La mort aux yeux verts

La fille de l’inspecteur Garenni traque l’assassin de son père avec l’aide de Canardo.

Je n’avais pas fait de critique de « mort sur le lac », la première partie de ce diptyque, ne lui ayant rien trouvé de novateur dans l’univers de Benoît Sokal. Pour tout dire, je n’ai pas non plus retrouvé dans le scénario de la seconde partie cette puissance anarchodépressive qui se mariait si bien avec le caractère du célèbre palmipède au trench-coat usé. Était-ce ma sensibilité ou le dessinateur qui s’érodait ?

J’ai adoré « le vieux canard et la mer » en 2014. J’avais particulièrement apprécié ce nouveau souffle et adoré le conflit intergénérationnel qui servait de fil conducteur à l’intrigue. Ce que je n’avais pas vu, c’est l’intrusion d’un nouveau personnage dans la série: Hugo Sokal, le fils de Benoît, auteur du scénario. Sur internet, on trouve quelques infos sur Hugo qui gravite lui aussi dans l’univers de la BD. Sans doute était-ce à lui que Benoît pensait dans l’ « affaire belge », histoire d’un ado peu doué rêvant d’égaler son père, un dessinateur has been.

À côté de Sokal le jeune se trouvait le nom d’un troisième personnage : Pascal Regnault, dessinateur français et collaborateur de longue date de Sokal l’ancien auquel je n’avais jamais fait attention puisque son nom n’apparaît jamais sur la couverture des albums.

Depuis « mort sur le lac », les albums de Canardo sont réalisés à 6 mains et la répartition des rôles est clairement précisée au quatrième de couverture : Pascal Regnault au dessin, Benoît et Hugo Sokal au scénario, Hugo Sokal à la couleur. Bref, si l’évolution de l’univers de Canardo n’apparaissait plus clairement dans les histoires, c’est peut être parce que les créateurs se réorganisaient tout en s’efforçant dans préserver l’authenticité.

Pour terminer, je veux dédier ce paragraphe à Hugo Sokal qui semble prendre une place de plus en plus importante dans la série :

– les titres du duo « mort sur le lac/la mort aux yeux verts » ne m’ont pas semblés terribles avec la double utilisation du mot « mort ». Des titres plus tranchés du style « sept boules de cristal/temple du soleil » ont plus de gueule ;

– les deux parties ne se distinguent pas clairement. La première se termine sur le visage de Garenni bien vivant, la seconde partie débute avec son enterrement…y manque comme une transition ;

– pas grand-chose d’autre sinon que tu peux encore mettre plus de grandes vignettes et limiter le texte parfois trop long.

– la double page avec le bar de Fred n’apparaît plus depuis quelques albums, est-ce que tu peux la remettre ?

Bref, je te souhaite de réussir à donner une seconde vie à la flamme paternelle sans en perdre le charme et d’écouter ton aîné tout en réussissant à t’imposer . Tu étais sur la bonne voie avec « le vieux canard et la mer », ne t’égare pas.

Edouard

Pour en finir avec le snobisme

Il y a trois ans sur ce blog, je qualifiais de snobs, les visiteurs d’une exposition Giotto , blessant ainsi beaucoup d’admirateurs du peintre dont Pierre qui m’avait ce jour là fait sortir de ma caverne et Martine qui me renvoya l’ascenseur deux mois plus tard lorsque je faisais part de mon admiration pour Miró. Ceci dit, Martine avait tenu des propos en 2011 sur les lecteurs de Zweig qui n’étaient pas très éloignés du procès en snobisme.

Cette histoire de Giotto m’a beaucoup marqué et depuis trois ans, je me dis qu’il faudrait que je creuse cette affaire de snobisme.

Guy, mon cher coblogueur, me donne aujourd’hui l’occasion de m’exprimer sur le snobisme en art puisqu’il accuse Borges de snobisme, ce qui me blesse, étant moi-même un grand admirateur de l’écrivain.

