Jet d’encre

Comment avoir un blog à la fois très personnalisé et ouvert à d’autres contributeurs ? Je me suis posé très tôt cette question avec « cultureDoud », puis avec « Général Lee », sans vraiment trouver de réponse satisfaisante. « Jet d’encre » tente d’apporter une réponse en traitant les deux questions séparément. Les deux faces de « Jet d’encre » reprennent l’intégralité des articles présents sur le blog, mais font un choix de présentation différent.
« Le coin des critiques »
Cette facette est totalement ouverte à tous ceux et bien entendu à toutes celles qui souhaiteraient publier des critiques de livres ou de cinéma. Les catégories ont aussi été développées pour mieux donner aux visiteurs d’y flâner ou d’y trouver des idées. La catégorie cinéma comprend 20 subdivisions qui correspondent aux thématiques de classement du site « allociné ». La catégorie « livres » comprend 7 subdivisions : BD, Biographies, essais, jeunesses, nouvelles, romans, tourisme. La rubrique « romans », de loin la plus volumineuse du blog et à laquelle je n’ai contribué que très partiellement est elle-même divisée en 8 catégories.
« Le coin de l’auteur »
Ce côté est composé de 10 thématiques qui, selon moi, résument ce qu’est un auteur. L’auteur, c’est moi, mais pas seulement, n’importe quel auteur devrait pouvoir s’y reconnaître. Les habitués du blog remarqueront peut-être la disparition d’un certain nombre de rubriques : expos, télé, gastronomie, Web/tech… Jet d’encre coupe les ponts avec l’ambition d’universalité du blog. Finalement, il y a peu de choses qui m’intéressent vraiment et en tant qu’auteur, il n’y a qu’une seule question qui me passionne : comment écrire la place de l’individu dans la société ? Les quatre rubriques « Écriture », « Psy », « Histoire » et « Société » apportent des éléments de réponse. Viennent ensuite deux thématiques qui tournent autour de l’écriture. La première est philosophique : qu’est-ce que la « création » artistique ? La deuxième est économique et technique : comment diffuser une œuvre ( « édition ») ? Viennent ensuite ceux qui accompagnent l’auteur: le totem (Georges pour moi) et les maîtres regroupés dans la rubrique « Mentor ». Et puis, enfin, l’ère culturelle de l’auteur (France et Europe pour moi).
Il n’y a pas de séparation hermétique entre les deux côtés et « le coin de l’auteur » est très largement alimenté par « le coin des critiques ». Si l’aventure vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter en cliquant sur « écrivez-moi », à droite, juste au-dessus des archives.

Edouard

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La classe Eco

Mon cher Umberto,
Je n’avais pas lu beaucoup de livres de toi : le nom de la Rose au collège, le pendule de Foucault au lycée que j’avais un peu lu pour faire style et puis, plus récemment, Baudolino.
La nouvelle de ta disparition il y a 2 heures a inondé mon corps d’un froid qui ne me quitte plus. Je ne pensais pas tous les jours à toi et c’est aujourd’hui que je réalise combien tu étais important pour moi.
La découverte à 15 ans de Guillaume de Baskerville combattant l’obscurantisme médiéval a été une révélation et bien plus encore, la naissance d’une vocation : c’est lui que je voulais être et c’est toujours lui que je veux être.
Tu étais pour moi une sorte de frère Guillaume, un élément essentiel autour duquel l’univers tournait, comme le pendule de Foucault. Tu étais un phare pour moi, pourquoi t’es-tu éteint ? Où aller maintenant, quel chemin suivre ?
Il y a d’autres gardiens du temple heureusement, mais beaucoup de marchands aussi et les défenseurs acharnés de la liberté de penser ne sont pas innombrables. Il faudra faire sans toi, trouver un nouveau phare et aider les jeunes générations à tracer leur route. Tu me fais vieillir Umberto, ou peut-être me fais tu seulement prendre conscience que je ne suis plus l’adolescent fasciné par l’intelligence de Guillaume de Baskerville.
Tu me manqueras mais je sais aussi que tout ce que tu as créé est immortel, tu nous a laissé tous les outils qui nous aideront à trouver notre voie.
Merci
Edouard

