Quattrocento

« 1417 : un grand humaniste florentin découvre un manuscrit perdu qui changera le cours de l’histoire… ».
Le résumé inscrit sur la couverture, au-dessus d’une image de livre ouvert aux couleurs acidulées ne m’a pas vraiment rassuré et, si un bandeau attaché à l’ouvrage n’avait pas précisé qu’il avait reçu le prix Pulitzer 2012, j’aurais diagnostiqué un sous Dan Brown et passé mon chemin sans y prêter plus d’attention.
Ce récit de la redécouverte au XIVe siècle de « De rerum natura » (de la nature des choses) écrit par le poète et philosophe latin Lucrèce (1er siècle avant Jésus Christ) est passionnant.

Le redécouvreur n’est autre que le Pogge, secrétaire apostolique du pape Jean XXIII, destitué au concile de Constance (1414), laissant ainsi un nom de pape libre qui sera repris presque 550 ans plus tard par Angelo Roncalli.
Quattrocento n’est pas un roman, mais s’appuie sur des recherches historiques, d’où le prix Pulitzer. Je ne suis toutefois pas tout à fait convaincu que la redécouverte de « De rerum natura » ait pu à elle seule enclencher le mécanisme conduisant à la renaissance, mais la thèse est intéressante.
L’auteur explique de manière très didactique que le livre au moyen âge était une chose rare, tout comme les lecteurs et que si la culture antique a progressivement disparu, ce n’est pas tant du fait d’une censure imposée par l’Église que par un oubli progressif des textes anciens. Les copistes n’étaient pas très nombreux et, étant exclusivement des clercs, se consacraient avant tout aux textes sacrés. On pense beaucoup au « nom de la rose » en lisant « quattrocento ». L’énorme bibliothèque labyrinthique imaginée par Umberto Ecco n’a jamais existé, mais peut être que l’ombre de « de la nature » se cache derrière le prétendu ouvrage d’Aristote sur le rire, jalousement caché par les moines.
« De la nature », niait la vie après la mort, le rapport direct entre les dieux et les hommes et érigeait en seul principe de vie la recherche du plaisir dans un univers qui n’était finalement qu’un agglomérat d’atomes. Pour les gardiens des dogmes chrétiens, il avait sans doute plus de raisons qu’un autre texte antique d’être oublié, mais ne le fût pas. C’est effectivement incroyable qu’un exemplaire en ait été conservé dans un monastère allemand au XVe siècle. Sans doute avait il été recopié par un moine qui, comme tant d’autres, fut séduit par la grande beauté poétique de l’ouvrage et privilégia la forme au fond. Mais l’objet ne peut faire à lui seul la découverte et ce qui importe est au moins autant qu’il surgisse dans une société prête à lui donner du sens, c’était effectivement le cas du XVe siècle italien qui allait initier un tournant majeur de la culture occidentale. Celle-ci allait en effet devenir un syncrétisme entre le message chrétien et la culture antique. Le questionnement permanent de l’une par l’autre fut, plus que l’ouvrage de Lucrèce à lui seul, le moteur de son évolution.
Stephen Greenblatt
Flammarion
2013
Edouard

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Les vacances du général

Quatre ans, 10 000 visite et pas de congés. Il est comme ça le général, il ne regarde pas à la dépense. Ceci dit, ce n’est pas forcément l’idéal d’être toujours à fond, tête baissée. Parfois, il peut être bon de s’arrêter un peu, histoire de prendre du recul, de se repositionner, de réinventer le concept. Tout ça pour vous dire que « général Lee » prend son mois de mai.

On dit « en mai fait ce qu’il te plaît » ben ce qui lui plaît, c’est d’arrêter pendant un mois la publication des articles. Ces congés feront peut-être revenir Georges, étrangement absent depuis quelque temps.

S’il n’y a pas de nouveaux textes, il y aura quand même un service minimum et si d’aventure vous souhaitez commenter des articles, vos commentaires seront enregistrés et je tâcherai d’y répondre. Par ailleurs, tout comme le comte Dracula, je suis toujours à la recherche de sang neuf et si vous souhaitez que je publie vos articles en juin, vous pouvez me les envoyer en cliquant sur « écrivez-moi » en bas du bandeau gauche. Les rubriques diversifiées ne sont pas pour autant limitatives, le général reste open à tout tant que ce n’est pas porno, raciste ; tant que ce n’est pas du prosélytisme religieux ou politique et pour autant que ce soit un minimum écrit en français. Perso, j’ai un penchant pour la vulgarisation scientifique (je ne saurai trop vous conseiller « passeur de science », le blog de Pierre Barthélemy dont vous trouverez le lien sur le bandeau droit). Mais si vous êtes des passionnés de voiture, de vélo, de numismatique, de philatélie, de jardinage, de tricot, d’opéra, si vous êtes des cruciverbistes ou des verbicrucistes, ce blog est aussi fait pour vous. Le mot « passion » pourrait être une clef pour le futur « général Lee ». J’aime les passionnés (et non les idolâtres) qui ne sont jamais aussi passionnants que lorsqu’ils font partager leurs passions.