Qui de Giotto, Miró, Zweig, Borges et de leurs admirateurs sont les plus snobs ? Bien entendu, la réponse à cette question ne peut être que subjective et je me garderai bien d’en donner une.

Il y a 3 ans, mon papa (comme quoi, il faut toujours écouter son papa) m’avait donné une piste en citant un vers de Paul Valéry (Paul Valéry était-il snob ?) « Voyageur! il ne tient qu’à toi que ce monument soit un tas de pierres ou un tombeau . Ami n’entre pas sans désir ! »

J’ai mis un certain temps à comprendre que tout cela ne tournait en définitive qu’autour d’une affaire de sensibilité personnelle. Je le reconnais, je n’étais pas préparé pour admirer Giotto et je le jure, j’ai été réellement bouleversé par Miró. Pourquoi ? Une psychothérapie me permettrait sans doute de trouver des réponses…une attirance plus prononcée pour l’Espagne que pour l’Italie, plus forte pour l’art abstrait que pour la peinture religieuse. L’incapacité que l’on peut avoir à ressentir une émotion devant une œuvre peut nous faire penser qu’il ne peut en être autrement pour ceux qui disent l’admirer et qui ne pourraient donc que simuler leur émotion.

Cependant, je ne dis pas que les vrais snobs n’existent pas, ceux qui simulent leur admiration pour telle œuvre ou tel artiste avec le seul objectif d’occuper une posture sociale d’élite ou populiste. Pour que la simulation soit parfaite, encore faut-il que le vrai snob ne ressente aucune émotion, ce qui le rapproche de l’inquisiteur ès snobisme. Peut-on dire qu’il faut être un peu snob pour accuser de snobisme ses semblables ? Je ne suis pas loin de le penser et je veux bien reconnaître que j’ai fait preuve de snobisme populiste en traitant de snobs les admirateurs de Giotto. Je m’excuse platement auprès d’eux. Cependant, tout en admirant Proust , je le trouve très snob, même s’il est lui même un grand pourfendeur du snobisme (et surtout pour cela peut être).

Edouard

Le livre de sable

Ici, je ne me ferai pas que des amis.
Cet écrivain argentin, pour un premier contact, m’a paru obscur et prétentieux.

En page de couverture, on peut lire, de la main de J.L.B. himself:

« Je n’écris pas pour une petite élite dont je n’ai cure ni pour cette entité platonique adulée qu’on surnomme
la Masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue. J’écris pour moi, pour mes amis
et pour adoucir le cours du temps ».
Voilà le lecteur dûment averti.

Des treize nouvelles de ce recueil, deux m’ont convaincu à moitié, les autres me sont restées incompréhensibles.
Le surnaturel et l’abscons font bon ménage.
La pédanterie du professeur Borges est sans bornes.
En toute simplicité, il se compare à Wells, Swift et Edgar Allan Poe
Je ne ferai pas partie de son cénacle.

Amitiés rétives,

Guy.

Jorge Luis Borges – Folio – 147 p.

La position

Oui, vous l’aviez deviné, polissons que vous êtes, on parle ici du Kâma-Sûtra.

Quatre enfants de la classe moyenne américaine découvrent par hasard dans la bibliothèque
familiale un livre d’éducation sexuelle. Et, oui, se sont leurs parents qui servent de modèles
pour ce que l’on pourrait appeler les travaux pratiques. Cela se passe dans les années Peace and Love.

L’auteur ne nous épargne aucune des conséquences subies pendant des années par les
enfants à la suite de ce faux pas des géniteurs.

Impuissance, homosexualité, drogue, immaturité, maladie incurable… Un vrai catalogue, qui fait penser aux discours du cow-boy qui brigue la présidence en novembre prochain.

C’est lourd, non crédible, moralisateur, en un mot, déconseillé. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis la libération sexuelle, et nous en sommes actuellement au sexuellement correct, en prise directe avec le politiquement correct.

Amitiés (dé)libérées,

Guy

Meg Wolitzer – 10/18 – 404 p.

