Ecriture et écho

Depuis un an, je suis relecteur au comité de lecture d’une petite maison d’édition en ligne que les habitués de général Lee connaissent : Shortédition. C’est cette même maison qui a publié un certain nombre de mes textes, notamment quelques aventures de Georges. Le choix des textes qui seront publiés sur le site est effectué par des relecteurs bénévoles qui votent pour chaque œuvre sur une échelle de 1 à 10. Bien entendu, les relecteurs qui sont aussi auteurs n’ont pas la possibilité de voter pour leurs propres œuvres.
Ceci dit, cela ne signifie pas qu’être relecteur n’est d’aucune aide pour être publié ni pour progresser en écriture. Je savais en m’engageant que le travail d’un relecteur n’était pas exactement le même que celui d’un lecteur lambda d’une œuvre sélectionnée, calibrée, ripolinée par un éditeur et distribuée dans le commerce.
Sur le flot de textes qui arrivent sur le site, 20% seulement sont de qualité. On est toujours plus indulgent avec soi même qu’avec les autres et à force de relire des textes mal écrits, bourrés de fautes d’orthographe, sans chutes, sans épaisseur, dans un français laissant à désirer et sans aucun respect pour la concordance des temps, on finit fatalement par devenir plus exigent pour soi.
Le second intérêt réside dans le fait de croiser son opinion avec celui des autres relecteurs. Je n’en connaissais aucun et j’ai été agréablement surpris par le fait qu’en dehors de quelques exceptions (heureusement, nous ne sommes pas des robots), il y a très souvent une convergence d’opinion concernant la qualité d’un texte. Comme quoi, quand une œuvre est vraiment bonne…
Donc, pas de fautes d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison. C’est le BABA, mais ce n’est pas suffisant. Il faut aussi qu’une vraie sensibilité se dégage du texte, qu’elle marque le relecteur, qu’elle l’aspire, qu’elle le captive (presque au propre), qu’il ne souhaite plus se détacher du texte. Tout le monde n’est pas également équipé pour atteindre cet objectif. Très rares sont les Françoise Sagan qui y arrivent à 18 ans avec « Bonjour Tristesse ». La très grande majorité n’y arrive qu’avec le travail et la maturité.
Ceci dit, il y aura toujours une part d’aléa dans le choix du comité et le fait qu’un texte n’ait pas été retenu ne signifie pas forcément qu’il est mauvais et absolument pas que l’auteur doive se décourager. Il est extrêmement précieux pour un auteur d’avoir un retour sur son œuvre, mais la décision du comité éditorial n’est qu’un écho et l’auteur sera le seul à pouvoir lui donner une signification.
Edouard

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