L’imprévisible

Anne-Catherine Hugues (épouse du Hugues qui s’est tiré avec une soprano dans « Victoria Hall ») convoque Guido Gianotti, professeur d’histoire de l’Art à la retraite pour estimer « une croûte » dont elle veut se débarrasser.

Ladite croûte n’est autre que le couvercle d’un tableau de Bronzino.

Et nous voilà voyageant dans la peinture du XVIe siècle florentin sous Cosme 1er. Une enquête rondement menée qui m’a passionnée.

Las ! L’entre filets m’a paru bien triste et obsessionnel.

Le Guido commence à ressentir la faiblesse de l’âge et voit sa coquette sur alternateur. Rien ne nous est épargné de sa honte, de son martyre et de ses rêves libidineux.

Il doit prendre du Viagra pour « satisfaire » la Catherine. (Plus jeune que lui, évidemment) Il passe de 2 à 4 pilules et de vie à trépas. Une valve… Une histoire de coeur !!! Pas d’amour ! Où alors, d’amour propre, d’orgueil !

Pfffffff ! Dur, dur les problèmes des vieux mecs qui ne savent pas passer à autre chose !!!

Faut-il vraiment s’obstiner à en péter une durite ? !

La Martine lessivée

ARDITI Metin
Babel, Acte Sud, 2006, 204 p.

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Leporello

Comment peut-on, diantre, « MASSACRER » de façon aussi éhontée le sublime opéra, Don Giovanni de M. Amédée Mozart !!!??? Un de mes préférés ! La puriste s’étouffe.

. Oui, mais de rire !

Beppo Rello qui fut le serviteur de M. Giovanni pendant 14 ans remet les choses au point. Ce Da Ponte n’y connaissait rien. En premier lieu il a fait un raccourci sur le nom du serviteur en l’appelant Leporello.

Ensuite, dans l’air du catalogue il lui fait dire : « E in Spania, mille e tre »

Si vous calculez bien, la chose n’est pas possible. A raison de 2 h par femme, compte tenu du temps passé en voyage ou les semaines au lit à soigner « les glorieuses blessures de Vénus » (tréponème) ce n’est pas possible. Tout a été exagéré.

Le Commandeur, un vieil imbécile, n’était pas une statue. L’épée de M. Giovanni l’avait bien transpercé de part en part, mais il s’en était remis et jouait depuis les fantômes. Un fantôme ayant un bon appétit qui s’empiffre au fameux dîner et s’aide de 2 bouteilles de Tokay pour le faire descendre. Quant à Melle Elvire c’était une « redoutable pécore », complètement dérangée par son besoin absolu de vengeance. Elle fera tuer par 2 assassins de métier Don Giovanni qui l’avait déflorée . Bien entendu, personne ne l’a su puisque pour ne pas aller en prison, Leporello l’a lavé et habillé de frais en laissant croire à une crise cardiaque, mais en mourant il a poussé le même cri que dans l’opéra. Aaaaaaaaah !

Au fil des pages, nous rencontrerons d’autres personnages célèbres dont le fameux M. Maisonneuve, autrement dit, en italien, Casanova.

M. Jean Dutourd, de l’Académie française, est un fameux écrivain qui a oublié d’être ennuyeux tout en pratiquant le français du XVIIIe siècle.

Relisez le livret de Don Giovanni après ça. !!!

La Martine chantante… « La ci darem la mano »

Tiens, j’entends le crapaud ! Il va pleuvoir !

DUTOURD Jean
Plon, 2007

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Il faut tuer Chateaubriand

Journaliste, écrivain, mais surtout homme politique (je l’ai connu comme maire de Toulouse), j’ai longtemps hésité à lire du Baudis.

Ces romans n’ont rien d’exceptionnel ; une histoire sur fond d’Histoire, mais ils font passer un bon moment.

Il y a longtemps, j’avais lu « Raimond le cathare » et « La conjuration » qui nous promenait dans les croisades. Avec « Il faut tuer Chateaubriand ! » nous voilà sous Napoléon et la conquête de l’Égypte.

« En quelques lignes, dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem, Chateaubriand raconte un étrange épisode : il essuie une salve de coups de feu alors qu’il descend le Nil en felouque. A-t-on cherché à tuer Chateaubriand et pourquoi ? À partir de cette mention fugace, Dominique Baudis échafaude un extraordinaire roman d’aventures autour des soldats perdus de l’Expédition d’Égypte. »

Déodat Dureau, enfant trouvé, élevé par un cordonnier de Toulouse après quelques aventures se retrouve esclave sous Méhémet-Ali et sous le nom d’Abdallah de Toulouse. Avec Ibrahim de Tarascon, Sélim d’Avignon, Youssouf de Picardie, Gamal de Rodez, Anouar de Carcassonne, ils deviennent les « Français du Pacha » et font la guerre pour lui. Cet à ce moment là que Chateaubriand débarque au Caire, reçu chez Abdallah et qu’il sèmera la panique.

