Le comte de Monte-Kindle

Saint Nicolas m’a apporté une tablette de lecture Kindle, et je me suis empressé de faire un essai avec l’histoire d’Edmond Dantès, téléchargée sur le site http://www.ebooksgratuits.com(chaudement recommandé: des centaines d’œuvres classiques libres de droits, donc légalement téléchargeables).
Le positif: encombrement réduit, facilité d’emploi enfantine, disponibilité en tout lieu (même dans un bain – attention à l’immersion du gadget).
Le négatif: importance d’un bon éclairage extérieur (pas de lecture clandestine sous les couvertures), caractères plutôt petits, retours en arrière demandant une dextérité de pianiste, absence de l’odeur et du contact du papier, difficulté de prendre des notes au vol.
Bilan légèrement positif, donc. Mais je ne crois pas que la tablette deviendra mon mode de lecture favori.
Selon mon expérience, la lecture sur écran est plus fatigante que sur le papier.
Que vivent donc les bons vieux livres, compagnons irremplaçables.
Belle fin d’année à tous.

Guy

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Porc à l’ananas Martine

Pour bien faire (chic) vous achetez un rôti de porc, vous le saupoudrez de sel, poivre, paprika, huile, vous y ajoutez votre ananas frais coupé en cubes, votre poivron coupé en lamelles et vous mettez au four, un certain temps en le tournant et en l’arrosant souvent…

Voilà qui a paru bien long, compliqué et salissant à la retraitée fainéante que je me plais à être. Donc :

Ingrédients :

 2 Filets de porc coupé en tronçons que vous faites dorer dans un faitout.
 2 poignées de poivrons (que vous avez au préalable lavé, coupés en lamelles et mis au congélateur pour que ça aille plus vite quand vous en avez besoin. Achetés par 4, il y en a pour un moment.)
 1 Boîte d’ananas en morceaux avec le jus. (Moi, j’en mets 2 parce que ce que j’aime dans ce plat, c’est l’ananas au paprika)
 Sel, poivre et 1 c. à soupe de paprika.

Temps de cuisson ??? Euh…, le temps que le jus réduise, mais prenez soin de lâcher, de temps en temps, l’ordinateur pour aller touiller et vérifier le niveau du jus.

Accompagnement : pour moi, c’est frites.
Mais alors, là, excusez du peu, la fainéante se rebelle, épluche ses pommes de terre à la main, les coupe à « l’emporte-pièce » dans n’importe quel sens, les laves à l’eau chaude, les essuient avant de les mettre dans la friteuse.

Martine

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Du manège dans les paroles

Il y a six mois, je faisais part à mes lecteurs de ma colère consécutive à l’arrivée de « chéri(e) fais les valises ! », la nouvelle émission de Nagui qui venait éclipser « n’oubliez pas les paroles ».
Aujourd’hui, j’ai toutes les raisons d’être satisfait puisque, comme je l’appelais de mes vœux, « chéri(e) fais les valises ! » n’est plus et que mon karaoké bien aimé est revenu.
Je trouve que la nouvelle formule est encore meilleure que celle qu’on pouvait voir avant les vacances.
Je dois le reconnaître, la formule initiale était sympa, mais un peu simpliste, le risque avec les émissions sympas, mais simplistes, c’est la sclérose, le risque de finir dans le placard des dinosaures télévisuels avec les chiffres et les lettres, l’eurovision, miss France et Michel Drucker.
Le coup des bonus/malus que voit le téléspectateur, mais pas le candidat, c’est sympa, ça met un peu de piment, un peu de suspense. Le nouveau joker qui permet de changer de chanson…pas très utile, mais sympa aussi. Il rappelle que le plaisir est d’entendre les gens chanter le plus longtemps possible.

Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est le changement de thème hebdomadaire. Ça, c’est vraiment bien, on sent qu’on est dans la créativité permanente, qu’on fait évoluer le concept.
À la rentrée, il y a eu les célébrités, puis les sosies…cette semaine, c’est les célibataires.
Un zeste de « tournez manège » dans « n’oubliez pas les paroles » ? Pourquoi pas si c’est expérimental, si ça ne continue pas 30 ans. Comme dit Johnny, « on peut juste essayer pour voir ».

