Ten years


Aujourd’hui, tu as 10 ans. Tu t’es ouvert sur la découverte du lien génétique entre Néandertal et Homo Sapiens et tu souffles tes dix bougies au milieu du flou scientifique du coronavirus.

Au commencement, tu étais CultureDoud, un vœu d’universalité, la volonté d’être un espace où tout le monde parlerait de tout. Mais mon souci, à l’époque, était surtout de te nourrir. Doud, c’était moi, le diminutif d’Édouard. Ce que je savais faire, c’était des critiques de livres et de cinéma, mais je voyais bien que ce n’était pas suffisant pour satisfaire ta faim alors, j’ai commencé à faire des critiques de n’importe quoi. Mais même comme ça, tu ne grossissais pas.

En 2012, l’arrivée de Martine et Guy (toujours fidèle au poste)  a généré une forte émulation et peu à peu, tu as pris du poids. J’ai commencé mes récits de voyage, j’ai intégré les aventures de Georges (lisibles aujourd’hui sur le site de ShortEdition), j’ai lu et critiqué la recherche du temps perdu…j’ai aussi commencé à essayer de t’éduquer.

Tu ne pouvais pas seulement être un prolongement de moi-même. Je tenais à l’époque à évoquer cette dualité culturelle érudite et populaire qui a mon sens, ne peuvent être hiérarchisées. C’est pour ça que je t’ai rebaptisé « général Lee » en référence tant au général sudiste qu’à la voiture des frères Duke dans « Shérif fait-moi peur ». Cependant, je n’étais pas satisfait. Asseoir ton éducation sur une dichotomie culturelle n’était peut-être pas une bonne idée.

Le jeu de mots autour du général Lee n’était d’ailleurs parlant que pour ma génération et la réputation du général sudiste pour le moins sulfureuse… j’avais vieilli. Tu es alors devenu l’insipide « jet d’encre ». À vouloir te rendre politiquement correct, je te faisais perdre ton âme. La vague d’attentats islamiste entre 2016 et 2018 a été l’occasion de me ressaisir. Tu devais faire plus qu’analyser des faits et t’engager dans le débat public.

Pour tout dire, je ne savais plus très bien qui tu étais. Google Analytics m’a permis de mieux le comprendre, j’ai pu ainsi soigner ton apparence pour faire correspondre le corps et l’esprit.

Aujourd’hui, tu es Azimut. Je ne t’ai pas créé pour que tu dises la vérité, mais pour que tu nous invites à réfléchir. Après les djihadistes, il y eut les gilets jaunes et aujourd’hui le Coronavirus. Tu t’es affirmé.

Je voulais à l’origine que tu sois une agora, mais c’était mon idée, pas la tienne. L’agora aujourd’hui, ce sont les réseaux sociaux et je te suis reconnaissant de venir t’exprimer de temps en temps sur ma page FB.

Tu es grand maintenant, tu n’as plus besoin de moi. Tu as une apparence et une âme. Tu sais aussi quel sens tu veux donner à ta vie. Pour tes 10 ans, je t’offre la dernière chose dont tu as besoin pour continuer : un passé.

Bon anniversaire et ne m’oublie pas.

Édouard

Top & down

J’aime bien les statistiques. C’est révélateur et un peu magique. Cela donne accès a un monde parallèle. Bref, ça me plaît.

J’ai analysé la diffusion quotidienne de posts sur la page Facebook d’Azimut au cours de ces  trois mois. Ces résultats sont certainement un peu faussés dans la mesure où le nombre des membres d’Azimut a fortement évolué au cours de cette période, mais je pense que les résultats sont tout de même parlants.

Donc, trois catégories : Territoire, dogme et violence avec cinq subdivisions pour les deux premières et quatre pour la dernière. Attendu qu’il y a sept articles par subdivision. Donc 35+35+28 = 98 articles

4 éléments pour mesurer la popularité des articles. D’abord la visualisation du post sur Facebook, c’est-à-dire le nombre de personnes qui ont cliqué sur la notification les informant que le lien avait été mis sur Facebook. Viennent ensuite les « like », les commentaires qui ne sont en l’occurrence pas très probants et enfin le nombre réel de consultations de l’article sur le blog.

