Histoires de comédies musicales

12 mai 2012, 20h15, métro Bonne-Nouvelle. Le Grand Rex est bien l’endroit où j’ai vu « 2001 odyssée de l’espace » il y a …un certain nombre d’années. Je n’y étais pas retourné depuis. Lieu grandiose pour spectacles grandioses. Ce soir, c’est « comédies musicales » chantées par les chœurs de France. Une première pour moi qui suis super nul en comédies musicales. C’est pas trop mon truc à la base : des gens qui s’agitent à la radio sur des airs rabâchés des milliers de fois, des paroles simplistes… Mais il se trouve qu’une collègue de bureau fait partie des chœurs et que je me suis engagé à venir l’écouter.
J’arrive dans l’immense salle de spectacle. Le rideau se lève sur 200 choristes (hommes et femmes) habillés en blanc. Au milieu, un petit orchestre composé de 6 musiciens donne une touche jazzy à l’ensemble.
J’essaie de trouver ma choriste, pense l’avoir vue en bas à droite avant de me rendre compte que ce n’est pas elle. Finalement, je la repère au fond à gauche. En même temps, j’essaie de mémoriser des noms et des titres qu’égraine le monsieur loyal de la soirée et qui me parlent plus ou moins : « Show boat », « Porgy and Bess », « Gershwin »…
Ah ! « West side story ». Je connais, ça. « Maria, Maria… », « I feel Pretty… ». Oui, oui, ça me rappelle des vieux 45 tours et des vacances chez mes grands parents.
Et puis, petit à petit, je lâche prise, me laisse envoûter par la musique, les voix, la chorégraphie, les mouvements de ce grand puzzle mouvant de 200 pièces blanches qu’un jeu d’éclairages fait changer de couleur. Le rideau tombe à la fin de « let the sunshine » : c’est l’entracte.
Avec, la deuxième partie, je suis plus en terrain connu, mais finalement, connu ou pas connu je m’en fous pas mal. Le risque, serait plutôt le trop connu : « Starmania », «Notre dame de Paris », « Roméo et Juliette »…mais finalement, tout passe grâce à des medleys bien montés, quelques arrangements vocaux (pour « quand on arrive en ville » en particulier) et une très bonne articulation des chorégraphies et des lumières.
Je dois reconnaître que « les rois du monde » dans ces conditions, c’est quand même autre chose qu’à travers les ondes d’une radio ou au milieu des rayons d’un supermarché.
C’est quand la prochaine comédie musicale ?

Edouard

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Bruxelles

La gare du Nord tout d’abord, puis le Thalys. 1h15 pour arriver à la gare du Midi. Je vais rendre visite à un vieux copain. Mon guide indique que lorsque l’on est invité chez des Bruxellois, il faut apporter du chocolat. Passage obligé donc chez Marcolini. Première bière de la journée à la terrasse d’un café dans le quartier des Sablons en regardant les vieux Belges qui semblent tous surgis d’albums d’Hergé. Il faut dire que j’en ai eu des images : du graffiti le plus vulgaire aux murs qui sont de véritables planches, toute la ville est peinturlurée.

Flânerie autour de la Grand-Place et du Mannekenpis. Le journal « Le soir » se passionne pour la campagne électorale française et se moque de l’interdiction de la publication des résultats avant 20h que le pays tente d’imposer à ses voisins.

En fin d’après-midi, le canal Charleroi dégage une ambiance à la Simenon. En chemin, je tombe sur la sculpture d’un chien qui lève la patte. Le chien du Mannekenpis ? Vient ensuite une affiche signalant la fermeture d’un musée d’art moderne…en 1970 et la photo d’un club de danse sur laquelle s’égayent pattes d’éléphant, cheveux longs et chemises à fleurs. Un peu plus loin, une affichette collée en bas de la vitre d’un magasin de déguisement « non merci, j’ai déjà ri ! ». Pas de doute, on est bien au pays du surréalisme.