Tout d’abord, il faut des célibataires, ingrédient qui a fait le succès de l’émission phare des années 80. Une femme choisit entre deux hommes qui chantent devant elle. Quels sont les critères de sélection de la candidate ? Très subjectifs, on imagine. Voilà le premier couple sur la piste. Quand ils ne chantent pas, on observe leur comportement. Que vont-ils faire quand ils vont répondre juste à une question ? Rien ? La bise ? Se serrer la main ? À la fin des deux premières chansons, la femme se tourne vers l’homme, mais celui-ci ne semble pas s’en apercevoir. À la troisième, l’homme se décide enfin à se retourner vers la candidate, mais elle ne le regarde pas. Le lendemain, la glace n’a pas vraiment l’air d’avoir été brisée. À 35000€, il attaque et décide de l’embrasser. Elle se laisse faire sans conviction.

La nouvelle candidate est une petite jeune frisée toute mimi avec chapeau et salopette. On retrouve le prétendant malheureux de la veille face à un petit jeune. Le malheureux chante « cœur de loup » de « Jean Jacques Lafontaine ». On a mal pour lui…elle n’était pas née en 89 ! Le petit jeune chante « machistador » de « M ». Elle a les yeux qui brillent en le regardant. L’animateur tente de faire durer le suspens, mais on sait déjà qui a gagné. Deuxième râteau en deux jours, le type est un peu secoué. Naguy s’en aperçoit et semble gêné : il aura une dernière chance. Après, c’est du sadisme. Il y a peut-être un truc à creuser pour consoler le lourdé ? À voir…on innove, on innove. Pourvu que ça dure !

Edouard

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Scénario pourri…succès planétaire !!

Sujet de rédaction : Dans un hôtel new-yorkais, l’un des hommes les plus influents du monde chante sous sa douche. Au même moment, une femme de chambre d’origine sénégalaise entre dans la chambre pour faire le ménage. L’homme ayant fini sa toilette sort entièrement nu de la salle de bain et se trouve nez à nez avec la femme de chambre. Imaginez la suite…
Il faut bien l’avouer, le commencement de l’affaire DSK a tout d’un scénario pour film porno qu’aurait pu imaginer le dernier des simples d’esprit.
Première rédaction :
Choquée en voyant l’animal, la femme de chambre se met les mains sur les yeux.
– Cachez ce … que je ne saurais voir.
Rougissant, DSK fait un pas en arrière et referme la porte de la salle de bain.
– Vous me direz quand vous aurez fini !?
– Oui, oui…
Après avoir terminé de passer l’aspirateur, la femme de chambre s’éclipse.
– C’est bon maintenant. Vous pouvez sortir!
Note : 2/10
Observation du professeur : Ce scénario manque incontestablement d’inventivité, aucun suspens, aucun sel. Vous n’avez pas su exploiter les éléments de l’énoncé.
Deuxième rédaction :
L’homme se jette sur la femme de chambre et tente de la violer. Elle se débat et réussit à sortir de la chambre.
Note : 3/10
Observation du professeur : Ce scénario est beaucoup trop court. Un peu bestial aussi. Il suppose un homme psychologiquement déficient qui n’a aucune maîtrise de lui-même. N’oubliez pas qu’il s’agit là de l’un des hommes les plus influents de la planète ! L’attitude de la femme de chambre semble en revanche plus crédible. Je vous invite donc à reprendre la première partie après avoir creusé la seconde et après avoir détaillé la psychologie du personnage masculin.