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Le général passe la main

Les lecteurs habituels de « Général Lee » auront certainement noté une forte baisse de régime en 2015. Ce phénomène est, en partie, lié à une évolution professionnelle très chronophage, en particulier au premier semestre 2015, mais elle est aussi l’expression d’un sentiment confus : il y avait quelque chose d’usé, de vieilli dans « général Lee » qui devait évoluer.
« Général Lee », qui se veut une ouverture culturelle globale associant de nombreux contributeurs est un concept compliqué. Plusieurs constats. Tout d’abord, le nombre des contributeurs a été très modeste. Ensuite, pour ce qui concerne l’ouverture culturelle globale, il n’y aura probablement jamais d’articles « bricolage », « équitation » ou « course cycliste ». Enfin, l’intitulé même du blog semble peu parlant. Il repose d’une part sur les épaules d’un général sudiste de la guerre de Sécession dont on ne parle jamais et d’autre part sur celles de « shérif fais-moi peur », une série télé aujourd’hui presque oubliée. Toutes ces raisons m’incitent aujourd’hui à faire évoluer le blog en le recentrant sur le sujet qui me tient le plus à cœur : l’écriture.
À partir du 1er mars, «Général Lee » deviendra « Jet d’encre ». L’ensemble des posts seront conservés. Il y aura seulement quelques évolutions dans les rubriques avec en particulier la distinction entre la rubrique « Écriture » et la rubrique « Édition ».  Un effort sera aussi fait dans les classements des posts par pour appuyer la transversalité des sujets abordés.
Pour moi, le travail le plus important, initié dès aujourd’hui, mais qui ne sera probablement pas terminé le 1er mars, concerne le contenu des posts. En effet, un blog dédié à l’écriture ne peut supporter de trop nombreuses coquilles (orthographe, grammaire, conjugaison, ponctuation…). J’avais beau faire attention, j’avais beau essayer d’effacer l’ancien cancre en orthographe abonné au 0 en dictées, il y en avait toujours. Il m’arrivait fréquemment d’en trouver en relisant de vieux articles. Certains lecteurs m’en parlaient, d’autres non, peut-être parce qu’ils ne les voyaient pas ou parce qu’ils ne voulaient pas me vexer. Bref, j’ai décidé de prendre les choses en main. Dans l’accomplissement de cette tâche, je suis aidé par le logiciel québécois: Antidote. Cette application très efficace que m’a fait découvrir Guy, l’un des grands contributeurs de « Général Lee », était aussi recommandée par un ouvrage sur les méthodes en écriture qui m’a été offert à noël. Il m’a fait en particulier découvrir l’univers merveilleux des tirets, des accents circonflexes et des accents sur les majuscules.
Bref, profitez bien pendant le mois à venir de la cousine Daisy collée à la fameuse voiture des maudits Duke et qui s’éclipsera le 1er mars.
Edouard