And the winner is…Sigmund avec 51 visualisations. Enfin, il y a en fait 3 gagnants, car concernant les like, le père de la psychanalyse peut aller se rhabiller, largement coiffé au poteau par Teilhard de Chardin avec 10 like. Mais bon, il ne faudrait pas non plus que le célèbre jésuite paléontologue se réjouisse trop vite, car il est à son tour distancié, de peu, cette fois-ci par un troisième individu : Jacques, le « frère » de Jésus qui comptabilise 16 consultations sur le blog. Si le nombre des croyants baisse, il faut croire que parler du christianisme est encore payant, plus que de l’islam et bien plus que du judaïsme si l’on en croit les statistiques. Mais de toute façon, le monothéisme ne domine pas la catégorie « dogme ». Les trois religions du livre sont ainsi largement distancées par les systèmes de croyances dépourvus d’ancrages religieux.

Cependant, la catégorie « dogme » est à son tour dominée par la catégorie « violence » au sein de laquelle les « pulsions » brillent très largement avec en guest-star, Natalie Portman par l’intermédiaire de BlackSwan.

Je parle peu de la rubrique territoire. Un seul article dépasse le cap des 45 visualisations et arrive en cinquième position du TOP 6 : « le soleil des indépendances ». C’est une très grosse satisfaction pour moi. Ce livre est génial et mériterait d’être mieux connu en France.

Mais s’il y a des vainqueurs, il y a aussi des perdants et six articles n’ont pas passé la barre des trente visualisations. Je regrette que « le monde selon Christophe Colomb » en fasse partie, c’est une émission de télé qui m’avait beaucoup marquée. Sinon, je comprends que des titres un peu poussiéreux comme « Ainsi Dieu choisit la France » ou « L’Europe, l’Europe l’Europe » ne soient pas attrayants et que des titres aussi plats que « Canada » ou « la dame au petit chien » puissent être trop neutres pour susciter l’intérêt. Quant, au petit dernier, « disgrâce » avec ses seulement 27 visualisations, cela reste un mystère : il était sans doute prédestiné.

À très vite

Édouard

Halteaufake

« Qu’est-ce que la vérité ? » disait Pilate. Il y a 2000 ans, on se posait déjà la question, mais que dire maintenant avec Facebook ?
À la base, il y a une méfiance et un rejet pour tout ce qui est officiel, on a ses informations personnelles qui satisfont nos fantasmes, mais au final, on ne sait plus très bien ou on en est.
Pour ma part, j’ai confiance dans la presse écrite traditionnelle : Le Monde, Libération, le Figaro, La Croix, l’express, Le nouvel Obs…tout simplement parce qu’ils ne peuvent se le permettre, la concurrence attendant le moindre faux pas de l’autre pour pouvoir le dénoncer et lui voler des parts de marché. Ces médias possèdent bien entendu des sites et sont heureusement diffusés sur Facebook.
À côté, une multitude de news plus ou moins douteuse pullulent sur Facebook. Les Russes sont souvent montrés du doigt, il faut dire que le pays des « protocoles des sages de sion » à l’origine du complot juif mondial a du métier en matière de Fake.
À côté des sites dont tout le monde sait qu’ils sont faux, mais qui prétendent détenir de vraies informations (les moutons rebelles, nouvel ordre mondial, Spoutnik…), on trouve des sites satiriques qui revendiquent l’absence de vérité des informations qu’ils diffusent ( Le Gorafi, Nordpresse…).
Face à cette multitude d’informations, les comportements sont divers. Alors que certains, perdus, ne pensent pas à regarder l’origine des posts, d’autres privilégient les posts qui correspondent à ce qu’ils ont envie de penser en se gardant bien d’insister sur l’origine de la source.
Et puis, on trouve enfin les bricoleurs de fakes car en définitive, tout le monde tente d’influencer tout le monde sur Facebook. La semaine dernière, au sujet de la controverse sur la couverture du magazine M du monde, une personne indignée avait cru bon de diffuser un montage faisant apparaître Hitler à côté de Macron, laissant à penser que Le Monde assimilait Macron à Hitler, ce qui est heureusement faux même si on peut soupçonner le magazine d’avoir été un poil racoleur sur ce coup-là. Parmi les mille et une façons de bricoler un fake, il y a aussi la possibilité de diffuser une info tout ce qu’il y a de plus vraie, mais qui date de plusieurs mois, apparaissant ainsi comme un scoop.
Cette histoire de fake et la relativité du phénomène m’intéressent beaucoup. Aussi, pour celles et ceux qui se sentiraient perdus, j’ai créé un groupe Facebook « Halteaufake » permettant de les aider à dissocier le vrai du faux.
Quelques principes de base :
– Regarder la source en bas à gauche pour savoir s’il s’agit d’un média connu ;
– Cliquer pour voir si c’est un vrai lien ;
– Regarder la date du poste.
À très vite
Edouard