Pas étonnant que M. Baudis ait été Président de l’Institut du Monde arabe et ait participé à nombre de commissions avec les pays du Mashrek. Il y a longtemps que c’est un spécialiste du sujet si j’en juge d’après ses livres.

Ses personnages sont toujours hauts en couleur et leurs aventures toujours très prenantes. On s’y croirait !!!

La Martine

BAUDIS Dominique
Grasset, 2003, 311 p.

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Une odeur de gingembre

« En 1903, Mary Mackenzie embarque pour la Chine où elle doit épouser Richard Collinsgworth, l’attaché militaire britannique auquel elle a été promise. Fascinée par la vie de Pékin au lendemain de la Révolte des Boxers, Mary affiche une curiosité d’esprit rapidement désapprouvée par la communauté des Européens. Une liaison avec un officier japonais dont elle attend un enfant la mettra définitivement au ban de la société. Rejetée par son mari, Mary fuira au Japon dans des conditions dramatiques. »

Ouille ! . Ça sent le mélo et l’eau de rose !

« À travers son journal intime, entrecoupé des lettres qu’elle adresse à sa mère restée au pays ou à sa meilleure amie, l’on découvre le passionnant récit de sa survie dans une culture totalement étrangère à laquelle elle réussira à s’intégrer grâce à son courage et à son intelligence. Par la richesse psychologique de son héroïne, l’originalité profonde de son intrigue, sa facture moderne et très maîtrisée, une odeur de gingembre est un roman hors norme. »

Hors norme veut tout et rien dire, mais je ne sais pas expliquer l’engouement que j’ai ressenti pour ce livre dont je n’arrive pas à sortir.

Tout est écrit avec sensibilité, parfois sautant du coq-à-l’âne pour une pensée pleine d’humour, mais surtout avec réalisme. Tout nous est raconté dans le moindre détail et loin de m’ennuyer je me suis attachée à Mary et j’ai eu beaucoup de mal a accepter le point final.

J’ai été intrigué par sa perception, sa compréhension du Japon (un pays dont je ne sais pas grand-chose et qui ne m’attire pas.) C’est là où je me suis rappelé que l’auteur était un homme et qu’il avait grandi au Japon.

Rentrer à ce point dans la peau d’une femme, et surtout son esprit, est une prouesse que je salue.

Texte: La Martine toute chamboulée

Illustration:Magali

WYND Oswald R
Une odeur de gingembre
Folio 2012 (1977), 474 p.

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Deux sœurs pour un roi (Philippa GREGORY)

« Introduite au palais de Westminster, à l’âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D’abord éblouie par le souverain, elle comprend qu’elle sert d’appât au milieu des complots dynastiques. Quand l’intérêt du roi pour elle s’émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour.

Désir, haine, ambitions, trahisons. Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire qui se terminera dans le sang. »

« Véracité des dialogues et souci du détail propulsent le lecteur jusque dans les appartements privés de Henri VIII. » The Times.

Compte tenu de ce que l’on sait exactement de cette époque et de ces deux dames (fort peu de choses, quelques suppositions), il est évident que pour remplir 660 pages, il a fallu beaucoup d’imagination et de cancans.

Le livre commence, continue et finit dans le sang. (Beaucoup de fausses couches). Ces dames passaient leur temps en bal, repas, chasse (tout gibier), frivolités, messes, broderie et perfidies.

Quant à la traduction, elle tient des mots croisés et des mots muets. Un petit boulot supplémentaire. J’adore !

Pour les amateurs du genre ! Il se laisse lire.

La Martine

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Baudolino

XIIe siècle. Baudolino, conseiller de Fréderic Barbe Rousse, souverain du Saint Empire Romain germanique, raconte ses aventures rocambolesques à Nicétas, un homme rencontré au cours du sac de Constantinople par les croisés.

Difficile de résumer un livre de plus de 660 pages qui est plus une épopée relatant les différents moments de la vie du héros qu’une intrigue très construite du genre de Da Vinci Code ou Millenium. Ce genre de récit, vieux comme l’histoire de la littérature (l’épopée de Gilgamesh : IIe millénaire av JC) n’est plus très à la mode aujourd’hui et il m’a fallu un moment pour m’y habituer. Je me suis aussi rapidement rendu compte que la lecture de l’ouvrage convenait peu au rythme des trajets quotidiens de RER et c’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles j’ai mis un temps phénoménal à le terminer. Pour déguster ce roman-fleuve, privilégiez les vacances, la plage et l’insouciance au stress quotidien qui convient mieux aux romans rythmés.