Retour aux sources. Le marché de la « place du jeu de balle » n’est-il pas celui où Tintin à acheté la Licorne ? Vieux meubles, objets non identifiables par milliers, masques et statuettes africaines, coffres au trésor, épées et sabres en tout genre, mauvaises copies et tableaux volés, renards que les Bruxelloises ne portent plus depuis des décennies : tout l’univers du reporter à la houppe semble ici rassemblé.

Et ce vieil homme qui donne à manger aux pigeons non loin du marché, je l’ai déjà vu, c’est certain, mais je ne sais plus dans quel album.

Je n’arriverai pas à revenir à la réalité. Pourvu que je ne me réveille pas !! Je me réfugie au musée Magritte, ouvert il y a trois ans. Peut-être mieux que tout autre, il aura su dessiner et théoriser la belgitude.

Après Magritte, je compte sur le centre belge de la Bande dessinée pour prolonger le combat. Il fait beau et les Bruxellois profitent du bleu du ciel qui n’est pas toujours au rendez-vous. Un jeune homme fabrique des bulles de savon géantes…c’est donc bien ici que l’on fabrique les phylactères. En arrivant, je retrouve la statue de Gaston auquel je n’ai pas donné de nouvelles depuis mon dernier passage, il y a de cela une quinzaine d’années, mais qui ne semble pas m’en vouloir. Refroidi par la foule, j’opte pour la librairie et achète un album.

Et puis, mon portable sonne. C’est mon vieux copain. C’est quand même pour le voir que je suis venu à la base. On se voit pour le déjeuner, on ira manger des moules-frites.

Edouard

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Tu ne parleras point

Chapeau bas à LCP. À l’heure où la France entière a les yeux rivés sur des élections dont on ne peut plus dire grand-chose pour cause d’égalité entre les candidats et dont nous connaissons déjà l’issue (au dire des sondages), la chaîne a fait le choix de raconter l’histoire de Pierre-Etienne Albert : moine pédophile aux 57 victimes.

Fin des années 70, une communauté religieuse dans laquelle cohabitent moines, prêtres et familles avec parents et enfants voit le jour : la communauté des béatitudes. Pierre-Etienne, ancien drogué devenu moine, un « saint homme » qui a su se racheter, en devient l’icône :.

La suite, on pense la connaître : une succession d’actes pédophiles couverts de plus en plus difficilement par une hiérarchie ecclésiastique, à mesure que les langues des victimes et des témoins se délient.

Il y a un peu de ça, mais ce qui est sidérant, c’est le témoignage de Pierre-Etienne lui-même.
En le voyant avec sa petite voix aigrelette, presque toujours au bord des larmes, je n’ai pu m’empêcher de penser au Norman Bates de la scène finale de Psychose.
Pierre-Etienne n’essaiera jamais d’échapper à la justice. D’abord, protégé par la communauté, puis par l’évêché, il le sera finalement par le procureur qui décidera de classer l’affaire sans suite. Finalement, il faudra l’intervention du Vatican pour qu’il soit condamné à cinq ans de prison fermes.

Mais dire que Pierre-Etienne a été protégé n’est pas vraiment exact.

En début d’émission, j’ai été un peu surpris par l’attitude du moine qui semblait en vouloir à tous ceux qui lui avaient permis d’échapper à la justice. Avec le témoignage de Muriel, la première femme de la communauté à avoir compris sa pathologie, j’ai commencé à comprendre… Muriel remarquera tout de suite que son comportement avec les enfants n’est pas un comportement d’adulte. Elle ne le traquera pas : il se livrera sans aucune résistance. Chez elle, il trouvera une âme déterminée à le condamner et à l’empêcher de nuire, un luxe que tous semblent lui refuser, au nom de la sauvegarde de l’image de la communauté, au nom du « qu’en-dira-t-on ». Ce n’est donc pas l’un contre l’autre, mais ensemble qu’ils se battront pour que justice soit faite. Dans leur démarche, ils seront aidés par un autre prêtre qui pour cette raison et comme Muriel sera mis au ban de la communauté des béatitudes.