Un ami Facebook

Je ne peux pas dire qu’à la fac, c’était vraiment un ami. Cependant, son sourire, sa voix apaisante et son regard bienveillant me suffisaient pour dire « lui, il est sympa », sans que je le connaisse vraiment.
Et puis, on s’est retrouvé bien des années après sur Facebook je ne me souviens plus très bien comment.
En fait, c’est Daech qui nous a rapprochés. À partir des attentats de Charlie Hebdo, j’ai commencé à écrire pas mal d’articles sur l’islamisme et l’islam en général. Mohamed les likait et/ou les commentait. Au printemps, après avoir bien débattu sur « les djihadistes sont-ils musulmans ? », il m’a dit « en te lisant, je me dis que le dialogue est possible ». Alors on a décidé de se rencontrer en live pour dialoguer.
C’est comme ça qu’on s’est retrouvé deux mois plus tard au tournesol. Ne me dites pas que vous ne connaissez pas le tournesol. C’est pour moi le bar des bons souvenirs du côté d’Edgar Quinet dans le quartier Montparnasse. Je n’y vais plus beaucoup, mais à chaque fois, je sais qu’il sera le théâtre d’une rencontre dont je me souviendrai longtemps.
Mohamed n’avait pas beaucoup changé depuis la fac. Il avait fait le même DESS que moi l’année d’après alors des souvenirs en commun, on en avait. Il s’était marié et avait deux enfants.
Rapidement, on a comme prévu embrayé sur la religion. Moi et mon éducation catholique, lui et son éducation musulmane, c’était un moment fort. Mohamed n’était pas un djihadiste, on a pris chacun une pinte et il m’a avoué que ça lui arrivait de manger du porc. Il m’a dit aussi avoir pris conscience qu’il était musulman la première fois qu’on l’avait traité de sale arabe quand il était enfant. Ceci dit, il ne rejetait pas pour autant ses racines musulmanes et algériennes. C’était donc un moment fort, un moment où tout semble possible, où tu te persuades que les gesticulations de Deach n’étaient en fait qu’une mascarade aussi macabre que pitoyable et qu’il n’y a pas d’autre issue que le dialogue entre religions.
La semaine dernière, Mohamed a eu une crise cardiaque. C’est Leila, son épouse, qui l’a annoncé sur Facebook.
Bien sûr, j’ai été choqué, je me suis senti jeté à terre et j’ai même entendu mon inconscient me dire : « Le pot du tournesol, c’était un rêve, un mirage. C’est un truc qui n’existe pas dans la vraie vie. Les religions sont faites pour se combattre, pas pour se comprendre ».
Heureusement, je me suis relevé. Je sais qu’il y a d’autres porteurs de lumière dans le monde musulman. Nous ne pourrons plus débattre ensemble Mohamed, nous ne pourrons plus continuer à guerroyer contre l’obscurantisme, mais maintenant, je le ferai aussi un peu pour toi.