L’histoire maintenant. D’un point de vue historique, j’ai beaucoup appris sur l’histoire d’une région de l’Europe qui correspond à la Bavière, la Suisse et le nord de l’Italie. Tout ça, comme dans les romans d’Eco, est raconté dans un style qui mélange érudition et légèreté. Toutefois, contrairement au Pendule de Foucauld et plus encore qu’avec la Nom de la Rose, c’est la légèreté qui prime, frisant ainsi avec la commedia Del Arte.

À partir de la mort de Fréderic, on bifurque dans le fantastique. Le personnage de Baudolino se creuse et nous arrivons petit à petit dans un tableau de Jérôme Bosch, au milieu de personnages fabuleux qui se perdent dans d’interminables querelles théologiques. On bascule ensuite dans l’héroic fantasy avec une menace guerrière couplée d’une belle romance. On quitte à ce moment la théologie pour aborder la philosophie.

Puis on revient au commencement et aux quelques années qui vont suivre, jusqu’à la fin du héros.

Un très beau livre sur un personnage qui a le physique de Sancho Panza et qui pense comme Don Quichotte. Comme dans le roman de Cervantes, l’ouvrage s’articule autour de la notion de vérité. Nous sommes prévenus dès le départ, Baudolino est un menteur. Pourtant, derrière son récit fabuleux, on finit par percevoir quelques accents de vérité, c’est ce qui rend le personnage touchant.

Un grand livre à lire en prenant son temps, un livre qui ne se dévore pas, mais qui vous bouleverse lentement.

Texte: Edouard

Illustration: Magali

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Oscar Wilde et le jeu de la mort

Londres, 1892. Oscar Wilde réunit 13 personnes autour d’une table et leur propose une partie de « jeu de la mort ». Pour jouer, chaque participant doit inscrire le nom d’une personne qu’il voudrait voir morte sur un bout de papier. Tous les bouts de papier sont regroupés dans un chapeau. Après, les « victimes » sont retirées une à une du chapeau, le but du jeu étant de retrouver le « meurtrier » correspondant.

Inconditionnels d’Oscar Wilde, des romans policiers « à l’ancienne » et des corporations masculines « so british », ce livre est fait pour vous.

Je ne fais pas partie du lot. Je ne conteste pas que la lecture du roman est agréable ni que les recherches faites par Gyles Brandreth sur la société victorienne sont intéressantes. L’époque est intéressante aussi. C’est un hommage aux années les plus fastueuses de la vie de l’écrivain. Trois ans plus tard, Oscar Wilde sera jugé et condamné pour homosexualité. Sa déchéance se poursuivra pendant plusieurs années et se terminera à Paris où l’auteur mourra en 1900.

Qu’est-ce qui ne va pas ? Je trouve le caractère « précieux » du style tout comme les aphorismes permanents d’Oscar Wilde un peu écœurants. L’académisme du roman me semble désuet. Tout est lisse, la psychologie des personnages n’est pas très creusée. Pour moi, un roman policier doit être plus qu’un « who done it ? » (qui a fait le coup ?) dont les romans d’Agatha Christie sont l’archétype. Il est vrai que la forme qui évoluera plus tard dans des directions aussi diversifiées que le « Thriller » et le « polar » était encore très académique à l’époque de Wilde. Il faudra attendre des décennies pour que le style « policier » se marie avec la plupart des genres littéraires. Gyles Brandreth respecte visiblement les codes de l’époque et sans doute aussi ceux d’Oscar Wilde qui était un grand théoricien de l’ « esthétisme » en littérature.

Je n’ai donc pas grand-chose à reprocher à cet ouvrage, en dehors du fait qu’il n’est pas ma « cup of tea ».
Oscar Wilde et le jeu de la mort
Gyles Brandreth
10/18
2010

Edouard

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Valentin, une histoire d’amour

IIIe siècle après Jésus Christ, sous le règne de l’empereur Claude II, Théophraste, un médecin renommé d’Alexandrie, décide de prendre sous son aile un jeune apprenti prénommé Valentin. Quelques années plus tard, nous retrouvons Valentin à Rome. Devenu un médecin hors pair, il va s’élever dans la société et, pour le meilleur et pour le pire, va faire la rencontre de Julia, la fille aveugle d’un directeur de prison.

Qui était saint Valentin ? A-t-il existé ? Y a-t-il eu plusieurs individus derrière le saint ? Personne ne le saura jamais.

Du récit peu scientifique relaté 1000 ans après les faits par Jacques de Voragine dans sa « légende dorée », Chet Raymo ne retient que l’époque et la fille aveugle d’un fonctionnaire romain.