L’histoire de Pierre-Etienne n’est donc pas tant l’histoire d’un monstre que c’elle d’un homme qui a conscience d’une monstruosité qu’on lui demande de taire… tous les crimes ne sont visiblement pas répertoriés dans le Code pénal.

Edouard

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Edition et tailleur

Le 8 février, je pensais avoir eu toutes les réponses. Pourtant, hier, j’en ai reçu une nouvelle que je n’attendais plus. Du coup, j’espère à nouveau, mais sans trop y croire, avoir une réponse de la maison qui ne répond que si elle décide d’éditer (on peut toujours rêver).
La réponse était encore un refus, mais très poli, un refus bien élevé. Comme les autres, il me proposait à la fin de venir reprendre mon manuscrit sur place.
Pour les autres, je ne l’avais pas fait. Pour le premier, parce qu’il me l’avait renvoyé sans que je lui demande rien. Pour le second, parce qu’il me donnait l’ordre de venir le chercher et que je n’aime pas les ordres. Pour les autres, j’y avais pensé, mais n’était pas plus motivé que ça.
Il se trouve qu’aujourd’hui, je ne bossais pas. La maison en question n’est pas très loin de chez moi. À 15 heures, je me pointe donc au lieu dit. Un peu intimidé, je me dirige vers l’accueil et présente mon courrier. À voix basse, je dis à l’hôtesse que je viens chercher mon manuscrit.
– Quel était le titre de votre roman ?
Un quart de seconde, je pense qu’elle est bien indiscrète et que je ne dévoile pas le titre à la première venue. Un quart de seconde plus, tard, je réalise que je suis dans une maison d’édition et que si je ne lui donne pas le titre, elle ne pourra rien faire pour moi. Je décide donc de lui donner.
Elle décroche le téléphone, prononce quelques mots, raccroche et s’adresse à nouveau à moi.
– Attendez ici, on va venir vous l’apporter.
Je me retrouve donc assis à côté d’un mec, peut être un peu plus jeune que moi, qui, lui aussi semble attendre son heure.
15 minutes plus tard, une quinquagénaire en tailleur arrive et me tend la main.
– Je suis à vous dans deux minutes, dit-elle avant de disparaître à nouveau.
Cool ! Je vais être reçu par quelqu’un. Je me tourne vers mon voisin pour lui faire part de ma satisfaction. Il me regarde sans rien dire.
Une minute plus tard, la quinquagénaire revient et s’excuse platement. Elle était venue pour mon voisin et pas pour moi. Ils se dirigent tous deux vers l’ascenseur et se font dévorer par une cage impitoyable. Avant que la porte ne se referme, je croise le regard de mon énigmatique voisin.
Je suis maintenant seul avec l’hôtesse. À peine ai-je eu le temps de réaliser ce qui m’était arrivé que déboule une petite jeune, un peu boulotte avec des grosses lunettes, un sourire jusqu’aux oreilles et mon manuscrit. Je l’attrape et elle s’évapore immédiatement.
En sortant, j’ai le sentiment d’avoir passé une demi-heure dans un film de Jacques Tati.
Bon, je ne suis pas encore au niveau de la quinquagénaire en tailleur. Et au-dessus, quoi d’autre ? La sexagénaire en cuir ? L’octogénaire en peignoir de bain ? La centenaire avec des bottes en caoutchouc ? Rien que pour voir ça, il ne faut pas que je m’arrête d’écrire.

Edouard

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Mon voisin le théâtre

Il y a un an et demi, en passant devant le 14 rue Desaix (Paris 15), mon regard a été attiré par une porte qui semblait condamnée sur laquelle était collée une affiche faisant de la pub pour le théâtre « comédie tour Eiffel ».

J’ai mis un certain de temps avant de comprendre qu’il pouvait y avoir un lien entre l’affiche et la porte. « Un théâtre ? Ici ? Ça se saurait. Et puis, l’immeuble semble bien trop petit pour abriter une scène et des gradins, sans parler des coulisses ».