Edouard

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wasabi et sirop d’érable

Le 9 mars 2011, s’est ouvert 42 rue Linois un restaurant au nom très peu français : « japanDaily ».
Encore un japonais comme il y en a tant dans Paris !? Avec sa sempiternelle soupe miso, sa petite salade et ses menus aux noms romantiques de « menus A, B, C, D, E, F, G… » !!? Pour en avoir le cœur net, je suis entré. J’ai d’abord été frappé par le cadre. Deux rangées de tables tête bêche séparée par un muret dans lequel sont encastrées de petites télés. C’est un self. Ici, pas de soupe miso ni de « menu à lettre », mais des barquettes préremplies dénommées « Bento » et un grand assortiment de sushis et de makis. J’opte pour le « menu bento » avec une barquette, une boisson, un dessert.
Je prends ma barquette et je passe devant les desserts… des brownies, des muffins et autres pâtisseries nord-américaines. Je m’arrête une seconde et me retourne : où suis-je tombé ? En arrivant à la caisse, une voix féminine avec un léger accent québécois me demande 8€. Elle est souriante, sans façon et vient effectivement de Québec. Où suis-je ?
Le site de « japandaily » explique le concept qui est de recréer un environnement typiquement tokyoïte. N’étant jamais allé au Japon, j’ai du mal à apprécier. Cependant, il est certain qu’il y a une ambiance que l’on trouve difficilement en France, une ambiance que, faute de mieux, je rattache à l’Amérique du Nord. Une autre conception de la nourriture et du repas. Après tout, dans la « planète-village » dans laquelle nous vivons aujourd’hui, je ne serais pas étonné que le Tokyoïte moyen se gave plus souvent de muffins que de soupe-miso.
Pour terminer, je prends mon café à une machine « Nespresso ». En regardant couler le liquide, je dresse l’oreille en espérant entendre un « What else ? ». Y faut pas pousser.
En sortant, je me retrouve bien dans le quinzième. Pour 8€, je me suis senti l’espace d’une demi-heure, passager d’un long courrier entre New York et Singapour, comme le businessman de starmania, Je n’ai pas été déçu du voyage. Ce n’était pas très très raffiné, mais tellement dépaysant !!

Edouard

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Mon teinturier bien aimé

On pouvait trouver il y a encore quelques semaines, 33 avenue de Suffren, au pied de la tour Eiffel, un établissement un brin surréaliste et « so 7th », comme diraient les amoureux de Paris d’outre-Manche et d’outre-Atlantique : une teinturerie littéraire portant le nom délicat d’ « au sens propre ». Le maître des lieux, Benoît Desaulles, avait un style qui se fondait à merveille dans le quartier : sympathique, bien élevé, souriant, propre sur lui (ce qui est la moindre des choses dans sa profession). À y regarder de plus près, on percevait un certain mystère derrière ce quinquagénaire, ancien informaticien reconverti sur le tard dans la teinturerie.

Cet hiver, il a disparu quatre semaines. Des pancartes posées à l’entrée d’ « au sens propre » indiquaient que l’établissement était fermé par décision de justice. Et puis, un beau jour, Benoît Desaulles a refait surface, les traits du visage creusés, la tenue un peu négligée, mais victorieux. « J’ai gagné ! Me revoilà reparti pour sept ans. » m’a-t-il simplement dit.

Peu après son retour, des travaux ont commencé dans la boutique et par petite touche, « au sens propre » s’est transformé en teinturerie écologique. La semaine dernière, il ne restait plus rien de « littéraire » dans l’établissement qui était devenu un maillon d’une chaîne de laveries « nature et découvertes ». Le commandant de bord avait perdu son âme, mais était toujours là : il faut bien vivre. Le combat de l’ours blanc contre l’encrier n’est pas équitable.

Et puis, hier, j’ai su qu’il avait à nouveau disparu en début de semaine. Réussira-t-il à nouveau à s’en sortir ? Et si oui, à quel prix ?

Qui que vous soyez, Benoît, vous pouvez compter sur mon soutien. Tout d’abord parce que la « teinturerie littéraire » était une idée géniale, mais aussi parce que vous êtes un personnage de roman, comme ceux des livres que vous prêtiez.

Parce que vous m’êtes sympathique, mais aussi en tant que lecteur, j’ai bien entendu envie que vous vous en sortiez à nouveau. Rares sont les personnes qui, en voyant des prisonniers s’évader au début d’un film, espèrent de tout leur cœur qu’ils vont se faire pincer.

Comme le raconte si bien Clint Eastwood dans « impitoyable », il y a ceux qui racontent des histoires et ceux qui les vivent. Ceux qui les vivent sont absorbés par l’imagination des auteurs qui fabriquent leurs légendes.

Un jour, peut-être, si Dieu le veut, j’écrirai la légende de Benoît Desaulles.