Il fait de Valentin un personnage crédible, un libre penseur (un peu trop moderne peut-être) évoluant dans un empire décadent. Il observe avec curiosité la progression rampante du christianisme qui, très peu gênée par les fauves des cirques auxquels ses adeptes sont jetés en pâture, poursuit inexorablement sa course.

Certes, le style n’est pas extraordinaire (la faute du traducteur ?) mais l’action est bien rythmée et l’histoire d’amour est bien belle. Au début, j’ai goûté ce roman comme j’ai goûté à 15 ans les jolis romans d’aventure un peu naïfs de René Barjavel. Mais il ne faut pas s’y tromper. Au-delà du récit épique, il y a toute une réflexion historico-philosophique très intéressante sur l’avènement du christianisme et sur ce qu’à pu être l’existence des premiers saints du calendrier.

Il y a aussi dans l’ouvrage des préoccupations plus contemporaines. Derrière la critique des jeux du cirque, on devine sans peine une mise en garde contre les pouvoirs pervers des médias et, à travers le regard que l’auteur porte sur la société romaine, on perçoit une recherche dépourvue de manichéisme sur les rapports complexes qu’entretiennent « religion », « sagesse » et « fanatisme ».
Un très beau livre à lire seul ou même à deux.
Valentin, une histoire d’amour
Chet Raymo
Belfond
2007

Edouard

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L’aliéniste

Avant l’avènement de la médecine moderne, un psychiatre s’appelait un aliéniste.
Les seuls médicaments à sa disposition: le chloral et la cocaïne. L’histoire racontée ici commence en 1896. John Moore, un journaliste, aidé de Laszlo Kreizler (l’aliéniste), tente de débrouiller une série de crimes dans un New York sordide à souhait. Avec une
jeune femme ambitieuse et deux frères plutôt folkloriques, ils vont former un quintette assez créatif. Tout cela avec la bénédiction de Théodore Roosevelt, le futur président encore préfet à l’époque. C’est bien raconté, bien traduit, un roman policier
moderne dans une période qui ne l’est pas (encore). Sigmund Freud prendra la relève un peu plus tard. Mais ce sera une autre histoire.

Amitiés enquêteuses,
Guy (29/09/2012)

New York : 1896. Dans un quartier chaud de Manhattan, on retrouve les corps horriblement mutilés de jeunes garçons. Pour faire face à l’inefficacité de ses services ; Théodore Roosevelt, alors préfet de police de la ville, fait appel à l’aliéniste (nom donné aux psychiatres à l’époque) Laszlo Kreizler et au journaliste d’investigation criminelle John Moore. La petite équipe que vont constituer les deux hommes va se lancer à la poursuite du meurtrier en faisant usage de méthodes considérées alors comme peu orthodoxes.

Plus qu’un « grand roman », l’aliéniste est un livre qui présente un « grand intérêt ». L’ouvrage (pas loin de 600 pages) ne nous fait pas seulement découvrir la physionomie de l’île à la fin du XIXe siècle, mais nous mène aussi au cœur des débats idéologico-scientifiques qui secouaient alors les États-Unis. Enfin, il décortique le mythe du « serial killer » créé par les journalistes londoniens dans les années 1880, lors de l’affaire « Jack l’Éventreur ».

Caleb Carr s’est très bien documenté : c’est peu dire. Trop ? Non, si on décide de prendre le livre comme une sorte d’essai vulgarisé. Oui, si l’on recherche surtout une intrigue romanesque. L’action est très lente à se mettre en marche et, après les 200 premières pages, ne voyant toujours rien venir, c’est presque avec surprise qu’on la voit tout à coup prendre forme.

L’intérêt principal du livre réside donc pour moi dans le côté « essai ». Qu’est-ce qu’un tueur en série ? Un homme normal corrompu par la société ou un être diabolique qui ne mérite pas de faire partie du genre humain ? Kreizler et ses acolytes pensent qu’ils font partie de la première catégorie et, en traquant leur proie, ils cherchent aussi (et surtout ?) à étayer leur thèse. Ce qui est en jeu, ce n’est rien de moins que les bases de l’identité du pays : le rêve américain. Admettre que des conditions socio-économiques peuvent encourager de telles déviances, c’est admettre qu’il n’y a pas d’égalité face à la réussite sociale.

En conclusion, l’auteur met en évidence le fait que le serial Killer est aussi nécessaire à l’équilibre de la société américaine que celle-ci l’est au sien (si toutefois, on peut parler d’ « équilibre » pour un tueur en série).
Bref, on pouvait arriver aux mêmes conclusions en lisant un album des schtroumpfs : Gargamel est indispensable à l’équilibre du village et les petits êtres bleus donnent un sens à sa vie.

Edouard

L’aliéniste

Caleb Carr

2008

Pocket

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