J’avais bien vu de temps en temps un attroupement devant la porte, mais, en les observant, je pensais plus à des joueurs de tarot ou à des philatélistes qu’à des spectateurs.

Cet après-midi, j’ai regardé plus attentivement l’affiche. Il y avait une adresse internet : http://www.comedietoureiffel.com/. En rentrant chez moi, j’ai voulu en avoir le cœur net.
Il y avait bien un théâtre 14 rue Desaix et on y jouait une pièce à 20h30 au titre prometteur « 5 minutes de plaisir, 30 ans d’emmerdes ».

Je réserve en ligne et me pointe à 20h20. Il y a du monde et je prends ma place dans la queue.

Comme les autres, j’entre par la scène et manque de buter sur l’un des jouets qui jonchent le sol. Les spectateurs se serrent sur les gradins. Le maître des lieux apporte un tabouret à ceux qui, comme moi, dépassent du rang. Il apporte aussi une sucette en lot de consolation. L’ambiance est bon enfant.

Une fois assis sur mon tabouret et ma sucette entre les dents, je regarde la scène et constate que les coulisses…c’est la rue Desaix. Les acteurs l’utilisent effectivement comme un prolongement de la scène.

Deux acteurs en l’occurrence, Laure Majnoni et Gilles Hoyer qui jouent un couple (Laure et Gilles) libéré de leurs affreux bambins le temps d’un week-end.

Le scénario est un peu simple, mais les répliques font souvent mouche, l’énergie et la bonne humeur des deux comparses est communicative et l’utilisation de l’espace est astucieuse Bref, l’assemblée est séduite. J’ai passé un très bon moment et je reviendrai, c’est certain.

Edouard

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Blog et visiteurs

Blog et visiteurs

Ceux d’entre vous qui auront lu « Édition et Freddy » savent que, sans abandonner la quête éditoriale, je m’engouffre aujourd’hui dans des chemins aux contours imprécis.

En parallèle, je mène une autre quête qui, pour moi, est au moins aussi importante que la recherche d’un éditeur et qui est la raison d’être de ce blog.

Depuis sa création, le concept a évolué et s’est étoffé. Certains d’entre vous auront peut-être remarqué la présence de Guy et Martine qui viennent aujourd’hui m’aider à le nourrir. Je les remercie au passage. Certains encore se seront peut-être aventurés sur la page « mon blog et moi » où j’expose ma conception de la culture :

La vraie culture, ce n’est pas seulement savoir que le Général Lee était un grand nom de la guerre de Sécession, mais aussi savoir que c’était le nom de la voiture des frères Duke dans « shérif, fais-moi peur ».

Je voudrais que cultureDoud soit un concept évolutif, pas un portail narcissique, mais un lieu d’expression culturelle très large. J’invite donc tous ceux (et bien entendu toutes celles) qui seraient intéressés par ce projet à me contacter.

Doud étant le diminutif d’Édouard, le nom « cultureDoud » faisait un peu mégalo. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de rebaptiser ce blog « Général Lee ».

Ce premier billet, c’est à chacun de vous, mes 4000 visiteurs, que je souhaite l’adresser. Ce que je sais, c’est que vous n’êtes ni une fois 4000 personnes, ni 4000 fois une personne. Je connais certains d’entre vous, mais pas la plupart. Vous êtes arrivés par Google, par Facebook, par le site du Monde, par Bouquinet, par Hellotipi, par Ecrivants-bitieux, par hasard ou par erreur.

Je n’ai pas été surpris du succès de certains articles comme « Kate à l’assaut du Castle » ou « Le retour de la brosse à dents ». Je n’ai pas non plus été surpris par votre intérêt pour « Mon amie Nane » puisque les occurrences sur Google sont limitées.
Par contre, je ne m’explique toujours pas celui pour « Papa Néandertal ? », un article qui parle d’une petite émission diffusée sur France 3 un dimanche soir à 22h45 il y a un an et demi et qui continue à être consulté régulièrement.