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Ecriture et écho

Depuis un an, je suis relecteur au comité de lecture d’une petite maison d’édition en ligne que les habitués de général Lee connaissent : Shortédition. C’est cette même maison qui a publié un certain nombre de mes textes, notamment quelques aventures de Georges. Le choix des textes qui seront publiés sur le site est effectué par des relecteurs bénévoles qui votent pour chaque œuvre sur une échelle de 1 à 10. Bien entendu, les relecteurs qui sont aussi auteurs n’ont pas la possibilité de voter pour leurs propres œuvres.
Ceci dit, cela ne signifie pas qu’être relecteur n’est d’aucune aide pour être publié ni pour progresser en écriture. Je savais en m’engageant que le travail d’un relecteur n’était pas exactement le même que celui d’un lecteur lambda d’une œuvre sélectionnée, calibrée, ripolinée par un éditeur et distribuée dans le commerce.
Sur le flot de textes qui arrivent sur le site, 20% seulement sont de qualité. On est toujours plus indulgent avec soi même qu’avec les autres et à force de relire des textes mal écrits, bourrés de fautes d’orthographe, sans chutes, sans épaisseur, dans un français laissant à désirer et sans aucun respect pour la concordance des temps, on finit fatalement par devenir plus exigent pour soi.
Le second intérêt réside dans le fait de croiser son opinion avec celui des autres relecteurs. Je n’en connaissais aucun et j’ai été agréablement surpris par le fait qu’en dehors de quelques exceptions (heureusement, nous ne sommes pas des robots), il y a très souvent une convergence d’opinion concernant la qualité d’un texte. Comme quoi, quand une œuvre est vraiment bonne…
Donc, pas de fautes d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison. C’est le BABA, mais ce n’est pas suffisant. Il faut aussi qu’une vraie sensibilité se dégage du texte, qu’elle marque le relecteur, qu’elle l’aspire, qu’elle le captive (presque au propre), qu’il ne souhaite plus se détacher du texte. Tout le monde n’est pas également équipé pour atteindre cet objectif. Très rares sont les Françoise Sagan qui y arrivent à 18 ans avec « Bonjour Tristesse ». La très grande majorité n’y arrive qu’avec le travail et la maturité.
Ceci dit, il y aura toujours une part d’aléa dans le choix du comité et le fait qu’un texte n’ait pas été retenu ne signifie pas forcément qu’il est mauvais et absolument pas que l’auteur doive se décourager. Il est extrêmement précieux pour un auteur d’avoir un retour sur son œuvre, mais la décision du comité éditorial n’est qu’un écho et l’auteur sera le seul à pouvoir lui donner une signification.
Edouard

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Les vacances du général

Quatre ans, 10 000 visite et pas de congés. Il est comme ça le général, il ne regarde pas à la dépense. Ceci dit, ce n’est pas forcément l’idéal d’être toujours à fond, tête baissée. Parfois, il peut être bon de s’arrêter un peu, histoire de prendre du recul, de se repositionner, de réinventer le concept. Tout ça pour vous dire que « général Lee » prend son mois de mai.

On dit « en mai fait ce qu’il te plaît » ben ce qui lui plaît, c’est d’arrêter pendant un mois la publication des articles. Ces congés feront peut-être revenir Georges, étrangement absent depuis quelque temps.

S’il n’y a pas de nouveaux textes, il y aura quand même un service minimum et si d’aventure vous souhaitez commenter des articles, vos commentaires seront enregistrés et je tâcherai d’y répondre. Par ailleurs, tout comme le comte Dracula, je suis toujours à la recherche de sang neuf et si vous souhaitez que je publie vos articles en juin, vous pouvez me les envoyer en cliquant sur « écrivez-moi » en bas du bandeau gauche. Les rubriques diversifiées ne sont pas pour autant limitatives, le général reste open à tout tant que ce n’est pas porno, raciste ; tant que ce n’est pas du prosélytisme religieux ou politique et pour autant que ce soit un minimum écrit en français. Perso, j’ai un penchant pour la vulgarisation scientifique (je ne saurai trop vous conseiller « passeur de science », le blog de Pierre Barthélemy dont vous trouverez le lien sur le bandeau droit). Mais si vous êtes des passionnés de voiture, de vélo, de numismatique, de philatélie, de jardinage, de tricot, d’opéra, si vous êtes des cruciverbistes ou des verbicrucistes, ce blog est aussi fait pour vous. Le mot « passion » pourrait être une clef pour le futur « général Lee ». J’aime les passionnés (et non les idolâtres) qui ne sont jamais aussi passionnants que lorsqu’ils font partager leurs passions.

N’hésitez pas aussi à critiquer le général qui n’est pas susceptible, à dire ce que vous avez aimé, ce qui vous a déplu, ce que vous auriez aimé y trouver. Bref, la maison reste ouverte.

Très bon mois de mai à tous.

On se retrouve début juin

Edouard
(avec la bénédiction de Martine et Guy et une pensée affectueuse pour les participants et commentateurs occasionnels)

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Laissez-passer

Le général a décidé d’accélérer la cadence : un article tous les deux jours. Guy et Martine peuvent faire les fiérots, ils ont plusieurs semaines d’avance, mais moi, je n’ai rien en réserve et c’est mon tour aujourd’hui. C’est Pâques, je ne devrais pas trop avoir de mal. Le chocolat, les œufs…je suis pas trop inspiré.