Edouard

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Le retour de la brosse à dents

Depuis un an, « n’oubliez pas les paroles » clôturait mes journées de boulot. C’était un jeu tout simple et c’est sans doute sa simplicité qui en faisait le charme. C’est vrai, les candidats ne chantaient pas tous bien, mais il y avait un quelque chose de « bon enfant » sur le plateau qui rendait cette émission sympathique qui faisait une ambiance de fond idéal permettant de faire tout un tas de choses en jetant un œil sur l’écran de temps en temps. Nagui aussi semblait comme un poisson dans l’eau dans cette sorte de « Taratata pour les nuls ». Bref, j’étais complètement fan de « n’oubliez pas les paroles ». Et puis, patatras, j’ai appris il y a deux semaines que « mon » émission allait être remplacée par « chéri(e), fais les valises ! ». Le titre m’a immédiatement alerté. Certes le «(e)» laissait une lueur d’espoir; « chérie, fais les valises » aurait été la fin de tout, le retour aux clichés machistes des années 50 du genre « maman est dans la cuisine pendant que papa lit son journal ». Mais qui a fait attention à la parenthèse ? Pas moi en tout cas puisque je viens de regarder le titre exact dans le programme télé. Comme si le titre ne suffisait pas à démolir d’emblée le jeu, France 2, dans les flashs sensés nous donner envie de regarder la chose, montrait un Nagui surexcité déguisé en Iznogoud qui ne présageait rien de bon.

De retour du boulot ce soir, en sevrage de ma demi-heure quotidienne de karaoké, j’ai décidé d’accorder une ultime chance au présentateur.

À 19h pétante, il est arrivé dans son costume d’Iznogoud, juché sur le dos d’un éléphant. Devant un public entièrement déguisé, il s’est mis à sélectionner quelques candidats à l’aide d’un quizz. Ensuite nous avons eu droit à un remake d’interville sans les vachettes pour une deuxième sélection, ensuite…j’ai déjà presque tout oublié… à oui, encore un quizz avec des valises qui tournent sur un tapis roulant d’aéroport. Et pour finir, je vous le donne en mille…(roulement de tambour), un schmilblick !!! Oui, mais pas n’importe quel schmilblick, un schmilblick avec un coffre magique qui parle (là, c’est plus du interville, c’est carrément du Chantal Goya).

Et là, moi je dis « stop ». Pourquoi ? Pourquoi Nagui ? Tu t’étais déjà pourtant vautré avec « n’oubliez pas votre brosse à dents » ? Tu sais bien que ça ne marchera pas, ce gloubiboulga à base de vieux trucs télévisuels complètement éculés ? Comment peux tu ne pas comprendre que les gens qui rentrent du boulot ont envie d’un truc sympa et reposant et pas d’une agitation complètement débile ? Combien de temps ça va durer ce truc ? Une semaine ? Deux semaines ? Un mois ? Si dans un mois tu ne nous a pas rendu « n’oubliez pas les paroles »…tu seras plus mon copain.

Edouard

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Une odeur de « free » pourri

Les médias l’avaient largement annoncée, la hausse de la TVA sur les fournisseurs d’accès internet/télévision/téléphone, est intervenue le 1er février 2011. Jeudi 3- En rentrant du boulot : pas d’internet, pas de téléphone et, bien entendu, plus de télé. J’essaie d’appeler free qui me propose d’une part d’adhérer à la nouvelle freebox révolution, et tout, et tout…en appuyant sur « 1 » ou de me diriger sur un conseiller client susceptible de résoudre mon problème en appuyant sur « * ». La nouvelle freebox…rien à foutre. Il va falloir ramener l’ancienne, refaire les branchements… je connais la musique. Moi, ce que je veux, c’est quelqu’un qui me dise pourquoi ça marche pas. Manque de chance, une boîte vocale m’annonce qu’ « en raison d’un grand nombre d’appels, il n’est pas possible de me mettre en relation avec un conseiller client ». Ok, c’est un problème réseau, il faut attendre. Vendredi 4- Pas beaucoup d’amélioration. A partir de 23h00, internet et le téléphone reviennent un peu. Le standard est toujours inaccessible et je ne veux toujours pas la nouvelle « freebox ».Samedi 5- Nette amélioration du téléphone et d’internet mais pas de télé. Je vais voir sur le portail free, rien de précis.Dimanche 6- Idem.Lundi 7- La même chose. Je commence à me rendre compte qu’on peut très bien vivre sans télé, avec des CD, des bouquins et des DVD.Mardi 8- Pas mieux. Ca m’énerve quand même cette histoire de télé. Je pense à une petite application humoristique qui circulait en 2004, au moment de la réélection de Bush. L’internaute avait en apparence le choix de voter Kerry mais techniquement, c’était impossible. Et si ce « grand nombre d’appels » était une vaste connerie nous obligeant à acheter la nouvelle « freebox » ? Et si acheter la nouvelle « freebox » était en fait le seul moyen d’avoir à nouveau la télé ?Mercredi 9- Je veux en avoir le cœur net. Je veux parler à quelqu’un et après trois essais infructueux, trois « en raison d’un grand nombre d’appels… », je décide d’appuyer sur « 1 », espérant tomber sur un être humain. Ma naïveté me perdra. Une boîte vocale me remercie d’avoir acheté la nouvelle freebox et m’informe qu’un mail m’a été envoyé. Je vais voir et là, on m’annonce que le je devrai payer 57€ pour avoir la nouvelle freebox. 

