Salade de coudes

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L’été est enfin là (un peu trop peut-être). À nous soleil, barbecues, farniente, coquillages, crustacés, plages abandonnées et…salades de coudes.
Et oui, depuis quelques semaines, je voue un amour passionné pour ses grosses pâtes qui semblent surgies de l’atelier d’un plombier nain.
Recette du jour pour 2/3 personnes.
Ingrédients :
100 g de coudes
1 Oignon
1 Citron
2 tomates
1 boîte de maïs
100 g de feta
Menthe, cerfeuil…
Sel
Huile d’olive
Faites cuire les pâtes et, dans une poêle, faites dorer l’oignon coupé en rondelles dans un peu d’huile d’olive.
Dans un saladier, ajoutez les tomates coupées en morceaux, le jus du citron et tous les autres ingrédients.
Mélangez bien le tout après y avoir incorporé les pâtes et l’oignon, laissez refroidir quelques minutes.
Laissez le saladier deux heures au frigidaire.
Dégustez, c’est divin.
PS : si vous avez pratiqué une activité physique juste avant : c’est encore meilleur.

Edouard

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Suicide collectif

2-0, un score qui sonne comme une claque monumentale et qui risque de faire oublier le fameux 3-0 de 98.

On sent que Raymond retient ses larmes : il n’a pas les mots. Que dire ? Certes, le Mexique n’est pas l’Allemagne, l’Italie ou le Brésil, mais tout de même une équipe jeune, dynamique et pleine d’avenir. Est-ce si honteux de se faire battre par les Mexicains ? Non, si cela avait été plus loin dans la compétition. Non, si la défaite n’intervenait pas après un 1-0 de mauvais augure contre la Chine et un nul contre l’Uruguay.

Pour comprendre, il faut peut être remonter à la source, c’est-à-dire la qualification et à la triste main de Thierry Henry. Et si depuis cette main, un sentiment diffus de culpabilité s’était emparé de l’équipe de France, accusée de tricherie par toute la planète ?

Et si, sachant que de toute façon elle serait attendue au tournant, l’équipe de France avait décidé de ne pas prendre le tournant ?

Ces hypothèses, si elles ont une quelconque réalité, ne sont probablement pas conscientes, mais on y pense fortement en se remémorant la deuxième mi-temps : des joueurs sans volonté et qui sont là sans être là. Manque de cohésion, certainement, mais pas seulement.
Ce phénomène anormal, Domenech l’a ressenti probablement lui aussi. Déboussolé, il ne trouve rien à dire de plus au journaliste que ces six mots qu’il répète plusieurs fois comme pour essayer de leur trouver un sens qu’il ne saisit pas lui-même : « c’est plus qu’une déception ».

Mais pour l’entraîneur, cette défaite a aussi une autre signification. Difficile de trouver une sortie de piste plus offensante. Entre les deux mi-temps, il a dû briefer ses joueurs et on sent un mieux au début de la deuxième… qui retombe vite comme un soufflet , comme s’ils avaient voulu le sanctionner.

Il reste tout de même un match contre l’Afrique du Sud, mais on n’y croit plus. On voit déjà les joueurs descendre l’oreille basse de l’avion à Orly.

Que faire ? Oublier la coupe du monde 2010, oublier Domenech, penser à Laurent Blanc qui va prendre le relais, penser à 2014 et souhaiter au Mexique d’aller très loin dans la compétition pour que la blessure soit moins profonde.

Edouard

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On a tous en nous quelque chose de Neandertal

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En ce début de XXIe siècle, l’homme blanc s’était enfin trouvé une place dans l’histoire de l’humanité. En réaction aux théories racistes qui voulaient faire de lui le représentant d’une race supérieure et qui en avaient fait la honte de l’humanité, il avait fini par accepter qu’il n’était pas différent des Africains et des Asiatiques. Du suédois au pygmée en passant par le canaque et l’Amazonien, nous étions tous les mêmes. Il y avait quelques différences physiques, c’est vrai, mais si peu…

S’il était un meurtrier, il en était de même pour ses cousins des autres continents. La génétique était là pour le prouver, l’homo sapiens était le seul survivant de la race homo.
Comment expliquer cette situation ? Pour la plupart des disparitions, il n’y était pour rien puisqu’elles avaient eu lieu bien longtemps avant qu’il hante les continents. Mais pour les autres, les contemporains de sapiens, comment expliquer ? Sans répondre, on pensait à une extermination perpétrée par nos ancêtres. En Europe, le débat tournait autour de Neandertal découvert en 1856. Ce cousin plus grand, plus fort et doté d’une volumineuse boîte crânienne avait disparu mystérieusement. Nous avions peut être échangé avec ce voisin, peut être même plus, mais en tout cas, selon toute vraisemblance, il n’y avait pas eu d’union fertile et les deux espèces ne s’étaient pas métissées.
Sapiens aurait-il exterminé Neandertal ?

Plusieurs relents bibliques dans cette hypothèse. Caïn et Abel, tout d’abord. Les Sapiens, enfants de Caïn, ne pouvaient être que des graines de meurtriers. David et Goliath ensuite. Si Sapiens avait survécu, ce n’était peut être pas seulement parce qu’il était un tueur, mais aussi parce qu’il était plus malin et qu’il avait su mieux s’adapter que son lourdaud de cousin.

Et puis, patatras, l’info est tombée dans Le Monde du 8 mai 2010, on a enfin la preuve que Neandertal et Sapiens se sont mélangés. Que penser ? Étant donné que les néandertaliens sont une espèce made in Europe, peut-on parler d’une race européenne ? Ca fait froid dans le dos, d’autant plus que cela fait 70 ans que l’homme blanc tente de penser le contraire. Et s’il y avait des races génétiquement différentes ? Et si les Européens appartenaient réellement à un même ensemble métissé qui les différenciait des autres humains ?

Dans les années 50, une telle théorie n’aurait pu émaner que de nostalgiques des chemises brunes, des claquements de bottes et des croix gammées. Mais aujourd’hui, que penser ? Le « tous pareils » difficilement tenable devra-t-il laisser la place au « tous différents » même si « les gens qui ne sont pas comme nous, ça nous dérange ».

Edouard

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