N’hésitez pas aussi à critiquer le général qui n’est pas susceptible, à dire ce que vous avez aimé, ce qui vous a déplu, ce que vous auriez aimé y trouver. Bref, la maison reste ouverte.

Très bon mois de mai à tous.

On se retrouve début juin

Edouard
(avec la bénédiction de Martine et Guy et une pensée affectueuse pour les participants et commentateurs occasionnels)

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Tolkien et la grande guerre

Déambulant d’un éditeur à l’autre, je me sentais un peu oppressé par cette gigantesque machinerie industrielle que constitue le « Salon du livre ». C’est alors que l’ouvrage m’est apparu au détour d’une allée, mais peut-être est-ce lui qui, m’ayant repéré de loin, m’a fait venir à lui.

Quand le « Seigneur des anneaux » a été publié en 1954, Tolkien avait 62 ans. Son chef-d’œuvre ne marquait donc pas le début d’une carrière, mais était l’aboutissement ultime d’une longue genèse qui prend sa source bien avant l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand.

Avant 1914, l’écrivain crée à Cambridge un petit club d’esthètes avec trois inséparables comparses : le TCBS. Ce qui le passionne, c’est la philologie, la science des langues et des liens qui les unissent, tant est si bien qu’à force de rechercher l’indo-européen des origines, il finira par créer sa propre langue. Pour lui, le développement d’un langage est indissociable d’une mythologie qui lui est attachée. En 1914, les premières briques de son gigantesque projet commencent tout juste à prendre forme par le biais de chants, de gestes, de poèmes. Peu intéressé par les mythologies gréco-romaines, il puise son inspiration dans les grands récits nordiques, notamment finlandais. Et puis, le conflit éclate.

Tolkien n’était pas un Charles Péguy dans l’âme, s’élançant dans le feu ennemi à la première occasion. Non, il était plutôt prudent. Officier des transmissions, il put se tenir un peu à l’écart des no man’s land. Après 5 mois passés dans la Somme en 1916, il fut attaqué par une colonie de poux qui lui inculquèrent la « fièvre des tranchées », l’obligeant à regagner le sol britannique. Il mit beaucoup de temps à se défaire de ce mal qui lui permit de ne pas être exposé à la grippe espagnole qui décima les soldats des deux camps début 1917. Faute de combattants valides, son régiment fût dissout et il resta sur son île jusqu’au 11 novembre 1918.

Ses compagnons d’avant-guerre n’eurent pas tous autant de chance et deux d’entre eux périrent et le TCBS s’éteignit lui aussi tout comme « la communauté de l’anneau » à la fin du premier volet de la saga.

L’impact de la guerre sur l’œuvre n’est pas seulement lié au temps passé sur-le-champ de bataille, mais aussi à l’esprit des années qui ont suivi le conflit, au souvenir de toutes ces vies brisées, de ces machines de mort que furent les gaz et les lances flammes, le souvenir du combat de l’homme contre la machine, la nostalgie d’un temps d’avant-guerre qui ne sera plus. Garth propose de nombreuses pistes faisant le lien avec la trilogie de l’anneau: les fans en trouveront beaucoup d’autres : les tanks pour les oliphants ; l’aviation ennemie pour les montures ailées des nazgûls ; les marais des morts pour les tranchées boueuses remplies de cadavres, le brave poilu pour Sam Gamegie … il est plaisant d’explorer des pistes, d’émettre des hypothèses, de soupeser des probabilités, mais aussi un peu vain, évidemment.