Je peux toujours vous parler de ce que j’ai vu cette semaine à la télé.

Il y avait « Un jour sans fin » sur « D8 ». Je trouve que c’est une drôle d’idée de donner un nom de cellule de tableau Excel à une chaîne de télévision, pas vous ? C’était peut être la quinzième fois que je voyais ce film, mais je ne m’en lasse pas: Bill Murray, la journée de la marmotte, Andie MacDowell et cette réplique culte au bowling « si je me réveillais chaque matin le même jour, ça ressemblerait drôlement à ma vie »…un délice.

Mercredi, j’ai regardé « Crapuleuses » sur France 2. Quoi ? Vous l’avez pas vu ? Bon, je vous raconte.
Violette, une ado très réservée, arrive dans une banlieue un peu chaude avec ses parents.
Au lycée, sa commence très mal : elle devient vite la tête de Turc d’une bande de filles qui la tabassent et la rackettent régulièrement. Violette aurait pu s’effondrer, mais va trouver une parade et se débrouille pour devenir copine avec l’une des grandes blacks de la bande qui va l’intégrer dans le gang des « Crapuleuses ».
Les Crapuleuses zonent, font des conneries et rient très fort pour ne pas entendre leurs angoisses. Dans ce microcosme, Violette n’est pas très à l’aise.
Yara Pilartz, la toute jeune femme qui incarne Violette, est absolument extraordinaire. On la voit tout au long du film, écartelée entre ses désirs d’ado (avoir des copines, se sentir forte au sein d’ un « gang », embrasser des garçons…) et d’autres chemins qu’elle ne perçoit que confusément, mais qui feront d’elle une adulte. Je ne vais pas vous raconter la fin, mais Violette, tout comme Yara Pilartz, relève le défi haut la main.

Finalement, « Un jour sans fin » et « Crapuleuses » racontent un peu la même chose. L’histoire du parcours initiatique d’un homme d’âge mûr et d’une ado qui s’ouvrent à la vie, l’histoire d’un passage, d’un « Pessah », tout comme celle des Hébreux qui traversent la mer Rouge ou celle de la crucifixion du Christ.

Évoluer, se transformer, n’est-ce pas l’opportunité la plus formidable qui nous est proposée par la vie ? Cela mérite bien une fête.

Joyeuses Pâques !!
Edouard

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Just follow me

Je vais bientôt avoir 3 ans et, malgré mon jeune âge, j’ai soif d’indépendance. Je viens donc de créer mon compte Twitter (tapez « ddelary » dans le moteur de recherche twitter) sur lequel vous pourrez suivre mes aventures, celles de Martine, d’Alexandra, de Guy, d’Edouard, de Georges et celles de toutes celles et tous ceux qui voudront bien apporter leur contribution à cette belle aventure. Il n’y a aucune limite de registre. Les passionnés de cinéma et de littérature sont les bienvenus, tout comme les passionnés d’astrologie, d’opéra, de cuisine, de tricot, de jardinage….

Je me présente :

– Mon nom est celui que m’ont donné mes parents qui étaient fans de « shérif fais moi peur », mais qui n’avaient pas pensé à la personnalité controversée du général sudiste.

– J’aime la culture sous toutes ses formes. Mon thème de prédilection est la lutte de l’individu écrasé par la société. J’aime les gens qui s’engagent et qui ont des personnalités marquées. J’aime les choses qui bougent.

– Je n’aime pas les bannières et le prosélytisme politique et religieux. J’ai une haine profonde pour toutes formes de discriminations. Je déteste les vieux schémas simples et, plus généralement, toutes formes d’entraves intellectuelles. Je critique beaucoup notre société de consommation, mais je ne suis pas un ermite et j’en profite finalement pas mal.

Voilà, je n’ai sans doute pas tout dit ; le mieux pour vous rendre compte est encore de venir me rendre visite.

Si vous êtes intéressés, envoyez-moi vos contributions en cliquant sur « écrivez-moi » en bas à gauche de la page d’accueil du blog.

