, toutes ces histoires. Il reste une impression globale, l’impression d’un fourmillement, d’un monde qui gigote, qui rit, qui pleure. Un monde avec des méchants et des gentils. Un monde dans lequel pour sortir des moments difficiles, avoir des amis, c’est bien utile.

Et c’est là qu’intervient le gloups, car, vous pouvez le deviner, cette histoire se termine à la fin de l’été 14 avec le début de la Première Guerre mondiale.
En un paragraphe, Anne-Marie Garat brise les destins de tous ses personnages. Comme d’un simple coup de crayon qu’un démiurge aurait négligemment tracé sur une feuille de papier, comme un gigantesque couperet qui s’abattrait brutalement sur une société toute en devenir. Tout est balayé, dynamité, étripé, gazé, défiguré, traumatisé. L’effet est saisissant. Difficile de ne pas être ému.

Je ne lirai pas tous les jours un livre de 1200 pages, mais je reconnais que celui-là valait le détour. Un livre qui parle de la cruauté du temps, de la mémoire et de l’oubli, de photos jaunies prometteuses d’un destin qui ne sera pas et qui finiront elles aussi par être oubliées.

Anne-Marie Garat
Babel, 2007

Edouard

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La liste de mes envies

Les bons sentiments ne font pas nécessairement un bon livre, mais ils y contribuent.
Jo (au féminin) rêvait du prince charmant. Elle se contente de Jo (au masculin) avec qui elle a deux enfants. Elle est mercière à Arras, et anime un blog avec un certain succès.
Elle gagne 18 millions d’euros au Loto…
Suite dans le livre.
J’ai bien aimé les 2/3 de ce livre légérissime (malgré la somme gagnée).
La fin moralisante m’a déçu.
C’est vite lu et cela ne mange pas de pain.

Si vous gagnez au Loto, sachez que vous aurez affaire à un(e) psy qui vous expliquera, avant de vous remettre le chèque, les horreurs que le gain d’une grosse somme peut entraîner: de la grivèlerie au crime, en passant par le chantage, le divorce, la banqueroute.
Heureux les pauvres d’esprit.

Amitiés capitalistes,

Guy.

 

La liste de mes envies

Grégoire Delacourt

J.C. Lattès – 186 p.

Quand le requin dort

Une jeune fille complexée raconte sa famille : une mère dépressive, un père assez souvent absent, un frère qui passe son temps libre enfermé avec son piano, une tante qui n’arrive pas à trouver l’homme de sa vie et une grand-mère fataliste et moralisatrice.

La narratrice écrit des histoires et vit une aventure sado-maso (sardo-maso comme le dit un des amants de sa tante) avec un homme marié.

Tout ce petit monde se demande si Dieu existe. Tout dépend de ce qu’ils ont à demander et de l’état d’âme du moment.

Autant j’avais aimé Mal de Pierre et Battement d’ailes, autant celui-là m’a laissé de marbre (de Carrare).

Il y a toujours le splendide décor de la Sardaigne, une histoire entre rêve, réalité, superstition et phantasmes, mais qui saute du coq-à-l’âne. La Baleine de Jonas est devenue un requin.

Ce n’est pas un livre difficile à lire ; les 149 pages sont vite avalées ; oui, mais bouf ! Elle ne manque pas d’imagination. Elle aurait plutôt tendance à la débrider, mais dans le désordre.

D’habitude Mme Agus me faisait rêver. Là, j’ai trouvé l’histoire sordide.

Il était pourtant dit dans la 4e de couverture : « Dans ce livre, le plus poignant de Milena Agus, on retrouve sa voix inimitable, capable de toutes les audaces. »

Poignant. Pourquoi ? Parce que tout le monde est malheureux et ne veut rien changer ?

La Martine maussade

AGUS Milena R Juin.-12
Liana Levi, 2010, (2005), 149 p.

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Prends soin de maman

Voici un livre que j’ai pris au hasard, sans conviction, sans a priori, non plus… (pour une fois…) et… coup de foudre !

Gare de Séoul, le mari prend le métro pensant que son épouse le suivait, comme d’habitude. Et non ! Il fait demi-tour à la station suivante, mais plus de Sonyo. Il prévient ses enfants et la famille se réunit. Personne n’était disponible ce jour-là pour aller chercher les parents à la gare et ils se renvoient la balle de la culpabilité. Ils la cherchent aussi, bien sûr.

À tour de rôle, enfants et mari racontent des souvenirs enfouis de leur rapport avec cette mère si attentive à leur bien-être.

« La mémoire engendre toujours le remords. » P. 14

Au fil des récits, nous découvrons cette femme pauvre, illettrée et très mère poule juive. Elle a tout sacrifié à ses enfants et n’a vécu que pour eux. (J’ai bien aimé le récit fait par Sonyo qui remet certaines choses à leur place.)

Les enfants et le mari trouvaient tout ça normal, dû, et n’y prêtaient pas attention. Pourtant les enfants étaient à l’écoute de leur mère, la respectaient, lui faisaient des cadeaux, etc. Des enfants tout à fait normaux, à mon avis, mais pour eux, cette disparition est un gouffre, un vide angoissant.

« Un hommage bouleversant à l’amour maternel, unique, universel et absolu. »

Un très beau roman d’amour, très bien écrit, où vous reconnaîtrez votre mère et la regarderez d’un autre oeil pendant quelque temps et vous serez repris par votre existence. Ainsi va la vie !

La Martine émue et zen

KYUNG-SOOK Shin R Juin.-12
Oh ! Éditions, 2010 (2008), 266 p.
Traduit du coréen par Jeong Eun-Jin et Jacques Batilliot

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Portrait de classe

« Pour un garçon d’origine très modeste qui se retrouve dans un pensionnat ultrachic de la Nouvelle- Angleterre, comment s’en sortir ? Mentir sur son passé. »

Et se créer un personnage, superficiel, égoïste qui vole au-dessus de tout.

Comme beaucoup de ses camarades, le héros rêve de devenir écrivain.

Tous les trimestres, l’école invite un écrivain célèbre et les élèves doivent présenter un texte pour concourir à l’honneur de passer un petit moment avec l’invité qui l’aura sélectionné sur son texte parmi tous les autres.

Quand le tour d’Hemingway arrive, le narrateur veut la place, mais n’arrive pas à écrire. Il trouve une histoire, écrite 5 ans plus tôt, par une fille d’un autre collège ; il se reconnaît et se contente de changer les noms. Il est l’élu, mais ne profite pas longtemps de sa gloire. Le directeur reconnaît le plagiat et il est renvoyé sur-le-champ chez son père. Il s’arrête à New York et fait des petits boulots puis s’engage dans l’armée. Nous le retrouvons quelques années plus tard, écrivain et invité par son ancien collège. Lâche, il n’ira pas. S’ensuit l’histoire de deux des profs. Je n’ai pas compris pourquoi.

Tout est en non-dit. Comment devient-il écrivain ? Mystère !

Tout est en mensonge, mépris pour les autres et quand le narrateur s’en rend compte, il pense ce qu’il devrait faire, dire, mais ne le dis pas.

C’est ce que l’on appelle « Un lumineux chef-d’oeuvre contemporain. Aucun lecteur sérieux ne doit l’ignorer. – Le Tchekhov américain. – Un conte magnifiquement ouvragé. Ce livre magnifique, dans lequel chaque mot est choisi méticuleusement. »

Oui, il est bien écrit, mais m’a laissé sur ma faim.

La Martine hermétique aux chefs-d’oeuvre ennuyeux.

WOLFF Tobias R Juin.-12
Plon, 2005 (2003), 203 p.

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