Les particules élémentaires

Michel et Bruno sont deux demi-frères, enfants de la libération sexuelle. Bruno passera son existence à rechercher le plaisir sexuel. Michel la consacrera à la recherche fondamentale en biologie dans une profonde solitude. Bruno sombrera dans la folie et les travaux de Michel, quelques années après sa mort, auront des conséquences décisives sur le destin de l’humanité.

Je me souviens que ce bouquin avait fait du bruit à sa sortie en 1998, mais je ne l’avais pas lu à l’époque. Je ne le regrette pas du tout. En premier lieu parce que j’étais trop jeune pour en comprendre toute la profondeur. En second lieu parce qu’il est plus facile aujourd’hui de comprendre pourquoi cet ouvrage a marqué l’année 98.

Quelques repères historiques : Au début des années 90, après la chute du mur de Berlin, la société occidentale commence à s’interroger sur son avenir. En 1992, Francis Fukuyama publie « la fin de l’histoire et le dernier homme ». En 1996 naît la brebis Dolly. Le premier mammifère cloné semble ouvrir des perspectives inouïes à l’humanité. 20 ans plus tard, celles-ci sont clairement revues à la baisse. En 1998 est créée la « World Transhumanist Association », première association transhumaniste internationale. Houellebecq n’utilise pas explicitement  le mot, mais les réflexions de l’auteur s’inscrivent avec évidence dans ce courant philosophique qui faisait alors ses premiers pas et qui n’a cessé de grandir depuis.

L’année 98 marquait pour les Français de l’époque  les 30 ans des événements de « mai 68 » et de la « libération sexuelle » qui y est attachée. Les réflexions de l’auteur sur le bilan plus que moyen de cette libération parlaient clairement à la génération active des quinquagénaires d’alors qui avait vécu ces événements et s’était rangée depuis, non sans en garder une certaine nostalgie.

Houellebecq philosophe beaucoup, un peu trop à mon goût, d’autant plus que je suis rarement d’accord avec ce qu’il dit. Il aurait dû à mon sens mettre ses théories dans la bouche d’un ou plusieurs personnages, ce qui aurait laissé plus de liberté au lecteur pour  adhérer ou rejeter ses théories . En revanche, c’est déjà un vrai écrivain au style fluide extrêmement agréable. Les aventures tragi-comiques de Bruno, en particulier au sein d’une communauté New-Age,  valent leur pesant de cacahuètes.

Peu de choses relient les deux frères à part peut-être leur difficulté à « aimer », à éprouver de la tendresse pour leurs semblables. Difficile de dire qui est le plus égoïste des deux mais compte tenu de leurs obsessions respectives, l’égoïsme de Bruno est le plus ravageur. Toutefois, leur égoïsme semble être pardonné par l’auteur qui les voit comme les jouets d’une société de consommation qui laisse très peu de place à leur libre arbitre.

En 1998, Houellebecq dénonçait une société occidentale narcissique au bord du chaos. Trois ans plus tard, les attentats du World Trade Center l’obligeront à ouvrir les yeux sur le reste du monde.

Edouard
Michel Houellebecq

Flammarion 1998.

En ville

Cinq amis, habitués à passer leurs vacances ensemble, se retrouvent pour dîner avant leur départ.
L’engrenage, qui semblait bien huilé, va brusquement se gripper.

Le plaisir des livres de Christian Oster réside dans leur style minimaliste. Les personnages sont apparemment victimes des événements, les hommes souffrent de leur manque de responsabilité. L’angoisse et l’humour font bon ménage.

Celui qui ouvre un livre de cet auteur se demande où il veut en venir.
En le refermant (le livre), le lecteur ne le sait toujours pas, mais il a passé un moment inhabituel.

J’avais préféré ‘Mon grand appartement’ (Prix Médicis 1999).

Amitiés tergiversantes,

Guy

Christian Oster – Éd. Olivier – 174 p.

AGATHA CHRISTIE : une autobiographie

75 années de la vie de la reine du crime.