John Garth
Christian Bourgeois éditeur
2014
Edouard

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Kennedy et moi

Hier, j’ai acheté un revolver. Cela me ressemble bien peu. Les deux premières phrases donnent le ton de ce court roman qui m’a enchanté, dans tous les sens.
Le narrateur, Samuel Polaris, est écrivain. Il a écrit une dizaine de romans, qui lui ont permis de nourrir sa petite famille: Anne, sa femme, sa fille Sandra et les jumeaux adolescents, interchangeables au point de ne pas pouvoir les reconnaître l’un de l’autre.
Quelque chose ne tourne pas rond dans cette famille.
Samuel n’a plus écrit une ligne depuis des années. Anna s’envoie en l’air avec un oto-rhino dans la clinique où elle travaille comme orthophoniste. La petite peste de Sandra ne pense qu’à gagner un maximum de pognon en devenant dentiste, et les jumeaux vivent dans un monde virtuel inaccessible aux autres.
Le jour où Samuel agresse son dentiste en le mordant jusqu’ au sang (une scène d’anthologie), tout déraille.
Et Kennedy? Eh bien la montre que portait le président assassiné le jour de sa mort est devenue la propriété du psy qui tente de comprendre Samuel; et Samuel caresse l’idée fixe de lui dérober cette montre.
Ce roman date de 1996. On y trouve déjà la patte de J.P. Dubois: le cynisme, le rejet de l’hypocrisie, un humour noir déjanté, un pessimisme et une joie de vivre (non, ce n’est pas incompatible) uniques dans le genre.
Il possède l’art de pousser là où cela fait mal (comme sur la dent mal soignée de l’histoire).
Certains le comparent à l’Américain Carver.
Amitiés odontologiques,
Guy.
Jean-Paul Dubois – Points – 203 p.

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Polarama

Un auteur raté dans le porno et les fantômes, Bloch, va voir un prisonnier, Darian Clay qui n’a plus que 88 jours à vivre. Le « monstre » lui demande d’écrire des histoires pornos pour sa « satisfaction personnelle » et en échange il lui racontera sa vie qu’il pourra faire éditer après son exécution.
C’est en gros ce que j’ai cru comprendre de la 4e de couverture.
Le Bloch paraît sympathique par sa maladresse et sa naïveté. Il pratique l’autodérision, nous prévient qu’il veut écrire de façon à attirer notre attention. Dès le début, il nous dit que la première et la dernière phrase sont les plus importantes. Après avoir lu le début, encore faut-il avoir le courage, l’abnégation, de lire la suite jusqu’à la dernière phrase.
Je me suis dégonflée à la 102e page (quand mémeu !) ne voyant aucun intérêt à son volubile verbiage.
C’était supposé être un « polar satirique (Mouais !), un thrilleur flippé (certes !) et une enquête littéraire. (Ouille ! La prétention !) »
La Martine bêtifiée
GORDON David
Acte Sud, 2013 (2010), 405 p.

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Amarillo

La vieille amitié de Chad, le romancier dépassé par son succès et d’Abraham, le poète jaloux assoiffé de reconnaissance, ne pouvait plus durer. Laisser un bison et un lion à bout de nerfs se narguer dans ces circonstances, c’était courir à la catastrophe.

Belle accroche pour le dernier opus des aventures de Blacksad qui prend des allures de road movie dans les États-Unis des années 50. J’ai toujours du mal avec le message anar un peu simpliste qui transcende la BD : très sangre, lagrimas y corazon ; Canales et Guardino n’ont pas perdu leur âme ibérique.

Comme d’habitude, les planches sont magnifiques. La cavale du lion le fait arriver dans un cirque dans lequel se déroule une bonne partie de l’intrigue. Un cirque sans animaux ou plutôt, un cirque avec que des animaux puisque tous les personnages de Blacksad sont des animaux. Monsieur loyal éléphant, gibbons trapézistes, pingouin boulet de canon, panda prestidigitateur, on s’en met plein les yeux, en aquarelle et en couleur. Pour ma part, j’ai particulièrement apprécié le babouin et le paresseux devant leur table de maquillage. Mais le cirque est, comme la légion, une grande famille au sein de laquelle on lave son linge sale et où beaucoup tentent d’oublier leur passé. Une famille avec comme toujours ses brebis galeuses, en l’occurrence l’ours borgne libidineux et le koala (auquel j’ai trouvé un petit air de ressemblance avec Jacques Attali), tous deux clowns.

Tout ça finira mal, avec, je m’y attendais, la mort de justes qui auraient dû rester en vie et des salopards qui passent entre les mailles du filet.

Les fans seront contents de revoir des familiers, le putois Weekly et les deux compères félins à la poursuite de Blacksad que l’on voyait déjà dans « âme rouge », un duo à la Dupont-Dupond. On fait aussi connaissance de Donna, la sœur du héros ainsi que de son neveu.

Un bon cru. Avec une Budweiser et un CD de Neil Young, ça doit être encore meilleur.

Edouard

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Oui, mais quelle est la question?

 

L’ami Bernard s’est un peu fourvoyé dans cette pseudo-autobiographie.
Il a ingurgité des milliers de livres, il a posé des dizaines de milliers de questions.
Ici, il raconte sa maladie qu’il appelle ‘questionnite’.

Sous le pseudonyme de Adam Hitch, il évoque son enfance, ses études, ses débuts dans le journalisme, ses succès à la télévision (l’émission Apartés), ses amours multiples, ses défaites, son vieillissement.