See you later

Général Lee

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Edition et piège à cons

« J’ai le plaisir de vous informer que notre comité de lecture a accueilli favorablement votre manuscrit. Vous trouverez ci-joint un contrat vous indiquant les détails de notre proposition. »
Quatre secondes de bonheur entre ces mots magiques et le paragraphe 4.
« Le montant de votre participation […] représenterait 2279,40€ (détail hT et TVA dans le contrat ). »
Le 9 novembre, je reçois un nouveau refus poli de l’éditeur qui m’avait donné quelques conseils l’année dernière et auquel j’avais renvoyé mon roman début octobre. Le 10, je décide d’approcher un éditeur en lui envoyant mon manuscrit en Word par internet. Le 18, l’éditeur en question poste ça réponse que je reçois le 21 en rentrant chez moi.
Bien entendu, je ne débourserai jamais 2279,40€ pour me faire éditer et je ne signerai jamais ce contrat. Le butin n’est pas totalement nul cependant :
– Une belle pochette cartonnée ;
– Un joli marque-page ;
– Quatre secondes de bonheur ;
– Un projet de contrat en deux exemplaires avec quelques infos sur ce que pourrait être mon roman une fois édité. Je pourrai m’en servir comme brouillon, pour caler un meuble, pour allumer un feu, pour faire un origami, pour mettre sur le carrelage quand je cirerai mes chaussures…;
Ce n’est pas grand-chose, mais c’est gratuit. Alors, pourquoi s’en priver ?
Pourquoi ne pas signer? Parce que c’est super cher et plus généralement parce que l’édition à compte d’auteur est pour moi un synonyme de piège à cons. Parce que je n’ai pas envie d’éditer pour éditer, parce que je ne suis pas matérialiste et que la possession d’un joli rectangle en papier ne m’intéresse pas en tant que tel.
Le dernier refus précisait « vous ne nous avez toujours pas convaincus ». Je n’avais effectivement pas écrit mon roman pour convaincre tel ou tel éditeur, mais parce que j’avais envie de l’écrire. Que faut-il faire pour convaincre un éditeur ? Être du milieu ? Être célèbre ? Gagner un concours? C’est une idée les concours et justement, ils n’acceptent pas les romans édités. Raison de plus pour fuir l’édition à compte d’auteur.

Edouard

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Ecriture et méthode

Comment fait un écrivain pour écrire un livre ? Voilà une question que je n’ai pas osé me poser pendant très longtemps. Sans doute voulais-je me persuader que l’écrivain était un être supérieur. Un être inspiré à la chevelure romantique, un peu comme Dominique de Villepin.
Je pensais donc que cet être supérieur doté de super pouvoirs écrivait tout d’un trait à la seule force de ses petits neurones musclés. Peut être y en a-t-il vraiment comme ça, mais j’en doute. Peut être est ce le rêve de tout écrivain d’y arriver et c’est vrai qu’avec le temps, on doit s’améliorer.
Muni de mon idée de roman, je m’étais donc prêté à l’exercice pendant de nombreuses années sans beaucoup de succès. Au-delà d’une dizaine de pages, je calais toujours pitoyablement. Je tirais de ces échecs répétés deux conclusions :
– Si je n’y arrive pas, c’est bien parce que je n’ai pas l’étoffe d’un écrivain ;
– Peut-être qu’avec le temps…mais j’en doute.
Tout aurait donc pu en rester là et mon aventure romanesque n’aurait alors jamais vu le jour. Cependant, le destin décida de me donner un coup de pouce et c’est comme ça que je suis tombé un beau jour de juin 2008 sur une pub internet pour un logiciel « j’écris un roman ». Estimant que 40€ était une somme raisonnable pour réaliser mon rêve, je fis l’acquisition du CD-ROM.
Quelle ne fut pas ma stupéfaction en le recevant : il y aurait donc une méthode !? Comme en prestidigitation, il y aurait un truc. Ça alors, je ne m’étais jamais imaginé…
J’entrepris donc de suivre scrupuleusement la méthode un peu comme quand j’étais petit avec les vaisseaux spatiaux lego: je respectais la notice avec d’autant plus d’attention que je ne comprenais pas trop où ils voulaient en venir.
Il y avait quelques trucs de base auxquels je n’avais jamais pensé et sans lesquels il est effectivement difficile de progresser. Cependant, le logiciel a rapidement atteint ses limites : si on se contentait de le suivre point par point, il ne fallait pas espérer écrire un jour plus qu’une version à peine améliorée du « petit chaperon rouge ». Le titre du logiciel aurait dû être « quelques pistes pour construire une intrigue ». Il est vrai que c’est moins vendeur.
Il fallait donc trouver ma propre méthode et le travail sur la méthode a accompagné toute la phase de rédaction de mon premier roman.
J’aborde maintenant le deuxième par la case « méthode » et cela va me faire gagner beaucoup de temps.
Sans doute celle-ci s’améliorera-t-elle encore avec les suivants et peut être même qu’un jour, j’oublierai moi-même que j’ai une méthode et je pourrai dire en toute bonne foi « bien entendu que j’écris mes romans d’une traite ». Quelle est ma méthode ? Je ne vous le dirais pas et quand bien même j’en délivrerais les secrets, il est peu probable qu’elle vous convienne. À chacun de trouver la sienne.