Vous n’êtes pas très bavard : 30 commentaires pour 99 articles, mais il est vrai que jusque à maintenant, je ne vous ai pas invité à vous exprimer. Je souhaite que « Général Lee » (et plus particulièrement sa rubrique « Blog ») soit plus interactif que « cultureDoud ».

À très bientôt

Édouard

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Edition et Freddy

Quatre mois que j’ai envoyé mon manuscrit à huit éditeurs. La première réponse avait fait l’objet du billet « édition et refus ». Elle aura été la plus positive.
La deuxième réponse était une lettre type qui débutait par « madame, monsieur » sans citer mon roman. Les trois autres réponses qui suivirent étaient un peu plus personnalisées, mais du même tonneau. L’une d’entre elles était assez mal écrite et une autre était peut-être un peu trop bien écrite compte tenu du peu de consistance du message. Au bas de ces quatre courriers, un paragraphe précisait que si je ne venais pas chercher mon manuscrit sur place dans un certain délai, il serait détruit (je n’y suis pas allé).
Au début de l’année, il me manquait trois réponses. La sixième réponse négative m’est arrivée aujourd’hui par mail en réponse à une relance faite la semaine dernière. A midi, j’ai eu la septième réponse par téléphone : « on ne répond que si on décide de publier. Au bout de deux-trois mois, il faut considérer que la réponse est négative». La dernière m’est arrivée par déduction. Sur le site de l’éditeur, il est indiqué qu’une réponse écrite est envoyée dans les trois mois de l’envoi du manuscrit et qu’après quatre mois, celui-ci est détruit. Je n’ai pas reçu de réponse, mais cela fait quatre mois que j’ai envoyé mon roman. Dois-je considérer que c’est un refus ? Je considère que oui même si ce n’est pas très clair. Je ne veux pas d’un huitième refus explicite.
Je réalise maintenant ce que la première réponse avait d’extraordinaire. Non seulement le manuscrit m’était retourné, mais il y avait des vraies orientations et une signature avec un nom et un prénom. En relisant mon guide fétiche, j’ai compris ce que ce patronyme avait de précieux : une personne à laquelle renvoyer un manuscrit retravaillé.
– Et maintenant ?
– …
– Le retravailler et le renvoyer au premier éditeur qui a donné sa réponse ?
– Oui.
– L’envoyer à d’autres éditeurs ?
– Peut-être.
– Explorer d’autres modes de diffusion (BD, boîtes de prod, édition numérique, concours…) ?
– Peut-être.
– Se lancer dans l’écriture d’un nouveau roman ?
– D’ici la fin de ma vie, certainement, mais pas tout de suite (trop chronophage).
– Continuer à écrire ?
– Pfff…évidemment.
Bref, comme dit Freddy Mercury : the show must go on.

Edouard

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Kate à l’assaut du Castle

Si j’écrivais un jour mes mémoires, je pourrais écrire un chapitre entier sur la deuxième chaîne. Mon enfance s’est articulée autour de RécréA2, cela fait 27 ans que je me réveille avec William Leymergie, je suis un inconditionnel de « N’oubliez pas les paroles » et j’ai même suivi les aventures exotiques et délicieusement régressives de « Rani ». Il n’y a guère qu’avec « Nicolas le Floch » que j’ai du mal. C’est sans doute l’exception qui confirme la règle.

Je n’étonnerai donc personne en avouant que je suis fan de « Castle » : la série policière du lundi soir un poil surréaliste avec une flic super sexy (le lieutenant Kate Becket) accompagnée d’un écrivain « toutou » (Richard Castle) qui se promène sur les scènes de crime avec un gilet pare-balles sur lequel on peut lire l’inscription « Writer ».

Deux ressorts principaux dans la série :
– Le mystère du meurtre de la mère de Becket ;
– La relation entre Becket et Castle.