Aaaaaargh, je me suis fait zéber !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Ils l’emporteront pas au paradis des triple play, les salopards !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Que faire ? Changer de fournisseur d’accès ? Je doute fort que les autres soient moins requins.  Non, il n’y a que deux choses à faire. Hurler ma haine de la société de consommation sur mon blog et aller payer ma nouvelle freebox.

Edouard

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Le Floch fait plouf!

Les fidèles de France2 sont maintenant habitués aux acrobaties du marquis de Ranreuil alias Nicolas le Floch, le commissaire costumé, héros du diplomate et écrivain Jean-François Parot, qui officie dans le Paris de Louis XV. Hier, une fois n’est pas coutume, Nicolas était envoyé dans la campagne bordelaise pour résoudre le mystère d’une série de meurtres perpétrés, au dire de quelques paysans…par une bête sortie des enfers.

La ressemblance de cet épisode avec l’histoire archiexploitée de la bête du Gévaudan n’aura échappé qu’aux moins de 10 ans. Pour que l’intrigue ne se résume pas à un vulgaire copier/coller du « pacte des loups », le réalisateur ajoute quelques éléments de son cru. Autour de la bête rendue encore plus bête par son maître, un aristocrate dépravé, sadique et impuissant, les cinéphiles auront ainsi retrouvé de nombreuses références allant des « chasses du comte Zaroff » à « Thelma et Louise » en passant par « Nosferatu ». Les fans de Mylène Farmer et les trentenaires nostalgiques du clip de « pourvu qu’elles soient douces » y auront certainement aussi trouvé leur compte avec la rousse flamboyante sadomasochiste et non moins fatale qui campe une méchante vraiment très méchante qui a une copine nécrophile (un peu too much ?).

L’ensemble est divertissant, il est vrai, mais manque cruellement d’originalité. Une belle salade de fantasmes pour téléspectateurs du vendredi soir fatigués par leur semaine de boulot.

Edouard

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Papa Néandertal?

En prévision de la sortie, mercredi prochain d’ « AO, le dernier Néandertal » de Jacques Malaterre, France 3 a programmé hier soir à une heure impossible (22h45), un documentaire présentant la grande découverte de l’année : la preuve génétique de l’interfécondité entre Sapiens et Néandertal. Télérama, un magazine que je respecte beaucoup, cassait complètement cette émission en se focalisant sur un extrait du film dans lequel on voit papa/Néandertal et maman/Sapiens…jouer au papa et à la maman. C’est vrai, cette scène n’a absolument aucun intérêt (on sait comment ça marche). De même, l’idée de faire déambuler un faux néandertalien dans Paris pour démontrer que personne n’y fait attention est un peu débile. Enfin, la présentation idéalisée de Néandertal en « gentil sauvage », ainsi que la conclusion sur l’acceptation de la différence, est assez niaise.

Ceci dit, ces grosses ficelles permettent de faire passer une réalité scientifique (la coexistence aujourd’hui entre des espèces de Sapiens différentes sur la surface du globe) sur laquelle il est délicat de communiquer puisqu’elle touche à la notion de « race ». Elles permettent aussi de tordre le cou à l’idée reçue du massacre de Néandertal par Sapiens. Malgré toutes ses imperfections et maladresses, cette émission a donc eu le mérite de dire la vérité.
À mon avis, cela lui donne une valeur beaucoup plus grande que des présentations plus brillantes, mais qui nient cette découverte majeure, comme la vidéo de 6 minutes du très médiatique paléoanthropologue Pascal Picq, que l’on trouvait hier sur le site du journal « Le Monde ».

Edouard

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