J’ai eu ma passion Agatha Christie vers 10, 12 ans. De la bibliographie annexée à l’ouvrage, j’ai très peu de souvenirs des intrigues en dehors de celles de « 10 petits nègres » et du « meurtre de Roger Ackroyd ». Certains titres me parlent, d’autres ne me disent rien du tout et pour certains, j’ai des doutes. Et puis, j’en ai eu marre, toutes ses intrigues se confondaient, répondaient toujours à un procédé un peu tricheur : on dévoilait 10 pages avant la fin des relations insoupçonnées entre les personnages, qui remettaient tout en question. Agatha  est devenue pour moi, comme pour beaucoup, une sorte d’adjectif, synonyme d’un univers social aseptisé. Je savais aussi qu’elle avait été mariée à un archéologue et comme ma passion pour l’archéologie est arrivée en même temps que ma découverte d’Agatha Christie, un certain lien affectif avec la romancière s’est tissé.

Cet univers social aseptisé est celui de son enfance bourgeoise et victorienne. C’était un univers sur deux niveaux (maîtres/domestiques) très codifié et uniquement troublé par les criminels. Heureusement, la police et les détectives étaient là pour rétablir l’ordre.

Agatha n’était pas une rebelle, plutôt une gardienne du dogme. Elle n’avait pas de parti pris politique ni idéologique. Elle s’engagera comme infirmière en 14 comme en 40, pour défendre son pays contre l’ennemi mais ne fait de distinction entre l’Allemagne de 14 et celle de 40. Elle raconte comment elle fait la connaissance d’un nazi dans les années 30 en Irak qui prône l’extermination des juifs, mais n’en tire aucune conclusion. Elle dit « c’est un nazi » comme on pourrait dire « c’est un écureuil » ou «c’est  une belette ». Elle refusera de participer à la propagande alliée et rejettera à ce titre la proposition de Graham Greene au motif « qu’elle comprend les différents points de vue ». Elle tient aussi des propos très durs sur la criminologie : une vision très génétique du criminel. Convaincue de son caractère nuisible et incurable, elle ne voit comme autre issue à l’extermination que son utilisation comme cobaye dans le cadre d’expérimentations scientifiques.

Cependant, je ne pense pas qu’Agatha Christie ait été une collabo. C’était juste une femme de son temps, soucieuse de profiter le mieux possible de sa vie sans trop s’intéresser aux soubresauts du Monde. Sa description du proche orient fait beaucoup penser à Tintin : un univers pacifique et sans frontières avec des Européens partout. Elle parle des Arabes, mais à aucun moment de la religion musulmane.

Que les fans se rassurent, il est aussi question d’écriture et du métier d’écrivain, mais surtout à ses débuts, quand elle répondait clairement à la satisfaction de besoins financiers. Dans les quelques pages d’épilogue qui sonnent comme un testament, la plume est absente de la liste des souvenirs qu’elle souhaiterait emporter dans l’autre monde.

Edouard

Agatha Christie

Éditions du Masque

2006

Promenons-nous dans les bois

Par l’auteur de ‘Une histoire de tout, ou presque…’. On retrouve ici son humour intact, et sa vocation didactique. Il raconte sa randonnée sur l’Appalachian Trail’, un sentier de 3500 km de la Géorgie au Maine, du côté atlantique des États-Unis, accompagné d’un certain Katz, un copain d’enfance. Ils n’ont pas parcouru les 3500 km, il leur aurait fallu un an ou plus. Mais ce qu’ils ont accompli vaut son pesant de randonnée et de rigolade (pour le lecteur surtout). Il commence par raconter tous les dangers possibles: animaux sauvages, maladies, accidents, crimes, déshydratation, insolations, hypothermies, insectes venimeux. À se demander comment il a osé entreprendre le périple. Honteusement, le lecteur se marre, mais Bill l’a bien cherché. Au passage, un petit couplet écologique bienvenu, un peu de sauce de géologie, un fifrelin de critique sociale, un zeste de diététique.

Pour ceux qui aiment les grands espaces, sans tous les risques évoqués.