J’ai trouvé plutôt agaçante sa manière de taper sur le clou, surtout avec ses nombreuses conquêtes féminines.
D’accord, il ‘agit d’un roman. Dans un roman, on peut raconter ses fantasmes. Mais pour la profondeur psychologique, le lecteur reste sur sa faim.
Comme tel autre académicien (un immortel aux yeux bleus), Bernard Pivot semble mal vieillir.
Il nous doit une revanche.

Amitiés radoteuses,

Guy

Bernard Pivot – Pocket – 249 p.

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La servante du Seigneur

 

Je reprends ci-dessous une partie du commentaire du mensuel Lire. Le malheur s’est acharné sur l’auteur: ses deux garçons sont nés lourdement handicapés et ils ont fini par rejoindre les anges. Il s’est séparé de leur mère et s’est brouillé avec elle après la publication de son livre sur eux ‘Où on va, papa?’ Sa compagne Sylvie est décédée d’un cancer. Reste sa fille, la benjamine, son « chef d’œuvre », aujourd’hui quadragénaire, qui s’est si bien occupée de ses frères aînés, qui s’est montrée si compatissante avec son père après la mort de Sylvie. Or Jean-Louis Fournier a  » égaré » cette enfant chérie, voilà une dizaine d’années, depuis qu’elle a rencontré un certain Monseigneur, qui lui a fait rencontrer Jésus; il ne la reconnaît plus depuis qu’elle lui est apparue telle la « servante du Seigneur « . De drôle et charmante, elle est devenue grise et sérieuse. Elle voulait devenir artiste et n’a de cesse désormais d’être une sainte. Elle prône le dénuement et réclame de l’argent. Pourtant l’écrivain ne renonce pas à son sens de l’humour ni à faire son autocritique. Mais la gravité l’emporte à travers cette dernière supplique : « Reviens, avant que je m’en aille ».
Beaucoup de tendresse dans ce livre très maîtrisé.
Dans une lettre posthume à Pierre Desproges, Jean-Louis Fournier avait écrit: « Je n’oublie pas qu’un jour tu as déclaré que si tu n’avais pas été hétérosexuel, tu m’aurais demandé en mariage. Je l’ai échappé belle… Aujourd’hui je serais veuf. »
Comme de nombreux humoristes, Fournier est un tendre dans une peau de vache.
Amitiés ruminantes,
Guy
Jean-Louis Fournier – 155 p. Stock

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La grande poursuite

Un agent littéraire londonien reçoit un beau jour un manuscrit intitulé ‘Pitié, ô hommes, pour la vierge’.
Le contenu, scabreux, raconte les amours d’un tout jeune homme avec une vieille dame.
L’auteur veut à tout prix rester anonyme. Qu’à cela ne tienne, on lui trouve un prête-nom, dénommé Peter Piper. Cet écrivain médiocre, vieux garçon refoulé, se fait un peu prier, mais finit par accepter la tournée de promotion aux États-Unis de ‘son’ livre.
Arnaques, embrouilles, mensonges, incendies, destructions diverses, l’auteur tire au bazooka sur tout ce qui bouge.
J’ai rarement autant ri, livre en main.
Une bonne pinte de folie.
Amitiés déjantées,
Guy.
Tom Sharpe – Folio – 377 p.
Tom Sharpe est décédé récemment.
Grâces lui soient rendues.

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L’Écrivain de la famille

Quand je ne trouve pas les mots pour le dire, je copie la 4e de couve.
 » À sept ans, Édouard écrit son premier poème, quatre rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l’écrivain de la famille. Mais le destin que les autres vous choisissent n’est jamais tout à fait le bon…
Avec grâce et délicatesses, Grégoire Delacourt nous conte une histoire simple, familiale, drôle et bouleversante. »
« Un texte délicat, écrit sourire en coin… l’auteur dit la difficulté de s’extirper des rêves que les autres on formulés pour vous, d’échapper à l’identité qu’ils vous ont assignée. Ça ne l’empêchera pas de devenir écrivain. Mais en cessant de laisser la vie et les autres décider à sa place.
R. Leyris, le Monde des livres. »
Ce livre est plus personnel que « la liste de mes envies ». C’est son tout premier livre où il a mis beaucoup de lui-même, sans détour, sans critique pour ses proches, juste leur difficulté à vivre et l’amour qui les unit.
Un livre poignant.
Par contre, si l’auteur a enfin réussi à « apprendre » à écrire, il semble qu’il n’ait pas appris à éviter les procès, les pensions alimentaires et autres dommages et intérêts y afférant. Voir son dernier roman ; « La première chose qu’on regarde. » Sera-ce un destin imposé par les autres ???
Si l’auteur vire à la plampougnette people, je crois que je ne lirai pas la suite…
La Martine qui n’aurait pas dû aller sur Google.
DELACOURT Grégoire Poche, 2012 (Lattès 2011), 235 p.

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