Édouard

Blog et bowling

Longtemps, je me suis demandé pourquoi la découverte du nord du Canada par Leif Erikson autour de l’an 1000 avait eu si peu de retentissement alors que la découverte de Christophe Colomb avait constitué une véritable révolution pour l’occident. J’ai fini par comprendre que l’Islande du Xe siècle n’était pas l’Espagne du XVe et que le succès d’une découverte n’était pas tant lié à la découverte elle-même qu’au sens que lui donne la société au sein de laquelle elle est mise à jour.
Mon hébergeur, Lemonde, ne me permet pas de gagner de l’argent avec mon blog et pour tout dire, je n’en éprouve pas le besoin (j’ai un vrai travail). Dès lors, mon plaisir de blogueur est de participer au débat public et bien entendu, de voir que mes articles sont likés, cliqués, lus, commentés. Ce plaisir est un peu le même que celui du joueur de bowling. Il y a des strikes, des bides, des semi-satisfactions.
Cela fait maintenant un an que je suis connecté à Google Analytics et le Top ten est éloquent :
10- « mes frères ». Je suis bien content d’avoir pu faire un peu de pub pour ce film qui fait connaître une maladie rare. Bien entendu, l’article est à publier dans les jours qui suivent la sortie du film, sinon, c’est un coup d’épée dans l’eau.
9- « Boris perd et gagne ». Strike réussi. Publié juste après la démission du bouffon londonien.
8- « Finalement, il y a quoi dans le Coran ? » L’islam, ça marche bien en ce moment. J’ai remarqué à cette occasion que beaucoup de gens likaient sans lire.
En 7, il y aurait « un con en hiver », mais le score est dû à un vendeur de viagra qui a pris ce post en otage. Donc, ça ne compte pas.
7- « Deash est en nous » celui-là, je l’avais écrit il y a deux ans au moment de l’assassinat du père Hamel, mais les gens le consultent toujours.
6- « Une vie chinoise ». Écrit aussi il y a deux ans. Je ne sais pas pourquoi il a tant de succès.
5- « comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle ». Ça, c’est un article de Guy, mon co-blogueur. Le succès doit beaucoup plus au titre, à mon avis, qu’à un intérêt pour la religion catholique.
4- « La disparition de Josef Mengele ». Ça, c’était au moment des prix littéraires.
3- « Quand vient la peur » Article écrit il y a 5 ans et demi, consulté massivement début août, quand le film est repassé sur France 3. Strike à retardement.
2- « balance ta chienne ». Bon, là, j’avais surfé sur la vague « balance ton porc ». Le titre accroche bien.
1- « Religion et obscurantisme en France ». C’est un très beau strike celui-là. Pas directement attaché à une actualité brûlante. Un truc qui touche l’inconscient collectif français. J’espère qu’il y en aura d’autres comme ça.
Que mes lecteurs se rassurent, mon but n’est pas uniquement de faire de l’audimat, mais c’est bien aussi de savoir ce qui vous intéresse. Je continuerai donc à écrire des posts qui n’intéressent a priori personne, comme cet article écrit il y a un an sur le Mokélé-Mbembe qui fait tout de même son petit bonhomme de chemin et qui sera peut-être un jour dans le top ten.

Édouard

Azimut

Le blog a fêté ses huit ans en mai. Cela faisait huit ans que je bricolais dans mon profil d’administrateur en me demandant toujours à quoi pouvait bien servir telle ou telle fonctionnalité. Au début de l’année, j’ai enfin compris que mon blog était un blog WordPress remanié par Le Monde. Il faut dire à ma décharge que cette parenté n’est pas particulièrement valorisée sur l’interface administrateur, même si elle n’est pas niée. Qui va regarder ce qui est écrit en bas des pages ? Je me suis alors demandé si les difficultés rencontrées pour faire évoluer le blog étaient liées à un manque de compétences personnelles ou à une volonté du Monde de freiner les velléités trop aventureuses. J’ai donc fait l’acquisition de « WordPress pour les nuls » dont la dernière édition est sortie au printemps et j’ai trouvé la réponse qui est bien entendu « les deux ». L’apport principal du bouquin est de m’avoir bien fait comprendre la distinction entre « catégorie », « menu » et « widgets » sans quoi tu te heurtes toujours à des difficultés insurmontables.
Fort de mes nouvelles compétences, j’ai commencé à me demander ce que je pouvais faire pour améliorer « jet d’encre » et la première chose qui m’est apparue et que ce nom choisi il y à deux ans ne me convenait plus. Il y avait quelque chose de gênant dans ce nom, comme une agressivité industrielle dépourvue d’émotions. C’était peut-être le cas en 2012-2013 quand mon principal souci était de remplir le blog avec Guy et Martine, mais ce n’est plus le cas.
Ce que je souhaite aujourd’hui, c’est proposer des clés d’analyse, de faire réfléchir, de créer du lien. Avec Google analytics, je sais mieux ce qui intéresse les visiteurs. Je ne trouvais pas le nom alors, j’ai cherché dans les synonymes d’« Antidote » et j’ai flashé sur « Azimut ».
Ce mot à la fois sympathique et savant d’origine arabe, indispensable à la navigation en haute mer correspondait parfaitement à l’objectif poursuivi dans mes critiques et chroniques, mais moins il est vrai aux textes de fiction et à Georges en particulier.
C’est la raison pour laquelle les aventures de Georges sont en train de migrer sur « Shortédition ». Il sera encore possible d’y accéder par la rubrique « du côté de chez Georges », mais tous les liens renverront sur « Shortédition ».
J’ai voulu moins axer le blogue sur l’écriture et la littérature et à ce titre, j’ai créé un menu qui n’existait pas pour les chroniques. J’ai supprimé la page « blog à part » car je ne pense plus que ce soit la peine d’insiste sur le fil conducteur de la création du blog. Il y a eu des hésitations, des fausses pistes, des retours en arrière, de nouveaux supports et outils. Tout ça n’est pas bien linéaire. Toutefois, les articles sont toujours là, accessibles par CHRONIQUES/Écriture. Ayant enfin compris ce qu’était un « thème », j’en ai choisi un qui avait un bandeau latéral pour y mettre les trois thématiques qui me tiennent le plus à cœur : l’Europe, le fanatisme et la religion.
Mais l’évolution majeure d’ « azimut » est la place donnée au Multimédia. Nous sommes dans une civilisation de l’image. C’est pourquoi j’ai recréé la rubrique « cinéma », abandonnée pendant quelque temps. C’est aussi la raison pour laquelle tout article est aujourd’hui associé à une image. Le rapport entre l’image et le texte n’est pas toujours évident, mais il y en a toujours un. À vous de le trouver.