Amitiés baladeuses,

Guy

Bill Bryson – PB Payot – 343 p

Une histoire de tout, ou presque…

Me voilà presque revenu à ma jeunesse enthousiaste. Pour ceux qui se passionnaient pour les découvertes (Science et Vie, Science et Jeunesse…), voiciun ‘petit’ rafraîchissement de mémoire bienvenu.Bill Bryson est journaliste, ce qui rend ses propos compréhensibles. Il propose une visite guidée de l’infiniment grand à l’infiniment petit.Il ne manque pas d’humour. Les scientifiques non plus.Exemple:
Quand un journaliste demanda à l’astronome anglais sir Arthur Eddington s’il était vrai qu’il était l’une des trois personnes au monde capables de comprendre les théories d’Einstein, il réfléchit longuement avant de répondre: « J’essaie d’imaginer qui peut être  la troisième ».

Le livre fourmille d’anecdotes de ce style, ce qui allège le propos. Et si les découvreurs ont de l’humour, ils ne manquent pas de férocité entre eux. Le professeur Tournesol peut se vanter d’avoir quelques modèles farfelus, à commencer par Isaac Newton.

Un plume sur le chapeau américain de Bill Bryson: plusieurs citations de mon cher professeur de Duve.

Un livre pour tout public curieux, de 7 à 77 ans…
Il date de 2003, ce qui explique quelques failles en astronomie et en paléontologie.

Amitiés quantiques, relatives et universelles,

Guy.

Bill Bryson – PB Payot – 651 p.

Envoyée spéciale

Extrait:

« Cela fait, Tausk quitte son bureau, ouvre une fenêtre du salon par laquelle entre une mouche massive au thorax bleu scintillant qui effectue d’abord quelques tours circonspects, doit trouver l’appartement à son goût car y volète pièce par pièce en s’attardant tel un huissier sur chaque meuble, chaque œuvre accrochée aux murs sans paraître envisager de sortir, passant à la bibliothèque dont, volume par volume, elle inventorie en vrombissant le contenu jusqu’au moment où Tausk allume la télévision : série américaine, actrice blonde et bustée en plan moyen dans un appartement californien, pourquoi pas. Distraite par ce nouveau spectacle, la mouche vient se poser sur le sein gauche de l’actrice et Tausk, d’une passe magnétique, fait évacuer le diptère.
L’actrice est en train d’expliquer que c’est toi, Burt, qui as fait empoisonner Shirley par Bob dans le but de détourner l’héritage de Malcolm en évinçant Howard avec l’aide de Nancy, tout ça pour épouser Barbara. Que tu n’aimes pas. Et Walter ? As-tu pensé à l’avenir de Walter ? (Cette réplique étant longue et l’actrice ayant besoin de relire le script en plateau pour se la rappeler, sa tirade est interrompue par deux plans de coupe sur Burt qui, de fait, n’a pas l’air d’en mener large.) Tu es un monstre, Burt, diagnostique l’actrice, tu n’auras que ce que tu mérites. Et à l’instant où elle extrait un Smith & Wesson trapu de son sac Prada, voici qu’on sonne à la porte de l’appartement – pas le californien, le nôtre. Que d’action, bon sang, que d’action. »

On dirait du Proust…
Précision: la mouche finira mal.

Si vous aimez cet extrait, vous aimerez le livre.

On y rencontre, en plus du dénommé Tausk, sa femme Constance la mal nommée, un général d’opérette, des agents secrets peu discrets, l’une ou l’autre perceuse (cet engin qui fait des petits trous), un avocat véreux et ses assistantes. On voyage beaucoup en métro, on visite la Creuse, et on fait du tourisme en Corée du Nord.

Jean Echenoz prend son lecteur ravi par la main, et lui fait croire qu’il n’est pas responsable des broutilles par moment sanglantes arrivant à ses personnages.

Un très bon moment.

Amitiés tordantes,

Guy

Jean Echenoz – Ed. Minuit – 313 p.