Edouard

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Ecriture et édition

Certains d’entre vous l’auront peut-être remarqué, j’ai rebaptisé il y a peu la rubrique « édition » en rubrique « écriture ». Alors que je m’apprête à affronter la dernière ligne droite de la publication de mon premier roman, je réalise que si un lien entre écriture et édition existe nécessairement, les deux concepts ne sont pas interchangeables. Je pense aujourd’hui que l’édition est faite pour l’écriture et non l’écriture pour l’édition.
N’allez pas croire en lisant ces lignes que j’ai enfin trouvé un éditeur ni que j’ai décidé de jeter l’éponge. Ce que je veux dire, c’est que j’aborde une phase ultime de la démarche éditoriale et que, quelle qu’en soit l’issue, il est certain aujourd’hui que je veux passer à autre chose. Cependant, s’il y a du nouveau du côté de l’édition, je vous tiendrai au courant.
Je souhaite donc à l’avenir parler de l’écriture sous toutes ses formes et de tous les modes de diffusion de celle-ci dont l’édition à compte d’éditeur fait partie. Bien entendu, je serai heureux de publier dans cette rubrique des témoignages d’auteurs, sur ce qu’ils font ou sur l’univers de l’écriture en général.
En réaction à la dernière critique de Guy, j’ai regardé l’Apostrophe Bukowski, disponible sur Daily motion en plusieurs morceaux. J’ai été particulièrement frappé par une de ses phrases « Ce que j’ai pu écrire ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est ce que je vais écrire. »
C’est à mon avis assez révélateur de ce que pensent beaucoup d’écrivains et cela explique aussi le « faussé » inévitable qui existe entre le lecteur et l’auteur. Un désir fou de s’exprimer, mais en même temps, une communication impossible, un « je t’aime, moi non plus » avec des mots. On comprend alors le calvaire que peuvent être les longues séances de dédicace. À moins d’être complètement mégalo, cela doit être insupportable.
Il faut beaucoup de choses pour rendre un écrivain heureux : la reconnaissance du public, la reconnaissance des milieux littéraires et, j’imagine, la satisfaction de progresser. Peut-être qu’il y a aussi l’angoisse de ne plus pouvoir produire que l’on appelle vulgairement « l’angoisse de la page blanche », image un peu caricaturale à mon goût. Peut être qu’il y a aussi le sentiment de produire mieux, mais avec moins de plaisir. Peut-être aussi qu’à un moment, on sent que l’on ne progressera plus et que le tout est de se maintenir au niveau. Même si l’on est reconnu, il y a la peur de ne pas être reconnu pour les raisons que l’on aurait souhaitées. Et puis, il y a la peur de ne plus écrire par plaisir, mais uniquement pour satisfaire un besoin devenu obsessionnel.
Devenir écrivain n’est pas la recette du bonheur, j’en suis certain. C’est à mon sens un métier de fou qui ne peut être exercé que par des fous. Un métier qui mène plus facilement à la dépression et à l’alcoolisme qu’à la gloire et à la richesse. Ont peut rêver de le devenir, mais on ne le devient à mon avis que par nécessité, comme on attrape une maladie.

Edouard

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