Édouard

Le bonheur Analytics

Internet nous rend-il heureux ? Je ne veux pas parler ici du grand bonheur, des rencontres extraordinaires sur Meetic qui vont changer la vie des internautes, mais de ce que Philippe Delerm aurait qualifié de plaisir minuscule. Souvenez-vous, « la première gorgée de bière », 1997, il n’était pas question alors d’internet puisqu’internet n’avait pas encore été mis à la portée du grand public. Mais les « like » de posts sur Facebook, les demandes d’amitié même si je sais bien que sur le lot, il y aura toujours quelques putes, une poignée de fachos et trois vendeurs de dentifrice, ça fait plaisir.
Avec internet, nous sommes en interconnexion permanente les uns avec les autres. Avant, pour les athées, il n’y avait peut-être que dans les manifs qui permettaient cette communion. Aujourd’hui, pourquoi manifester puisqu’il y a Facebook et Twitter ?
Savoir que les posts de mon blog sont lus, c’est aussi du plaisir minuscule. Et le véhicule qui me permet de connaître l’activité de mon blog, c’est « Google analytics ». Donc « Google analytics » contribue à me faire plaisir.
Lors des précédents posts concernant la vie du blog, j’avais fait part de mon souhait de le voir devenir un petit îlot culturel sur lequel le visiteur pourrait passer du temps. Je voyais ça à l’époque comme une utopie, mais ce n’en est plus vraiment une.
Il y a le « taux de sortie » qui permet de savoir que des utilisateurs ont visité plusieurs pages, à ne pas confondre avec le « taux de rebonds » dont on dit que c’est mieux quand il est bas, mais ça me choque pas si un internaute tombe sur un de mes posts via Google et s’en va immédiatement après l’avoir lu. Je préfère que 100 utilisateurs lisent le post sans aller ailleurs plutôt qu’un seul utilisateur qui va surfer sur 100 articles sans y prêter attention (un sacré psychopathe, celui-là).
Pour le reste, ce n’est pas encore la « grande librairie », mais il y a comme un frémissement (statistiques depuis le 12 août 2017) :
– 24 visites dans les pages « Blog à part », « mes films » et « du côté de chez Georges » ;
– 18 visites dans les rubriques livres. Ça c’est une belle satisfaction, j’ai bien fait de me casser le cul pour rendre cette micro bibliothèque plus lisible ;
– 16 utilisations du moteur de recherche ;
– 15 recherches dans les archives, surtout pour les années 2017-2018 et aussi 2010 (probablement la trace des fans de la première heure) ;
– Bon, seulement 4 passages pour les rubriques « raconter l’humain, l’espace et le temps ». Ça, c’était mon grand dada, mais peut être que je ne suis finalement que le seul à comprendre.
Bref, comme disaient déjà nos ancêtres du paléolithique, « y a pas encore de flammes, mais ça fume un peu ».
Que la fête continue.
Edou@rd