Cela faisait un moment qu’on savait qu’il y aurait forcément un lien entre les deux thématiques et que le dénouement de l’une conditionnerait celui de l’autre. Restait à savoir quand et comment ? Il eut été tentant pour le réalisateur de faire durer éternellement le petit-jeu à la « Tom et Jerry » de Richard et Kate. Si Tom avait dévoré Jerry, Hanna Barbera aurait nécessairement dû mettre la clef sous la porte. À ma connaissance, la relation entre John Steed et Emma Peel, les héros mythiques de « chapeau melon et bottes de cuire » n’a jamais vraiment évolué (a l’époque, c’est vrai que je ne donnais pas autant d’importance à ces aspects du scénario).

Toutefois, imperceptiblement, au fil des épisodes, on sentait une progression du lien qui unissait Richard et Kate. Peu à peu, la « conclusion » est apparue comme étant incontournable.

Mais alors, s’ils sortent ensemble, que va devenir la série ? Pourra-t-elle survivre aux ébats de la superflic et de l’écrivain ?

Ce soir, le dernier épisode de la saison trois était diffusé à l’heure habituelle. Je l’ai attendu sans trop croire à un dénouement. J’ai été bluffé. Tout à explosé en même temps en un gigantesque feu d’artifice. Les meurtriers de la mère de Becket sont apparus en pleine lumière et Castle s’est enfin décidé à déclarer sa flamme.

Le dernier plan de l’épisode peut laisser penser que tout est fini. Heureusement, Télérama a mangé la grenouille en annonçant une saison quatre pour septembre.
Toutefois, rien ne sera plus comme avant : le capitaine Montgomery est mort et Tom va dévorer Jerry. Et si Télérama s’était trompé ?

Edouard

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Le comte de Monte-Kindle

Saint Nicolas m’a apporté une tablette de lecture Kindle, et je me suis empressé de faire un essai avec l’histoire d’Edmond Dantès, téléchargée sur le site http://www.ebooksgratuits.com(chaudement recommandé: des centaines d’œuvres classiques libres de droits, donc légalement téléchargeables).
Le positif: encombrement réduit, facilité d’emploi enfantine, disponibilité en tout lieu (même dans un bain – attention à l’immersion du gadget).
Le négatif: importance d’un bon éclairage extérieur (pas de lecture clandestine sous les couvertures), caractères plutôt petits, retours en arrière demandant une dextérité de pianiste, absence de l’odeur et du contact du papier, difficulté de prendre des notes au vol.
Bilan légèrement positif, donc. Mais je ne crois pas que la tablette deviendra mon mode de lecture favori.
Selon mon expérience, la lecture sur écran est plus fatigante que sur le papier.
Que vivent donc les bons vieux livres, compagnons irremplaçables.
Belle fin d’année à tous.

Guy

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Porc à l’ananas Martine

Pour bien faire (chic) vous achetez un rôti de porc, vous le saupoudrez de sel, poivre, paprika, huile, vous y ajoutez votre ananas frais coupé en cubes, votre poivron coupé en lamelles et vous mettez au four, un certain temps en le tournant et en l’arrosant souvent…

Voilà qui a paru bien long, compliqué et salissant à la retraitée fainéante que je me plais à être. Donc :

Ingrédients :

 2 Filets de porc coupé en tronçons que vous faites dorer dans un faitout.
 2 poignées de poivrons (que vous avez au préalable lavé, coupés en lamelles et mis au congélateur pour que ça aille plus vite quand vous en avez besoin. Achetés par 4, il y en a pour un moment.)
 1 Boîte d’ananas en morceaux avec le jus. (Moi, j’en mets 2 parce que ce que j’aime dans ce plat, c’est l’ananas au paprika)
 Sel, poivre et 1 c. à soupe de paprika.

Temps de cuisson ??? Euh…, le temps que le jus réduise, mais prenez soin de lâcher, de temps en temps, l’ordinateur pour aller touiller et vérifier le niveau du jus.

Accompagnement : pour moi, c’est frites.
Mais alors, là, excusez du peu, la fainéante se rebelle, épluche ses pommes de terre à la main, les coupe à « l’emporte-pièce » dans n’importe quel sens, les laves à l’eau chaude, les essuient avant de les mettre dans la friteuse.

Martine

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